écoles reconnues et frais de scolarité

Discussions générales sur les écoles et les formations en journalisme et en communication (préparations écoles, choix d'une formation, hésitation entre plusieurs écoles, ...)
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PascalSR
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Message non lu par PascalSR » 06 mars 2008, 01:03

J'ai beau connaître les us et coutumes du milieu à force de traîner ma souris par ici ; mais je suis toujours ébahi de voir des jeunes prêts à passer trois ans pour obtenir une qualification et « s'enchanter » d'enchaîner les stages à l'issu de leur cursus, pendant lesquels on leur fait miroiter des emplois qu'ils n'obtiennent pas toujours. On ne demande pas aux nouveaux ingénieurs d'accepter de faire les techniciens assistants, pour débuter !

Pourtant, les décideurs sont passés par là, ils connaissent les écueils et les difficultés du métier : pourquoi toute cette poudre aux yeux ?

La presse est-elle un cercle où on vend son âme, une fois les échelons gravis ?
Elliss
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Message non lu par Elliss » 07 mars 2008, 00:11

Facile de faire ce constat quand on est dans la profession, mais alors qu'est-ce que tu conseilles pour nous?
Ok en sortant des éoles, on ne va pas faire les éditos du Monde, enchaîner les CDD précaires, mais de nos jours, le diplôme t'ouvre des portes. Qu'on le veuille ou non, c'est mieux d'enchaîner les CDD en sachant qu'on a un diplome reconnu par la profession (qui malgré tout ouvre des portes, essayer de trouver un CDD, sans diplôme, tu galères plus, on ne te donne pas forcément ta chance,parceque c'est comme ça mais désormais ton diplôme révèle ton statut! 5d'ailleurs rien que pour un stage non rémunér, tu as plus d echances d'être recruté si tu es dans une école recinnue]) C'est bête à dire, très élitiste comme système, mais je pense que maintenant , sans diplôme tu as moins de possibilités de faire tes preuves. Alors qu'on l'accepte ou pas, il devient indispensable, surtout à l'heure où la concurrence devient difficile. Alors il'on veut s'accrocher et faire ce métier, vouloir prouver ce qu'on sait faire, autant se donner à fond et donc sacrifier trois ans d'études...
delphya
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Message non lu par delphya » 07 mars 2008, 09:30

Passer par une école reconnue ne donne en effet aucune garantie mais seulement quelques facilités pour trouver des stages et cdd. Certes, ce n'est pas une panacée mais, sans ces fameux diplômes l'insertion professionnelle est très difficile. Comme Elliss je trouve illusoire de croire qu'elles n'apportent rien.
gadjo
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Message non lu par gadjo » 07 mars 2008, 12:31

Le principal apport d'une école, c'est surtout le bagage technique. On y apprend la technique radio et télé (tourner un reportage, monter le son/ l'image, coller le commentaire), bref, c'est à mes yeux le gros "plus" d'une école. A la sortie, on sait faire tout seul des sujet audiovisuels, de A à Z.
Moi je veux faire JRI, mon école dispense une formation (gratuite en plus), c'est donc un passage obligé.

Donc s'il est vrai qu'en presse écrite, on peut encore faire son trou sans école, c'est nettement différent en télé, où la majorité des recrutés sortent d'école.

Le choix de faire une école, c'est aussi par réalisme du marché: il y a de plus en plus de concurrence, donc on tente de mettre le maximum de chances de notre côté en essayant d'être polyvalent. Moi je veux être capable de bosser sur tous les médias. Du reste, ce n'est pas 3 ans, mais 2 ans de formation dans la grande majorité des écoles. Et puis pour ma part j'ai la chance d'être dans une école publique, donc il n'y a pas un sacrifice financier aussi important que si j'étais à l'EJT par exemple.
monj
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Message non lu par monj » 07 mars 2008, 15:45

gadjo a écrit :Le principal apport d'une école, c'est surtout le bagage technique. On y apprend la technique radio et télé (tourner un reportage, monter le son/ l'image, coller le commentaire), bref, c'est à mes yeux le gros "plus" d'une école. A la sortie, on sait faire tout seul des sujet audiovisuels, de A à Z.
Moi je veux faire JRI, mon école dispense une formation (gratuite en plus), c'est donc un passage obligé.

Donc s'il est vrai qu'en presse écrite, on peut encore faire son trou sans école, c'est nettement différent en télé, où la majorité des recrutés sortent d'école.

Le choix de faire une école, c'est aussi par réalisme du marché: il y a de plus en plus de concurrence, donc on tente de mettre le maximum de chances de notre côté en essayant d'être polyvalent. Moi je veux être capable de bosser sur tous les médias. Du reste, ce n'est pas 3 ans, mais 2 ans de formation dans la grande majorité des écoles. Et puis pour ma part j'ai la chance d'être dans une école publique, donc il n'y a pas un sacrifice financier aussi important que si j'étais à l'EJT par exemple.
Tu parles de sacrifice financier en évoquant les écoles reconnues et privées. J'ai tendance à adopter le même vocable. Penses tu, comme j'ai tendance à le faire en ce moment, que ce n'est pas un bon calcul de tenter les concours du cfj, de l'esj ou encore de l'ipj, lorsque les moyens financiers ne suivent pas et que l'on n'est pas boursier?

Pour ma part, je pense faire une croix sur ces établissements (pour le moment) car en plus, malgré leur prestige, à la sortie il n'y a aucune garantie de trouver du travail. Autre donnée qui me fait pencher du côté du public: le celsa, le cuej et l'ijba sont elles aussi dotées d'un certain prestige sans toutefois imposer le même sacrifice financier.
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maudeml
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Message non lu par maudeml » 09 mars 2008, 02:20

monj a écrit :Penses tu, comme j'ai tendance à le faire en ce moment, que ce n'est pas un bon calcul de tenter les concours du cfj, de l'esj ou encore de l'ipj, lorsque les moyens financiers ne suivent pas et que l'on n'est pas boursier?
Pour ma part, je pense faire une croix sur ces établissements (pour le moment) car en plus, malgré leur prestige, à la sortie il n'y a aucune garantie de trouver du travail. Autre donnée qui me fait pencher du côté du public: le celsa, le cuej et l'ijba sont elles aussi dotées d'un certain prestige sans toutefois imposer le même sacrifice financier.
C'est ce que j'ai fait, pour ma part... pour des raisons financières également. J'ai donc mis le paquet sur 7 écoles publiques (CUEJ, CELSA, ICM, IJBA, IUT de Tours, IFP et EJCM) - Il y a aussi l'IUT de Lannion que je n'ai pas tenté.
Je ne suis pas déçue d'avoir fait ce choix-là...
gadjo
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Message non lu par gadjo » 09 mars 2008, 10:29

monj a écrit :Penses tu, comme j'ai tendance à le faire en ce moment, que ce n'est pas un bon calcul de tenter les concours du cfj, de l'esj ou encore de l'ipj, lorsque les moyens financiers ne suivent pas et que l'on n'est pas boursier?

Pour ma part, je pense faire une croix sur ces établissements (pour le moment) car en plus, malgré leur prestige, à la sortie il n'y a aucune garantie de trouver du travail. Autre donnée qui me fait pencher du côté du public: le celsa, le cuej et l'ijba sont elles aussi dotées d'un certain prestige sans toutefois imposer le même sacrifice financier.
Moi je te conseillerais de les tenter quand même. Parce que le taux de réussite aux concours est de 4% (pour les plus prisées), et que tu aura tout le loisir de décliner l'esj ou le cfj si tu es aussi admise dans une école publique.
Mais oui, j'avoue que ça m'embêtais aussi de payer 7 000€ pour finir avec le même statut de pigiste ou de CDDiste que les élèves sortis du Cuej ou du Celsa. Quand j'ai passé l'oral de l'esj, c'était déjà clair dans ma tête que de toute façon j'aurai choisi le cuej, parce que l'école correspondait en tout points à ce que je recherchais. Plusieurs de mes camarades de promo admis à l'esj ont d'ailleurs fait ce choix.
La gratuité du Cuej me permet de mettre un peu d'argent de côté pour faire quelques stages à l'étranger, et pour "l'après-école". C'est agréable.
La différence majeure entre l'esj / cfj et les autres écoles, c'est le réseau d'anciens, qui ouvre vraiment des portes. A moi ça m'étais égal, j'aime me débrouiller seule et je n'ai jamais compté sur l'école pour me trouver du taff. Mais je conçois que l'on puisse y attacher de l'importance.
Parce qu'au niveau de la formation, je pense honnêtement que les 5 meilleures écoles se valent (que ce soit au niveau des cours (bcp de pratique), que du matériel (récent et en quantité suffisante), que des conditions de travail (petits groupes))

Après ça dépend aussi de ton ambition. Moi je voulais l'une des meilleures, et des moins chères. Si j'avais été prise uniquement à l'EJT ou à l'EJCM, j'aurai retenté les concours l'année suivante. Pour diverses raisons je n'ai pas tenté Tours, Lannion, et l'IFP.

A toi de voir si tu est prête à prendre le risque de ne rien avoir (qui grandi quand tu restreins tes tentatives, forcément).
citizen
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Message non lu par citizen » 09 mars 2008, 10:55

Ca me fait penser, lorsque j'étais en cours dans un IEP, à un intervenant d'une chaîne publique (quelqu'un d'assez haut placé) qui nous disait que en-dehors de l'esj lille, du cfj, et du cuej, le reste ne comptait pas... :)
archaud
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Message non lu par archaud » 09 mars 2008, 13:44

gadjo a écrit :
monj a écrit : Mais oui, j'avoue que ça m'embêtais aussi de payer 7 000€ pour finir avec le même statut de pigiste ou de CDDiste que les élèves sortis du Cuej ou du Celsa.
En effet, gadjo, quelle honte ! quelle déchéance ! d'être journaliste payé à la pige ou de n'avoir qu'un CDD ! :evil: :twisted:
delphya
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Message non lu par delphya » 09 mars 2008, 20:46

citizen a écrit :Ca me fait penser, lorsque j'étais en cours dans un IEP, à un intervenant d'une chaîne publique (quelqu'un d'assez haut placé) qui nous disait que en-dehors de l'esj lille, du cfj, et du cuej, le reste ne comptait pas... :)
un peu biaisé comme jugement.

Dans les faits, certes le cuej, l'esj, le cfj et le celsa sortent du lot, maintenant beaucoup de jri viennent de l'ijba et, plus globalement, une formation ne vaut que par ce que l'on en fait...

Pour en revenir aux questions de monj, je ne trouve absolument pas risqué de se concentrer sur les établissements publics car cela laisse pas mal de possibilités ouvertes (8 au total, ça n'est pas rien...). Si certaines écoles ne t'intéresses pas pour une raison x ou y, je ne vois vraiment pas l'intérêt de passer ces concours. Si jamais tu es pris, le dilemme sera alors bien trop compliqué. Il vaut mieux se poser les bonnes questions avant comme tu le fais!!!
citizen
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Message non lu par citizen » 09 mars 2008, 22:47

delphya a écrit :un peu biaisé comme jugement.

Dans les faits, certes le cuej, l'esj, le cfj et le celsa sortent du lot, maintenant beaucoup de jri viennent de l'ijba et, plus globalement, une formation ne vaut que par ce que l'on en fait...
Ah mais c'est clair, j'étais complètement hallucinée quand je l'ai entendu dire ça...
monj
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Message non lu par monj » 22 mars 2008, 16:32

Moi j'ai lu dans le hors série orientation du nouvel observateur que l'esj, le cfj et le celsa sortaient un peu du lot. Comme quoi, ce classement des écoles est plus que subjectif...
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maudeml
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Message non lu par maudeml » 23 mars 2008, 18:06

gadjo a écrit :La différence majeure entre l'esj / cfj et les autres écoles, c'est le réseau d'anciens, qui ouvre vraiment des portes. A moi ça m'étais égal, j'aime me débrouiller seule et je n'ai jamais compté sur l'école pour me trouver du taff. Mais je conçois que l'on puisse y attacher de l'importance.
A l'IUT de Tours aussi on a un bon réseau d'anciens, qui compte... et je suis sûre que dans d'autres écoles aussi.
A Tours nous avons même une association, nommée "Au Tour(s) du journalisme". Elle a été créée il y a deux ans, et ça fonctionne bien. Hier par exemple, une grande soirée était organisée pour fêter les 40 ans de l'établissement et de la formation. Il y avait plus de 150 personnes, actuels et anciens étudiants, professeurs, intervenants, etc... Ce qui permet de faire des rencontres intéressantes, de nouer des contacts et de savoir un peu comment s'en sortent les anciens. Tout de même plus sympa qu'un impersonnel coup de téléphone ou un mail du genre : "Dis-moi, je suis dans la même école que toi, t'aurais pas un plan pour un stage ? Et sinon les perspectives d'avenir, c'ests comment ?" D'ailleurs, à ce sujet j'ai été agréablement surprise, les témoignages que j'ai eus sur le placement à la sortie de l'IUT sont plutôt bons.
HildyJohnson
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Message non lu par HildyJohnson » 24 mars 2008, 00:19

Retranscription d'une conversation que j'aie eu avec le DRH d'un quotidien français il y a quelques temps:

-"Bonjour! Je suis étudiante, j'ai déjà effectué des stages en presse et je voudrais en effectuer un dans votre rédaction l'été prochain"

-"Vous êtes en école de journalisme?"

-"non je suis en licence de lettres"

-"Il faudra penser à faire une école un jour ou l'autre!"

-"O-ui...il me faut juste attendre l'obtention d'un deug au minimum..."

Je suis excusée parce que je suis en 2ème année et donc si je ne suis pas encore en école, c'est parce que je n'ai pas le diplôme minimum pour y accéder. Du coup j'ai obtenu un entretien....je ne suis pas sûre qu'il en aurait été de même si j'avais eu 25 ans et pas d'école sur mon CV.

L''école de journalisme c'est pour moi, mais surtout pour mes futurs employeurs.
Pour moi parce que, même si on apprend énormément en stage, on ne m'a pas encore laissé partir avec une caméra en me disant "apprends sur le tas" quand je disais que je ne savais pas m'en servir.
Pour mes futurs employeurs parce que la concurrence est telle aujourd'hui que non seulement il faut avoir fait une école, mais une école reconnue, et si possible au somment du classement.

En constituant un dossier sur la profession l'année dernière j'ai été amenée à interviewer pas mal de journalistes qui, ayant fait une école ou non, recommandaient tous aux futurs journalistes d'en faire une.

Je sais que c'est triste, qu'un métier qui a si longtemps été un métier d'autodidacte subisse un tel revirement, mais encore une fois, au vu de la concurrence, j'ai envie de dire, "la presse est unanime" au sujet des écoles...

Après concernant les moyens financiers, je suis personnellement boursière échelon 4 donc concernée par les problèmes de tarifs.
Je n'approuve pas du tout les prix, ni des concours, ni de certaines écoles, ni la politique permis obligatoire. Si les concours n'étaient pas si difficiles, j'aurais l'impression de simplement acheter mon diplôme...mais je suis bien obligée de m'y plier.
Je sais ce que je veux faire depuis bien longtemps, je sais à peu près ce qu'il m'en coutera donc depuis que j'ai la majorité, j'enchaîne les petits boulots à côté des cours, j'économise mes bourses (j'en ai deux), j'ai un compte réservé aux études et tout ce qui est périphérique comme les abonnements aux journaux, le permis de conduire etc, en gros je joue à la fourmi depuis une paire d'année et je m'en sors pas mal...
Comme je l'ai dit, je ne suis pas fan de tout cela mais je m'y plie...
Elliss
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Message non lu par Elliss » 24 mars 2008, 08:37

J'ai eu une conversation similaire avec des journalistes de plusieurs rédactions différentes. Tous sont unanimes, désormais l'école est l'un des meilleurs accès au métier. La plupart des journalistes voient passer tellement de stagiaires, qu'ils prennent conscience de l'engouement que suscite la profession à l'heure actuelle. Certes on a le chiffre révélateur: 12% seulement des journalistes en activité sortent des écoles reconnues, mais dans ce chiffre il faut voir dans pour journalistes cités, la moyenne d'âge tourne autour de 40 ans, et c'est sûr, il y a 10 ou 20 ans, il était sûrement plus facile d'entrer dans la profession (moins de concurrence). Ce n'est pas un hasard si le nombre de cartes de presse a explosé ces dix dernières années, la profession est convoitée...Les stages restent sûrement une bonne école, on apprend énormément de choses, mais la théorie doit suivre. Les recruteurs se focalisent beaucoup sur le diplôme..Enfin après c'est mon avis, et je suis sûre qu'il y en toujours qui réussiront par la petite porte, les masters ou écoles apportent en quelque sorte une garantie, mais il faut toujours être capable de faire ses preuves en sortant.
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