auto entrepreneur, l'avantage ?

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
cilou
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Message non lu par cilou » 13 janv. 2009, 18:48

Sandorf a écrit :- je reconnais que tout n'est ps "rose" de ce côté du monde mais du côté "pigiste-journaliste" ce n'est pas non plus un monde peuplé de gentils faunes...
C'est vrai.
En ce qui me concerne je n'ai jamais failli à la règle de régler toute pige en salaire...
bravo.
mais le fait est de constater que le taux de charges sociales est un frein à l'emploi et au développement même de l'emploi de pigistes... et donc des supports avec lesquels les pigistes pourraient travailler et contribuer ainsi au développement commun d'eux-mêmes et des supports ! ...
Mais les charges sociales existent aussi pour tous les autres métiers des journaux : l'administratif, le commercial, le maquettiste, le rédacteur en chef... sont payés en salaire, avec des charges identiques. Pourquoi le pigiste devrait-il faire exception ?
Qui a une solution ? pas moi... mais il faudrait sortir de ce positionnement très "lutte des classes" car finalement - pourquoi le pigiste ne pourrait pas monter une "entreprise" de piges avec tous les risques que son "salaud" de patron de presse prend en montant son entreprise !?
Je ne vois pas ce que ça changerait pour l'employeur. Si le pigiste veut vivre, il devra facturer des tarifs plus élevés, pour pouvoir payer lui-même ses charges. A moins qu'on ne considère que le pigiste ne tombera jamais malade, ni enceinte, et qu'il ne prendra jamais sa retraite.
Etre employeur, c'est certes prendre un risque, notamment financier. Mais l'employeyr a deux grands avantages : si le journal fonctionne, c'est lui qui prend le "risque" de gagner pas mal d'argent. Et c'est lui qui décide. Deux avantages que le journaliste auto-entrepreneur n'aura pas : ses gains seront forcément limités car son temps est limité, et il reste sous les "ordres" de l'employeur. Il a donc les inconvénients de l'entrepreneur (risques) sans les avantages. Donc on ne peut pas comparer !
- Merci de ne pas m'incendier sans faire l'effort de bien lire et comprendre qu'il n'y a pas de honte à être auto-entrepreneur et ainsi collaborer à divers supports...
Il ne s'agit pas de honte. Il s'agit d'abandonner des avantages sans trouver d'autres avantages pour compenser.
- Le risque dans la vie professionnelle est obligatoire et pourquoi ne rien vouloir risquer et s'en préserver à tout prix est-il une solution viable ?
Etre pigiste est déjà risqué, cela n'empêche pas que de nombreux pigistes le sont par choix. Alors s'il te plaît, ne présente pas les pigistes comme des frileux refusant le risque, c'est faux.
- Pourquoi ne pas sortir de vos "tranchées" et risquez un nouveau statut ?
Parce qu'on a beaucoup à y perdre et pratiquement rien à y gagner.
Tout entrepreneur ou "patron" de presse ou d'autres secteurs n'est pas que la caricature que certains "trimballent"...
je suis d'accord.
pourquoi les journalistes-pigistes ne pourraient-ils pas travailler de façon différente ?
je n'appelle pas ça "travailler de façon différente" : la manière de faire un article reste la même. J'appelle ça "se faire rémunérer de façon différente", et je ne vois pas l'avantage.
Je sais que cela sera trop iconoclaste pour certains bien (trop) campés sur leurs positions... mais un forum est un lieu d'échange et ne doit pas aller toujours dans un sens...
Oui, j'espère que cette discussion restera courtoise et constructive.
cilou
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Message non lu par cilou » 13 janv. 2009, 19:13

La Fée Clochette a écrit :comme tu le dis très bien, monté mon "entreprise de piges", et ne recevais déjà plus depuis belle lurette de fiches de salaire en bonne et due forme. Je passais déjà par une espèce de société de portage (sans en être totalement une : une coopérative d'activité en fait) qui facturait à ma place. Alors ce nouveau statut me permet de reprendre les commandes de ma "petite entreprise".
Tant pis si cela ne plait pas à certains, mais il faut vivre avec son temps. Ou au moins essayer de survivre à son temps.
Comme le montre bien l'exemple de Clochette, le statut d'auto-entrepreneur risque de ne pas être un choix, mais un pis-aller face à des entreprises de presse qui refusent de payer en salaire, illégalement.
Où est l'entrepreneuriat, là dedans ? Où est la liberté de l'entrepreneur ? Tu as tous les inconvénients de l'entrepreneur, mais pas les avantages. Comme tu le dis, c'est une stratégie de survie, pas un choix.
Sandorf
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Message non lu par Sandorf » 14 janv. 2009, 07:55

Le débat était (est) naturellement orienté "journaliste-pigiste" car le sujet de ce forum l'est.
- Je ne mets pas de côté le problèmes des charges pour les autres catégories de professions qui forment l'équipe d'un magazine et de signaler que les charges sociales sont actuellement aussi un frein à l'embauche d'un(e) maquettiste et d'un(e) chef de publicité...
- Je n'ai pas de solutions vu le taux "alarmant" de charges et donc il n'y aura pas d'embauches ...
- Je commence à y regarder à deux fois (et plus) à faire appel aux compétences de journaliste-pigiste...
Au lieu de faire appel à 4 pigistes, je me vois être obligé pour rester dans un budget "raisonnable" de ne faire appel qu'à 3 trois journalistes... c'est donc en défaveur de cette profession et avec regret...
- Je ne pense pas qu'un petit éditeur de presse se lance dans ce secteur d'activité par passion du gain... car il ferait mieux d'ouvrir un salon de coiffure !
Mais l'employeur a deux grands avantages : si le journal fonctionne, c'est lui qui prend le "risque" de gagner pas mal d'argent.
- Cette citation tient du rêve car "gagner pas mal d'argent dans la presse" me fait doucement sourire... et s'inscrit dans le domaine de la légende "urbaine"...
- Quel statut convient le plus au journaliste-pigiste ?...
aucun des deux n'est le meilleur à mon avis... mais il faudrait le faire évoluer en ne se voilant pas les yeux devant les difficultés du journaliste mais aussi de celui qui l'emploie !
- Monter une entreprise n'a rien de "vulgaire" et l'appât de l'argent ( "maudit" pour les uns et "adoré" par d'autres ) n'est pas le moteur de biens des "patrons"... l'argent n'est pas une fin mais un outil.
À suivre
archaud
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Message non lu par archaud » 14 janv. 2009, 09:40

Tes propos, Sandorf, me semblent intéressants et pertinents, parce que pondérés et argumentés. Cependant, ce que les précédents intervenants sous-entendent, et il serait difficile de leur donner tort, n'est pas tant la libération du monde du travail que l'idée de faire endosser aux seuls pigistes cette fameuse souplesse exigée à cor et à cris par les employeurs. En somme, pourquoi les pigistes, déjà fragilisés, seraient-ils les seuls à prendre tous les risques, avec la quasi assurance d'accroître leur précarité ?
A contrario, et au risque de me faire agonir, je pense que, dans une rédaction, il existe trop de journalistes permanents n'ayant aucune responsabilité d'encadrement. Il serait dans l'intérêt - financier - des employeurs de favoriser la pige, avec des tarifs revus à la hausse, au dépens de journalistes dont la permanence au sein d'une rédaction ne se justifie pas toujours, et coûte très cher à l'employeur.
Je suis peut-être seul à penser ça, mais je partage mon point de vue ! :lol:
cilou
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Message non lu par cilou » 14 janv. 2009, 09:54

Regardons le problème par un autre angle : quelle qualité peut-on espérer d'un article payé 45 euros le feuillet en honoraires (offre que j'ai vue passer récemment). Il est évident que le journaliste qui veut vivre de son travail devra alors "pisser la copie", donc faire du boulot merdique : pas ou peu de contacts, aucune vérification sur le terrain, remplissage du papier par des banalités, recopiage de trucs lus ailleurs...
Dès lors, quel sera l'intérêt pour le lecteur d'acheter, même pas cher, un journal où les articles sont mauvais?
- Je ne mets pas de côté le problèmes des charges pour les autres catégories de professions qui forment l'équipe d'un magazine et de signaler que les charges sociales sont actuellement aussi un frein à l'embauche d'un(e) maquettiste et d'un(e) chef de publicité...
Mais, bizarrement, on ne leur propose pas le statut d'auto-entrepreneur...
- Cette citation tient du rêve car "gagner pas mal d'argent dans la presse" me fait doucement sourire... et s'inscrit dans le domaine de la légende "urbaine"...
Il y a néanmoins quelques "success stories" dans la presse ces dernières années(Psychologies magazine pour ne citer que le plus célèbre), et je connais aussi des éditeurs de presse qui se plaignent beaucoup, mais qui ne sont pas à plaindre. Alors qu'un auto-entrepreneur qui gagne plus que de quoi vivoter, faudra en chercher longtemps, je pense.
Au lieu de faire appel à 4 pigistes, je me vois être obligé pour rester dans un budget "raisonnable" de ne faire appel qu'à 3 trois journalistes... c'est donc en défaveur de cette profession et avec regret...
C'est LA grande question : vaut-il mieux un peu moins de journalistes qui vivent dignement de leur métier, ou davantage de journalistes qui galèrent ? Je n'ai pas la réponse.
- Monter une entreprise n'a rien de "vulgaire" et l'appât de l'argent ( "maudit" pour les uns et "adoré" par d'autres ) n'est pas le moteur de biens des "patrons"... l'argent n'est pas une fin mais un outil.

Personne n'a dit ici que monter une entreprise était "vulgaire" ou que l'entrepreneur faisait ça pour l'argent. Et j'admire ceux qui lancent des journaux. MAIS tu ne peux nier que l'employeur a certains avantages, ne serait-ce que celui de décider. Alors que l'auto-entrepreneur n'a que les inconvénients. Et comme le dit très justement Archaud, "En somme, pourquoi les pigistes, déjà fragilisés, seraient-ils les seuls à prendre tous les risques, avec la quasi assurance d'accroître leur précarité ? "
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Message non lu par Sandorf » 14 janv. 2009, 11:08

Pour ma part je rémunère entre 90 et 100 euros le feuillet, donc je ne me classe pas dans la catégorie des "sous-payeurs"...
mais mon cas n'est pas le cas de référence...
- j'ai choisi de rémunérer à ce niveau la pige pour ( je suis d'un naïf ) attirer des journalistes intéressés et intéressants...
- je ne vais pas parler des "surprises" que certains journalistes-pigistes offrent dans le fond et la forme pour un tarif "honorable"... tout n'est pas fait en "rose" avec de gentils pigistes... (c'est un autre débat).
- concernant la maquette... on trouve depuis de nombreuses années des prestataires indépendants (il y bien longtemps que la maquette peut être externalisée via ligne adsl)...
- le cas de réussite cité et un cas qui masque beaucoup la réalité de la presse... et on en revient un peu trop à une classification très marquée : d'un côté les "exploités" et les "exploiteurs"...
- je connais des XXX des deux côtés de cette "frontière" et je pense que rester sans dialogue et sans volonté de faire des "efforts" de chaque côté en sortant des clivages habituels risque encore de faire disparaître bien des sources de travail et donc de revenus...
- je pense que ce nouveau statut permettra d'amener des "clients" nouveaux et anciens aux pigistes ... Ce risque n'est-il pas motivant ?
- je comprends bien que facturer ne veut pas dire facturer pour des"clous" !

à suivre...
BenPerdu
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Miracle !

Message non lu par BenPerdu » 14 janv. 2009, 12:12

Sandorf a écrit :Pour ma part je rémunère entre 90 et 100 euros le feuillet, donc je ne me classe pas dans la catégorie des "sous-payeurs"...
mais mon cas n'est pas le cas de référence...
...
JE VEUX TRAVAILLER POUR VOUS !! Rémunéré en bulletin de salaire même sans carte de presse ? 13e mois, congés payés et tout le toutim ? Rémunération à la livraison de l'article et non à la publication ? Des sujets proposés par le pigiste et proposés par l'employeur ?

Si toutes les réponses sont positives, vous (j'ai enlevé le "tu" déférence envers un possible futur employeur oblige :) ) êtes une excpetion que vos pigistes doivent vénérer chaque jour au réveil !
cilou
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Message non lu par cilou » 14 janv. 2009, 12:47

Je suis d'accord avec toi, Sandorf, qu'un tarif décent implique un travail de qualité (et réciproquement). Et tout comme il y a des employeurs respectueux et des employeurs arnaqueurs, il y a des pigistes de qualité et des mauvais pigistes.
archaud
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Message non lu par archaud » 14 janv. 2009, 13:01

cilou a écrit :Je suis d'accord avec toi, Sandorf, qu'un tarif décent implique un travail de qualité (et réciproquement).
Je crois même que pour un tarif "pas terrible", dès lors qu'il est accepté que ce soit sans sourciller ou la mort dans l'âme, c'est une affaire de conscience professionnelle ; le pigiste se doit de remettre une copie au moins propre.
Sandorf
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Message non lu par Sandorf » 14 janv. 2009, 13:24

Pour en revenir sur la pige en elle-même : je règle les piges au maximum à la première semaine de parution... (donc aucune chance de travailler avec vous) et je ne demande pas que l'on soit déférent avec moi.
- ce qui est primordial c'est qu'un dialogue se crée... et le chemin doit se faire des deux côtés.
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Message non lu par cilou » 14 janv. 2009, 13:55

archaud a écrit : Je crois même que pour un tarif "pas terrible", dès lors qu'il est accepté que ce soit sans sourciller ou la mort dans l'âme, c'est une affaire de conscience professionnelle ; le pigiste se doit de remettre une copie au moins propre.
Oui, une copie propre est la minimum, mais ça, ce n'est pas difficile. Pour moi la différence se fait sur la quantité et la qualité des infos : lorsque le tarif est faible, on n'a pas le temps d'aller chercher plein d'interlocuteurs, d'enquêter en détail. Et bien sûr, ça se ressent sur le papier.

Ce qui me met le plus en colère, ce ne sont pas les employeurs qui payent peu ou qui payent illégalement : à nous de ne pas accepter de nous brader. Ce qui m'énerve, ce sont les employeurs qui tentent d'arnaquer. Par exemple quand je négocie une rémunération, en salaire bien sûr, et qu'après que j'ai rendu le papier, l'employeur me dit "finalement, ce sera payé en droits d'auteurs". Dans ce cas, je vais systématiquement aux prud'hommes en référé si l'employeur ne répond pas à mes courriers avec AR, mais c'est usant !
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Message non lu par BenPerdu » 14 janv. 2009, 15:26

cilou a écrit :Oui, une copie propre est la minimum, mais ça, ce n'est pas difficile. Pour moi la différence se fait sur la quantité et la qualité des infos : lorsque le tarif est faible, on n'a pas le temps d'aller chercher plein d'interlocuteurs, d'enquêter en détail. Et bien sûr, ça se ressent sur le papier.
Je suis entièrement d'accord même si j'estime que pour la première collaboration un effort est à consentir dans l'espoir d'un éventuel retour. Le dialogue (moi j'ai fait le papier comme ci - comme ça, ça me coûte plus que ça me rapporte) est aussi important.
Parfois c'est vain, mais je ne peux pas m'en empêcher...
Sandorf a écrit :Pour en revenir sur la pige en elle-même : je règle les piges au maximum à la première semaine de parution... (donc aucune chance de travailler avec vous) et je ne demande pas que l'on soit déférent avec moi.
Première semaine de parution, c'est déjà très bien :)
Et pour la déférence, ce n'est qu'une pointe d'humour, l'honnêteté dans une relation de travail est la meilleure des garanties.
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statut d'auto-entrepreneur

Message non lu par ludovika » 15 janv. 2009, 12:23

Certes, le statut d'auto-entrepreneur ne présente pas que des avantages. Cependant, il va me permettre d'élargir mon champs d'investigation pour trouver de nouvelles collaborations en tant que rédactrice. Je compte ainsi prospecter davantage les agences de communication et les entreprises qui acceptent rarement de salarier un rédacteur pour une collaboration ponctuelle, voire même régulière. Vivant en province, où les débouchés presse sont moins importants qu'à Paris, il m'est très difficile en effet de me cantonner à un travail de journalisme "pur". Question de survie financière.
Donc, j'espère bien que ce statut complémentaire me permettra d'étoffer mes activités. Sinon, après 23 années de journalisme dont 14 années en tant que rédactrice pigiste, il me faudra peut-être songer à une reconversion encore plus radicale.
J'espère ne pas avoir à le faire car j'aime vraiment mon métier. Alors, je reste ouverte à tous les possibles, même si cela suppose des changements de statut pas toujours évidents. Le sens de l'adaptation est la clé de la survie, disait Darwin. Entièrement d'accord avec lui !
cilou
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Message non lu par cilou » 15 janv. 2009, 12:35

Le statut d'auto-entrepreneur pour la com, ça me semble très bien. Le risque, c'est que des entreprises de presse se précipitent sur la brèche, et demandent elles aussi à leurs journalistes extérieurs d'adopter ce statut.
GABB
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Message non lu par GABB » 19 janv. 2009, 09:55

Alors ça sera, comme pour les tarifs de rémunération au feuillet trop bas, aux pigistes de refuser d'être payé via ce statut pour des prestations journalistiques et de ne s'en servir que pour des prestations de com !
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