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écoles de journalisme ? ou multiplication des stages ???

Publié : 25 janv. 2005, 12:29
par livie
Bonjour à tous,

Après un DEA de lettres modernes, j'ai choisi de m'orienter en journalisme. Ne sachant pas quelle était la voie royale à suivre, j'ai décidé en Septembre de prendre un an pour effectuer des stages et préparer divers concours. J'ai eu la chance de trouver deux stages au figaro (l'un en reportages, l'autre en culture), et un chez bayard où je suis actuellement. Je suis tentée par le domaine de la culture, j'ai donc également cherché (et trouvé !) un stage en maison d'édition, me disant que l'expérience serait forcément profitable...
La période des concours se profilant, je m'interroge : j'ai questionné divers journalistes sur l'intérêt de faire une école, et les avis sont partagés. Certains me disent que l'option "accumuler les stages" peut être une bonne solution. D'autres estiment que l'école reste une voie sécurisante, et permet notamment de se faire un bon carnet d'adresses.

Qu'en pensez vous ?

Si je prends l'option école, je pense tenter les concours des IUT de Tours et Lannion, ainsi que le DESS de Paris I. Je m'oriente vers les écoles publiques, car mon âge (24 ans) et ma situation financière me ferment pas mal de porte. Connaissez vous ces écoles ? Pourriez vous m'éclairer plus précisément que les sites -qui sont un peu évasifs - sur le contenu des concours ?

Merci pour vos précieux renseignements !

Publié : 15 févr. 2005, 16:03
par Melfrid
Lannion en trois mots: incompétence, improvisation, tyrannie. Ayant un DEA, je ne te conseille pas d'aller croupir au niveau bac là-bas.
Si tu n'as pas de temps ni d'argent à perdre, entre directement dans la vie professionnelle. Les gens se moquent pas mal de savoir si tu as fait un IUT au fin fond du Trégor.

Acquiers des compétences, mais ne travaille pas gratuitement, tu n'as pas non plus de cadeaux à faire aux patrons. Les stages, ça va bien une fois, mais tout travail mérite salaire. En ne te dévaluant pas, tu évites aussi de dévaluer tous tes collègues qui essaient de vivre de ce métier.

Publié : 15 févr. 2005, 17:22
par Kolet
si tu le peux fais une école. Tu te feras des contacts, ce sera plus facile pour décrocher de bons stages, et pour te lancer (certains médias comme TF1, radio france, l'AFP ont des accords avec les écoles pour venir y puiser directement leurs recrues)
Tu apprendras à bosser en radio, en télé...
Et OUI, les gens regarderont si tu as fais une école, en tout cas dans les médias nationaux et généralistes (pas "la vie du rail" ou radio vitamine, quoi (encore que....))
L'IUT de Tours est très bien.. sinon le celsa, et les écoles de marseille et strasbourg sont aussi publiques (frais universitaires, point barre)
bon courage!

Publié : 15 févr. 2005, 18:30
par Melfrid
Kolet a écrit :si tu le peux fais une école. Tu te feras des contacts, ce sera plus facile pour décrocher de bons stages, et pour te lancer (certains médias comme TF1, radio france, l'AFP ont des accords avec les écoles pour venir y puiser directement leurs recrues)
Tu apprendras à bosser en radio, en télé...
Et OUI, les gens regarderont si tu as fais une école, en tout cas dans les médias nationaux et généralistes (pas "la vie du rail" ou radio vitamine, quoi (encore que....))
Toutes les écoles, même reconnues, n'ont pas un bon réseau (à commencer par celle de Lannion), et entrer dans un IUT ne te donne pas ton ticket automatique pour la Boîte à cons. Ensuite, l'ami Kolet se fait sans doute beaucoup d'illusions qui nourrissent sa condescendance, mais ce qu'il appelle "La Vie du Rail" et autres, c'est-à-dire la presse magazine, la presse pro, la petite presse, la presse locale, voire l'édition permettent à la plupart des journalistes encore vivants d'exercer une carrière tout à fait épanouissante. Les entreprises qu'il cite sont quelques arbres qui cachent la forêt. Pour les autres, la clef est d'avoir des idées, d'aller de l'avant et de s'intéresser à autre chose qu'à obtenir un diplôme. Le tout est de se composer un parcours cohérent. Après, il est toujours temps d'apprendre à écrire un papier ou faire un montage. En termes de recrutement, être polyvalent signifie ne rien savoir bien faire. Maîtriser toutes les formes existantes ne vous apportera jamais rien sans avoir eu un vrai parcours qui vous distingue des autres.

Arrêtez un peu de vous regarder dans le miroir aux alouettes: la presse est en crise, les plannings de Radio France et France 3 sont verrouillés, on n'entre plus qu'au compte-gouttes, diplôme ou pas diplôme.

Bonne chance malgré tout.

Publié : 15 févr. 2005, 19:04
par Kolet
Bon, pas envie ni le temps de répondre à ça et d'argumenter.
Livie, contacte des journalistes bien implantés dans le métier, qui bossent dans des rédacs nationales ou locales, en tout cas où tu aimerais travailler. Et pose leur la question (ils sont souvent très gentils ils mordent pas)
Mais ici, je crois pas que tu auras des réponses objectives.

Je viens très rarement sur ce forum, et je suis toujours surprise de l'agressivité qui y règne. Dès qu'on a le malheur de dire qu'on bosse ou voudrait bosser dans une rédac nationale, on se fait traiter de condescendant, méprisant etc... Désolée mais quand j'étais gamine je rêvais pas de bosser à la Vie du Rail, dans un canard d'informatique ni à Télé Coquelicot. Certaines personnes s'y plaisent et je respecte ça. Mais c'est pas mon truc. J'arriverais pas à m'enthousiasmer pour les sujets qu'ils traitent.
Et je pense que si vraiment une majorité de personnes étaient "épanouies" dans la presse professionnelle et locale, y'aurait pas tant d'aigris sur ce forum, et ailleurs.

- pourt@nt ...

Publié : 17 févr. 2005, 12:00
par dani l
Melfrid a écrit :
Toutes les écoles, même reconnues, n'ont pas un bon réseau (à commencer par celle de Lannion), et entrer dans un IUT ne te donne pas ton ticket automatique pour la Boîte à cons. Ensuite, l'ami Kolet se fait sans doute beaucoup d'illusions qui nourrissent sa condescendance, mais ce qu'il appelle "La Vie du Rail" et autres, c'est-à-dire la presse magazine, la presse pro, la petite presse, la presse locale, voire l'édition permettent à la plupart des journalistes encore vivants d'exercer une carrière tout à fait épanouissante. Les entreprises qu'il cite sont quelques arbres qui cachent la forêt. Pour les autres, la clef est d'avoir des idées, d'aller de l'avant et de s'intéresser à autre chose qu'à obtenir un diplôme. Le tout est de se composer un parcours cohérent. Après, il est toujours temps d'apprendre à écrire un papier ou faire un montage. En termes de recrutement, être polyvalent signifie ne rien savoir bien faire. Maîtriser toutes les formes existantes ne vous apportera jamais rien sans avoir eu un vrai parcours qui vous distingue des autres.

Arrêtez un peu de vous regarder dans le miroir aux alouettes: la presse est en crise, les plannings de Radio France et France 3 sont verrouillés, on n'entre plus qu'au compte-gouttes, diplôme ou pas diplôme.

Bonne chance malgré tout.

... Kolet, il s'agit somme toute ... d'observ@tions empreintes de sagesse ...

Publié : 17 févr. 2005, 15:20
par zim79
Sincèrement, ce n'est pas bon de se lancer dans le journalisme actuellement. Au Figaro notamment, c'est dur dur. Ils recasent les anciens du Figaro Entreprise.

Avec un DEA, il faut mieux continuer les stages et tenter de trouver quelque chose dans un domaine peu connu... la culture c'est presque mort car tous les journalistes veulent y bosser.

Enfin, quand tu ne connais personne c'est très dur de rentrer dans un grand média. Il faut savoir ce qu'on veut...

Publié : 21 févr. 2005, 19:03
par Melfrid
Kolet a écrit : Désolée mais quand j'étais gamine je rêvais pas de bosser à la Vie du Rail, dans un canard d'informatique ni à Télé Coquelicot. .
Ne vois point d'aigreur dans mes propos, au contraire, je maintiens que le paysage de la presse est plus riche, varié et intéressant que ce que tu décris. Suffit d'ouvrir les yeux.