Quand votre article est modifié...

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
Julien75
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Quand votre article est modifié...

Message non lu par Julien75 » 29 avr. 2009, 15:02

Bonjour,

j'hésite à poursuivre dans la voie du journalisme car j'ai très peur que mes articles soient retouchés (ce qui est bien normal, j'ai encore à apprendre) MAIS sans qu'on me fasse "valider". Bien souvent les modifications sur la forme ont un impact sur le fond.

Pour moi, quand c'est un article signé, le fait de pouvoir relire après modifications du rédac' chef est un pré-requis non-négociable (je suis prêt à gagner moins d'argent dans le journalisme, complétant par d'autres revenus).

Comment gérez-vous le fait d'avoir peut-être à signer un jour un article qui ne dit pas vraiment ce que vous avez voulu dire ? Avez-vous déjà eu des expériences de ce type ? La relecture par le pigiste après modif' est-elle la norme du métier, ou un luxe ? Avez-vous déjà retiré votre signature / utilisé des pseudos ? (perso j'ai déjà retiré mon nom d'une enquête en "une" de Marianne, car dénaturée).
cilou
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Message non lu par cilou » 29 avr. 2009, 16:29

Je crains que la modification sans relecture ne soit devenue la règle dans ce métier, et qu'il faille l'accepter pour pouvoir exercer. Ca ne me gêne pas lorsqu'il s'agit de journaux honnêtes, qui ne bousillent pas le travail d'un journaliste sous prétexte de rendre l'enquête plus "sexy".
Quant aux titres, c'est chasse gardée des rédac'chef ou des SR, il est pratiquement impossible de s'y opposer.
Pour ma part, je n'ai jamais eu d'article modifié au point que j'en aie honte. Mais on m'a déjà mis un titre qui ne voulait plus rien dire.
citizen
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Message non lu par citizen » 29 avr. 2009, 17:42

Ca m'est déjà arrivé que les SR modifient une partie de mon article, avec une formulation qui rendait l'article faux alors que c'était vrai quand je l'ai rendu (c'était sur un sujet historique). Evidemment elles ne me l'ont pas renvoyé pour vérifier avant publi. Mais bon, j'étais stagiaire à l'époque... ceci dit, je pense que si j'avais été pigiste elles auraient fait pareil. En tout cas, oui ça m'avait bien fait ch*** de voir cette erreur historique qui n'était pas de mon fait, avec ma signature en dessous... :?
Après bon, ça m'est arrivé qu'on change un peu certaines formulations de phrases, sans que ce soit problématique.
Mais bon, je suis d'accord avec toi, ce serait mieux si les SR faisaient relire le papier par les pigistes, ce que j'ai rarement vu pour le moment.
Climousse
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Message non lu par Climousse » 29 avr. 2009, 17:46

D'après ma maigre expérience, cela dépend vraiment des types de presse. En quotidien national, on a une fois taillé un peu dans mon papier, au point de me prêter une phrase qui, en fait, était une citation (d'un accusé dans un procès...). Ca m'a déplu sur le moment (j'étais très fière de ce papier :roll: ), mais ça ne changeait pas fondamentalement le sens. Le chef de service et la SR m'avaient pourtant appelée pour me consulter sur les modifs apportées. Je suppose que celle-là a dû être faite au dernier moment. En mag, on m'a jusque ici renvoyé les corrections pour validation (ou pour que j'ajoute des compléments), il m'arrive aussi parfois d'en discuter directement par téléphone. On m'a même déjà envoyé le PDF du papier mis en page pour que je vérifie une dernière fois ! (mais je n'ai qu'un exemple, quand même)

Concernant Marianne, ce n'est pas le premier exemple que j'entends. Je connais un journaliste localier sur lequel le canard s'était appuyé pour couvrir un événement d'ampleur nationale, et qui avait expressément demandé que son nom n'apparaisse pas. Il a bien fait : ses témoignages (des jeunes de banlieue...) avaient été inclus dans un papier auquel il n'aurait pas voulu être associé ! Cela dit, ça peut aussi arriver en poste : un chef de service qui coupe une phrase, ajoute un paragraphe après ton départ, ou comprend mal et réécrit... Puis un SR qui ajoute un inter qui induit le lecteur en erreur... Mais parfois, passé l'énervement, il faut se demander si l'on n'est pas soi-même fautif. Si une phrase peut se prêter à plusieurs interprétations, ou qu'elle n'est pas claire, il y a aussi une erreur du rédacteur à la base (je ne dis pas que c'est ton cas, Julien75).

Je dirais qu'il faut discuter de tout ça avec son rédacteur en chef au début d'une collaboration, puis ne pas hésiter à l'appeler une fois le papier envoyé, pour faire le point, et surtout se mettre d'accord sur la façon de procéder. (Enfin, je dis ça, j'ai la chance d'avoir de plutôt bons rapports avec mes employeurs.) Et clarifier les choses quand il y a un bug, et selon la réaction du chef, repartir sur des bonnes bases pour la prochaine collaboration, ou carrément aller voir ailleurs !
ann65
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Re: Quand votre article est modifié...

Message non lu par ann65 » 30 avr. 2009, 09:25

Julien75 a écrit :Bonjour,

j'hésite à poursuivre dans la voie du journalisme car j'ai très peur que mes articles soient retouchés (ce qui est bien normal, j'ai encore à apprendre) MAIS sans qu'on me fasse "valider". Bien souvent les modifications sur la forme ont un impact sur le fond.

Pour moi, quand c'est un article signé, le fait de pouvoir relire après modifications du rédac' chef est un pré-requis non-négociable (je suis prêt à gagner moins d'argent dans le journalisme, complétant par d'autres revenus).

Comment gérez-vous le fait d'avoir peut-être à signer un jour un article qui ne dit pas vraiment ce que vous avez voulu dire ? Avez-vous déjà eu des expériences de ce type ? La relecture par le pigiste après modif' est-elle la norme du métier, ou un luxe ? Avez-vous déjà retiré votre signature / utilisé des pseudos ? (perso j'ai déjà retiré mon nom d'une enquête en "une" de Marianne, car dénaturée).
Si tu hésites à poursuivre dans cette voie du journalisme parce que tu as peur que tes papiers soient modifiés sans ton accord... alors effectivement, tu ferais mieux de te reconvertir. Car je crains que ce soit la norme. Le rédacteur en chef est celui qui donne le BAT... Ce n'est jamais le journaliste "de base" et encore moins le pigiste !

Personnellement, je n'ai aucune susceptibilité d'auteur. Dès lors que je donne un papier, je considère qu'il ne m'appartient plus. Ça m'évite tout état d'âme. Mais si tu ne veux pas signer de ton nom des papiers dont tu sais qu'il seront retouchés sans ton accord, tu peux aussi utiliser un pseudo. Je ne vois pas trop ce que cela change mais si ça t'aide à mieux le vivre.

Si pour toi le fait d'avoir le dernier mot sur "tes" papiers est un "pré-requis non négociable", alors je crains effectivement que tu aies beaucoup de mal à trouver des collaborations. Je n'ai jamais entendu qu'un pigiste avançait cette exigence comme "non négociable". Mais si tu peux te le permettre, alors tant mieux pour toi. :wink:
LUCSAINT
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Re: Quand votre article est modifié...

Message non lu par LUCSAINT » 30 avr. 2009, 10:13

Julien75 a écrit :Bonjour, j'hésite à poursuivre dans la voie du journalisme car j'ai très peur que mes articles soient retouchés (ce qui est bien normal, j'ai encore à apprendre) MAIS sans qu'on me fasse "valider". Bien souvent les modifications sur la forme ont un impact sur le fond. Pour moi, quand c'est un article signé, le fait de pouvoir relire après modifications du rédac' chef est un pré-requis non-négociable (je suis prêt à gagner moins d'argent dans le journalisme, complétant par d'autres revenus). Comment gérez-vous le fait d'avoir peut-être à signer un jour un article qui ne dit pas vraiment ce que vous avez voulu dire ? Avez-vous déjà eu des expériences de ce type ? La relecture par le pigiste après modif' est-elle la norme du métier, ou un luxe ? Avez-vous déjà retiré votre signature / utilisé des pseudos ? (perso j'ai déjà retiré mon nom d'une enquête en "une" de Marianne, car dénaturée).
les rédac'chefs disent que ceux qui couinent quand on "recalibre" leurs textes sont les mauvais. Les bons ne disent rien ils savent que c'est normal.
OK, tu as aussi de mauvais rédac'chefs et de bons journalistes ! Et puis il y a une grande différence entre "enrichir" un texte (relecture/corrections/réécritures...) et caviarder des passages, noyer certains arguments forts dans la guimauve, en changer le fond.
Disons que quand tu débutes tu n'as qu'à fermer ta bouche. Tu ne peux imposer tes textes que quand tu es "incontournable" et encore pas tout le temps. Mais si tu n'es pas content il te reste l'édition (à condition de bien chercher là-encore)
les sujets tabous se multiplient. Une situation qui explique l'actuel ron-ron de la presse généraliste, et la dégringolade des ventes.
benigne
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Message non lu par benigne » 30 avr. 2009, 10:26

Moi aussi quand j'ai commencé ça m'énervait vraiment. Après il faut savoir rester humble. Souvent les relectures sont bonnes à prendre. Elles permettent d'apprendre. Mais parfois on te colle un inter, on retouche ton chapeau où on résume ton article en Une en trahissant complètement son contenu (le plus embêtant c'est tout de même les papiers de tribunal: quand tu essayes de respecter la présomption d'innocence et qu'on te ruine tout ton travail en une phrase en Une du journal !).
En presse régionale, c'est sûrement plus fréquent parce que moins le temps, plus d'articles à relire, pas toujours de vrai SR. Mais en presse nationale, ça arrive également. Mon dernier article paru dans un quotidien national, ils avaient ajouté une énormité dans le chapeau en le remodelant. J'ai pris ça avec détachement. Ann65 a raison. Il faudrait arriver à considérer que son papier n'est plus le sien une fois rendu. Reste tout de même notre signature en bas.
Arrêter ce métier pour ça... Franchement je trouve ça excessif. Écris de bons articles et sois diplomate surtout et je suis sûr que tu résoudras ce problème.
ann65
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Message non lu par ann65 » 30 avr. 2009, 13:13

benigne a écrit :Moi aussi quand j'ai commencé ça m'énervait vraiment. Après il faut savoir rester humble. Souvent les relectures sont bonnes à prendre. Elles permettent d'apprendre. Mais parfois on te colle un inter, on retouche ton chapeau où on résume ton article en Une en trahissant complètement son contenu (le plus embêtant c'est tout de même les papiers de tribunal: quand tu essayes de respecter la présomption d'innocence et qu'on te ruine tout ton travail en une phrase en Une du journal !).
En presse régionale, c'est sûrement plus fréquent parce que moins le temps, plus d'articles à relire, pas toujours de vrai SR. Mais en presse nationale, ça arrive également. Mon dernier article paru dans un quotidien national, ils avaient ajouté une énormité dans le chapeau en le remodelant. J'ai pris ça avec détachement. Ann65 a raison. Il faudrait arriver à considérer que son papier n'est plus le sien une fois rendu. Reste tout de même notre signature en bas.
Arrêter ce métier pour ça... Franchement je trouve ça excessif. Écris de bons articles et sois diplomate surtout et je suis sûr que tu résoudras ce problème.
Dans ce cas, si vraiment ça dérange ton moi profond de coller ton nom, il faut utiliser un pseudo dès lors que tu sais que ton papier a des forts risques d'être caviardé, transformé, massacré, etc.
Et puis surtout PRÉVENIR les gens que tu interviewes que tu n'as pas le dernier mot sur le papier qui t'a été commandé et qu'il t'échappe dès lors que tu l'a livré au rédac chef.
Ça évite d'avoir des mauvaises relations avec ces personnes et ça permet de les renvoyer sur les rédac chefs si elles considèrent que leur parole a été trahie.
En fait, c'est plutôt ça qui me dérange. Quand on fait dire à des interviewés autre chose que ce qu'ils ont dit et que j'ai retranscrit. Pour moi, l'important c'est d'avoir le sentiment de bien avoir fait MON boulot. S'il est salopé après, c'est dommage pour le lecteur bien sûr... mais je n'y puis rien.

Alors je préviens dès le départ mes interlocuteurs. Les choses sont ainsi claires et pour tout le monde.
starfrog
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Message non lu par starfrog » 30 avr. 2009, 15:20

Je ne suis aucunement engagée dans une rédaction ; je lis vos messages et le premier sentiment qui me viendrait serait la frustration.
Frustrée de voir un papier livré, remanié au point que la signature du primo-rédacteur n'ait plus lieu de figurer.
Enfin je dis ça, je dis ça ... je ne dis rien !

Vous faites un métier passionnant, dans lequel je souhaiterais me reconvertir et quitter la com'.
Mais quand je lis ça ... les problèmes des pigistes ... ... je me dis qu'il n'y a pas de précipitation à avoir pour rejoindre l'activité de journaliste en ce moment.
Bonne continuation à vous !
kaeak
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Message non lu par kaeak » 30 avr. 2009, 22:09

starfrog a écrit :Mais quand je lis ça ... les problèmes des pigistes ... ... je me dis qu'il n'y a pas de précipitation à avoir pour rejoindre l'activité de journaliste en ce moment.
C'est plutôt la précarisation du métier qui devrait ne pas te pousser à la reconversion. Parce que, franchement, ça, ce n'est pas grave du tout. Il faut savoir mettre son ego de côté, un journaliste n'est pas un écrivain. Les papiers sont remaniés, oui, bon, c'est ainsi. Les SR n'ont pas toujours le temps de faire relire, mais en même temps, si un passage change de sens, c'est peut-être aussi parce qu'il n'était pas clair dès le départ et que le lecteur lui-même aurait compris de travers.

Dire que "pouvoir relire après modifications du rédac' chef est un pré-requis non-négociable", c'est assez présomptueux (je ne dis pas que tu l'es, Julien). C'est aussi prendre les SR pour des merdes, un peu. Le fait qu'une phrase soit reprise ou qu'un paragraphe change de place, ce n'est pas parce que tu as encore des choses à apprendre, c'est parce que ce sont des choix qui sont faits, des priorités qui sont établies selon le canard pour lequel tu bosses et qui ne dépendent pas de toi. Après, c'est sûr que ça peut ne pas te plaire, mais un angle, ça se discute en amont. Pour les modifs de dernière minute, ça arrive à tout le monde. Les chefs qui aiment faire monter la sauce, il y en a, faut pas le découvrir maintenant (quand tu lisais la presse avant de participer à son écriture, tu as dû t'en rendre compte quand même !).

L'erreur est humaine, tout le monde en fait, mais ce ne sont quand même pas TOUS les papiers qui sont massacrés par les SR. Au contraire. Et puis, il y a des rédacteurs qui écrivent avec une pelle à merde et dont il faut parfois tout reprendre. Les infos sont là, mais faut voir comment. Alors bon, ça les froisse peut-être qu'un sous-journaliste nommé SR reprenne leur prose, mais c'est ainsi. Quand les SR corrigent des énormités, les rédacteurs ne viennent pas réclamer...

Un journal, c'est une équipe. Et si l'ego du rédacteur est trop important pour que son article soit repris, il faut songer à faire un autre boulot ou à monter son propre canard. En magazine, il y a un peu de temps pour faire valider les modifs, en quotidien c'est rarement le cas. Quand c'est fait, c'est bien. Mais quand ce n'est pas fait, tant pis. Utilise un pseudo si tu ne veux pas voir ton nom sur un papier qui a suivi le circuit normal d'une rédaction.

Pour ce qui est des titres pourris, qui trahissent ou qui n'ont aucun sens, ça arrive trop souvent, pour le coup. Mais c'est le jeu, il faut savoir accepter, ravaler sa fierté et en discuter posément pour que la suite se passe mieux. Mais ce n'est pas en arrivant et en posant des "pré-requis non-négociables" que ça va arranger les choses.

Si c'est un passage par le SR et un titre bidouillé qui fait changer de métier, y'a quand même un souci... :roll: On a tous eu des papiers qui sont passés par une main malheureuse entre la nôtre et celle du lecteur, on n'en est pas mort et notre carrière ne s'est pas arrêtée.

Suffit de lire un journal où les SR n'existent pas et où ce sont les rédacteurs qui s'occupent de relire et de mettre dans les pages pour voir que les papiers et les titres ne sont pas meilleurs que dans le canard d'à côté qui a des SR... et souvent, comme le relecteur et le rédacteur sont la même personne, il reste des tas de fautes qui auraient été vues par un SR.
gavroche
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Message non lu par gavroche » 01 mai 2009, 09:52

je ne suis pas pigiste donc je ne sais pas comment ça se passe à ce niveau mais travaillant dans la PHR et la PQR, je reste quand même un peu sur le cul de voir un journaliste avoir un égo assez surdimensionné pour ne pas accepter d'être relu, corrigé et incapable de faire confiance à une équipe...

ca été dit plus haut, le journalisme, c'est un métier d'équipe. Ca implique de faire confiance à son collègue. Perso, avec les sr ou les chefs de rédactions que j'ai connus, je n'ai jamais eu de tripatouillage de mes articles au point que ceux-ci voyaient leur sens modifié... j'ai p'tre eu de la chance, tu me diras.
J'ai eu deux trois grosses bourdes, en tout, un peu embêtantes (mais sans conséquences autres que de faire une énorme coquille dans l'article, sans porter préjudice au contenu, aux paroles des gens cités, etc... ) Ben, j'en parle au SR, je souligne le problème (tout comme quand il me relit et que j'ai fait une grossière erreur, il me la signale... )
J'apprécie quand le sr ou le chef de rédac me met au courant de ce qu'il modifie, rajoute, ça arrive de temps en temps. on discute ensemble. Mais la plupart du temps, ben c'est la confiance qui prédomine et j'ai appris à ne pas me vexer parce que mon titre a été changé sans demander mon avis.

maintenant, j'ai peut-être eu beaucoup de chances...
archaud
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Message non lu par archaud » 01 mai 2009, 10:53

Je m'étonne, pour ma part, de certaines observations. A mon sens, dès lors que le sens que l'on souhaite donner au papier n'est pas changé, je considère qu'il est du rôle des SR d'avoir ce regard extérieur objectif qui permette l'amélioration éventuelle dudit papier.
En presque vingt ans de métier, il faut dire que j'ai rarement été réécrit. J'ai bien dû remarquer ça où là une faute d'orthographe que l'on m'a ajoutée, mais c'est rarissime. Quant au choix de la titraille,, des inter, les SR sont souvent plus qualifiés que les rédacteurs. Je fais confiance, et n'ai jamais été déçu.
focus
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Message non lu par focus » 01 mai 2009, 12:40

Bonjour,

Assez d'accord avec tout ce qui est dit ici. Surtout, je pense, ce qu'il ne faut pas perdre de vue c'est que ce n'est pas vous - le rédacteur - qui êtes jugé. Mais le papier. Il faut savoir se détacher de ses écrits et voir ça, effectivement, comme un travail d'équipe. Le regard extérieur est indispensable pour relever les coquilles souvent grossières que l'on ne voit pas, faute de temps... On apprend ça en 6e, quand les profs font corriger votre dictée par votre voisin : on voit toujours miex les fautes des autres...
focus
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Message non lu par focus » 01 mai 2009, 12:42

"toujours mieUx les fautes..." :)
cilou
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Message non lu par cilou » 01 mai 2009, 14:31

Je pense qu'il ne nie pas la nécessité d'être relu et corrigé. Simplement, c'est vrai que c'est toujours mieux quand on peut relire la version finale. Cela évite parfois des bourdes. Mais les délais étant ce qu'ils sont, c'est rarement possible dans les médias "rapides" (quotidiens notamment). Ca devrait en revanche être la règle dans les mensuels. Le rédacteur fait confiance au SR, mais le SR peut aussi faire confiance au rédacteur, ne pas imaginer qu'il refusera toute correction pour des questions d'égo, et apprécier une relecture supplémentaire.
Dans un des mensuels pour lesquels je bosse, depuis qu'il y a eu une grosse bourde sur un titre, on me fait relire la version finale. Je la renvoie généralement quelques heures après (délai très acceptable pour un mensuel), avec souvent une ou deux corrections supplémentaires.
Mais comme tout le monde le souligne, il est difficile de faire de la relecture un casus belli.
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