Le chant des typographes ?

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Tibus
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Le chant des typographes ?

Message non lu par Tibus » 14 févr. 2009, 03:12

Bonjour à tous,

J'aurais pu poster ce sujet dans la section du forum dédiée aux journalistes, mais je pense avoir plus de chances de trouver des réponses ici.

Je suis un "jeune" rédacteur employé depuis peu dans un quotidien parisien. Il y a quelques jours, mes responsables ont organisé un pot pour le départ d'un collègue. Après avoir ingurgité une quantité d'alcool indécente, mon chef de service s'est mis à entonner un chant manifestement bien connu des "anciens". Quand je lui ai demandé d'où venait cet air, il m'a répondu qu'il s'agissait d'un chant célèbre chez les typographes, sorte d'hymne non officiel de la profession.

Quelqu'un peut-il attester l'existence d'un tel chant ? Si oui, quel est son nom ? Son histoire ? Quelles sont les paroles ?

Merci d'avance pour vos réponses.
prof
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Re: Le chant des typographes ?

Message non lu par prof » 14 févr. 2009, 11:32

Tibus a écrit : [...] Quelqu'un peut-il attester l'existence d'un tel chant ? Si oui, quel est son nom ? Son histoire ? Quelles sont les paroles ?
Bonjour !
.....Voici une piste :
http://forums.france2.fr/france2/onnapa ... 5351_1.htm
.....Cordialement.
coco47
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Message non lu par coco47 » 15 févr. 2009, 04:42

Ce chant, le A la…, est (était ?) la chanson à boire confraternelle des typos et des correcteurs des journaux et des imprimeries que l'on appelait jadis "de labeur", c'est-à-dire ni presse ni édition. Il marquait toute ingurgitation collective de boissons alcoolisées, et elles étaient nombreuses. J'ai connu la fin de la grande époque de France Soir. Tous les jours à 11 heures, après le bouclage de l'édition du matin, un pot était organisé dans l'atelier, sur un marbre. Un vieux typo plus très à même de travailler avait le statut protégé de responsable du "bar parallèle", chargé de veiller à l'approvisionnement, ce qui était une lourde tâche.
Ces libations quotidiennes étaient toutes introduites par le glorieux A la…, dont voici les paroles :
A la, à la, à la,
A la santé du confrère
Qui nous régal' aujourd'hui.
Ce n'est pas de l'eau de rivière,
Encor' moins de celle du puits.
A la, à la, à la,
A la santé du confrère
Qui nous régal' aujourd'hui.
Pas d'eau, pas d'eau, pas d'eau !
Pas d'eau, pas d'eau, pas d'eau !

C'était court, mais on était pressés. Ça pouvait se chanter à deux voix et, les grands jours, en canon (forcément !).
Cette coutume a fait faire de grandes économies à la CNAV et à notre chère caisse de retraite complémentaire, la Gutenberg, pour cause de cirrhoses précoces.
C'était le bon temps…
Tibus
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Message non lu par Tibus » 20 févr. 2009, 03:19

Ah, je savais bien que ce sujet déclencherait quelques bouffées de nostalgie chez les "anciens"...
Merci pour vos réponses, et comptez sur la "relève" pour perpétuer la tradition.

Thibault
Patopesto
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Message non lu par Patopesto » 20 févr. 2009, 11:26

Bien sûr, c'est le fameux "chant du signe" !
coco47
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Message non lu par coco47 » 21 févr. 2009, 01:59

Chant du signe ? Et pourquoi pas barouf d'honneur ?
prof
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Message non lu par prof » 21 févr. 2009, 12:15

Bonjour !
.....Pas trop d'accord pour le baroud d'honneur, même s'il est bien arrosé.
.....Je suis inquiet aujourd'hui pour tous ceux qui ambitionnent de pratiquer notre métier mal payé et trop souvent déprécié, et qui sortiront bientôt déçus d’une impasse où, la fleur au fusil, ils se seront engagés.
.....Mais, si enfin notre société ne se contente plus d'apparences et renoue avec une recherche de qualité, la correction humaine pourra retrouver faveur auprès des éditeurs et du grand public, après qu'on aura ramené à la place qui leur convient les pseudo-performances des vérificateurs informatiques.
.....En premier lieu, donnons-nous les moyens d’être toujours plus performants que les logiciels, quand bien même certains souhaiteraient les voir nous remplacer. Ensuite, faisons connaître davantage notre existence et insistons sur la valeur irremplaçable de notre travail. Ne nous contentons plus d’être le ‹ petit personnel › qui traque la poussière afin que la maîtresse de maison soit complimentée sur son intérieur et que le maître puisse y pavaner à son aise. Médecins de la langue comme d’autres le sont des corps, nous devons graver nos noms sur des plaques de cuivre et clamer haut notre savoir-faire.
.....Cordialement.
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