Recherche correcteur (travail universitaire)

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
NicolasRédac
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par NicolasRédac » 16 sept. 2017, 23:48

kenzo133 a écrit :Bonjour à tous,

Se corriger les uns et les autres est une perte de temps et c'est pas franchement sympa.

Personnellement, je me fiche que des correcteurs qui s'expriment ici fassent des fautes, pourvu qu'ils respectent leur fonction en n'en faisant pas pour leurs clients. Et je me fiche qu'on soit payé en freelance ou salaire, parce que chacun fait comme il peut.

La question est tout autre. Est-ce que la certification Voltaire (que je respecte pourtant), le CEC, et ses exercices datés et pas correctement corrigés, ou simplement de bonnes connaissances en orthographe parce qu'on a été enseignante sont suffisantes pour être correcteur ? Eh bien moi, je dirais non.

Un correcteur c'est (pour moi) : un expert en orthographe ET en typo (ce qui que n'apprend pas Voltaire), quelqu'un capable de réécrire et croyez-moi, c'est pas donné à tout le monde de reprendre des phrases, et quelqu'un capable de voir qu'à la page 50, un mot est orthographié différemment qu'à la page 10, entre autres petites choses.
Tout cela s'apprend avec une solide formation et beaucoup d'expérience. Alors, ce n'est pas du mépris que nous exprimons, mais une incrédulité face à des gens qui pensent pouvoir être correcteurs avec une formation bidon juste parce qu'ils ont envie d'arrondir leurs fins de mois ou de trouver un travail à domicile.

Correcteur, rappelons-le, c'est un VRAI métier.

PS. Et vu que tout le monde n’est pas capable de le comprendre, j’invite le prof à nous donner un bon gros texte pénible à corriger et à réécrire et on verra qui est vraiment correcteur sur ce forum. Chiche !

PPS. Si j'ai fait des fautes, et bien, tant pis !
Peut-être que la Certification Voltaire n'est pas suffisante à vos yeux, mais plus de 2700 articles écrits, 3 nouvelles, des centaines de pages retranscrites de résumés de réunions, un roman et 5 années passées à corriger CV, lettres, dossiers, cours, mémoires...le sont amplement.

J'ai quitté un CDI d'esclave parce qu'un jour, j'ai enfin pris sur moi de vivre de ma passion : c'est un tel drame, pour vous ?

Une formation ? Ok, mais quand on n'a rien en expérience, par exemple.

Tiens, je l'attends, ce pavé à corriger. Je ne crains rien à ce sujet.

Je comprends mieux pourquoi le forum est désertique.
Sia.
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par Sia. » 30 oct. 2017, 21:49

Bonsoir à tous :)

Je m'adresse en particulier aux correctrices et correcteurs professionnels qui, je pense, pourront au mieux me renseigner.
Je nourris depuis longtemps le désir de devenir relectrice-correctrice et cherche à m'informer avant de me lancer dans cette entreprise. Quels sont les meilleurs conseils que vous pourriez me donner pour me former de manière adéquate et débuter cette belle profession ?

Je vous remercie de l'attention accordée à ce message et vous souhaite, à tous, une agréable soirée :)

P.-S.: Si vous préférez, vous pouvez aussi me contacter par message privé.
mokuren
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par mokuren » 01 nov. 2017, 19:04

Bonjour à tous,

Je tombe sur cette conversation et je suis assez choquée de voir comment une personne qui vient simplement demander un conseil est reçue. Bien que n'étant pas correctrice moi-même (pardonnez-moi), je me permets d'intervenir, pas pour discuter métier, mais savoir-vivre. Et pour filer un tuyau, au passage.

Je lis "enseignante proche de la retraite..." de la part d'une personne qui cherche visiblement une activité d'appoint, avant que cette personne ne se fasse littéralement agresser par une horde de correcteurs professionnels mécontents de voir des amateurs marcher sur leurs plates-bandes.
J'en déduis qu'apparemment, être professionnel dans la correction n'est pas un gage de politesse, notamment vis--à-vis des personnes d'âge respectable! Je me permets de pointer l'âge de madame, et j'espère qu'elle m'en excusera si elle repasse par ici, car j'estime qu'on ne peut pas faire la morale à une personne proche de la retraite de la même manière qu'à un gamin de 22 ans un peu arrogant, qui râle parce qu'il doit commencer sa vie professionnelle par des stages et cherche à se faire de l'argent de poche en jouant au correcteur.

Je ne suis cependant pas insensible au motif d'agacement des correcteurs en question, qui s'énervent de voir que certains essaient de s'improviser correcteurs, alors qu'ils n'ont pas appris ce métier. J'imagine qu'ils se sont parfois fait préférer des correcteurs amateurs à bas coût. J'ai vécu la même chose en tant que rédactrice.

Cependant, je ne connais pas cette personne qui a demandé ce conseil, mais ne vous est-il pas venu à l'esprit qu'elle avait pu vivre la même chose en tant qu'enseignante? Ou qu'elle était peut-être contrainte de côtoyer, dans la salle des profs de son établissement, des amateurs qui connaissent la matière qu'ils enseignent, mais n'ont pas de formation d'enseignants?

Saviez-vous que certaines écoles recrutent littéralement n'importe qui pour enseigner dans une classe?
Regardez aussi tous ces organismes d'aide scolaire style Acadomia et autres... Des organismes qui recrutent, pour des cours particuliers allant de la simple aide aux devoirs au stage intensif de maths ou d'anglais, aussi bien des enseignants qualifiés que des amateurs. Comme moi à une certaine époque, où je ramais en tant que pigiste et où j'avais recours à ce genre de solutions pour payer mes factures.
Ne parlons pas de ce jour où, désespérée d'être au chômage depuis des mois, j'ai passé un entretien dans un collège pour être prof de français et où ils étaient prêts à me prendre le lundi suivant! J'avais été naïve de penser qu'ils me formeraient un minimum. Vous vous imaginez prendre une classe d'ados sans formation? J'ai pris peur et j'ai continué ma recherche d'emploi. Ça sentait les risques psychosociaux à plein nez.

Tout ça pour dire que ce dont vous vous plaignez est un fléau universel, qui touche quasiment tous les métiers. Ce qui se produit est malheureux, mais c'est inévitable et il faut faire avec. En même temps, en ces périodes de chômage où les impôts augmentent sans arrêt et où les remboursements mutuelle sont sur le point d'être plafonnés (y compris pour les personnes proches de la retraite), comment en vouloir aux personnes qui cherchent un boulot d'appoint pour joindre les deux bouts? Que savez-vous de la vie de ces personnes qui marchent sur vos plates-bandes? Cracher à la figure des gens n'est pas la solution. Il y a d'autres moyens pour faire comprendre à une personne que l'activité qu'elle veut tenter est un vrai métier qui s'apprend.

Pour ma part, si cette personne cherche toujours un travail d'appoint, je lui recommanderai plutôt de se rendre sur Italki.com, un site de cours de langues qui met en relation par Skype des profs et des étudiants d'un autre pays désirant apprendre une langue. L'étudiant (qui peut avoir n'importe quel âge) a le choix entre des enseignants professionnels, des enseignants "informels" (c'est à dire non diplômés dans la matière en question) et des étudiants étrangers pour un système d'échange. A l'exception de l'échange qui est gratuit, les profs définissent leurs tarifs, qui vont bien sûr varier selon leur statut. La réputation qu'ils se font sur la plate-forme peut aussi faire varier le tarif à terme.
Si la personne qui a posté le message est prof de français, elle peut se positionner dans la première catégorie. Si ce n'est pas sa matière, elle pourra se positionner dans la seconde, mais si sa pédagogie est bonne, elle peut avoir un prix tout à fait correct. Ma sœur prend toutes les semaines des cours de coréen de cette manière et la prof, qui est basée à Séoul, demande 15 euros de l'heure. Le système est safe: si l'étudiant, qui doit payer après chaque cours, ne paie pas, le prof peut le signaler et ne plus le reprendre.
Je donne ce tuyau en passant, et qui sait, ça peut même intéresser quelques correcteurs...

Bonne soirée,
M
inonie
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par inonie » 02 nov. 2017, 11:22

Bonjour Mokuren,

J'entends tes arguments, mais je vais prendre la défense de la veuve et de l'orphelin (« parce qu'on doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance » !). Je ne pense pas qu'on puisse comparer les activités d'enseignant et de correcteur. La première recrute énormément (et de fait n'importe qui) ; la seconde ne recrute pas, il y a déjà pléthore de candidats qui se disputent le bout de gras. Les effectifs de la première sont peut-être mille fois ceux de la seconde. Si l'on prend l'enseignant débutant à l'Éd nat, il perçoit à peu près 1500 € net, somme que perçoit aussi le correcteur, mais… par trimestre. Me concernant, c'est à peine exagéré, il me reste à peine plus quand j'ai versé un quart de mes revenus au RSI. (Si je savais chanter, je tenterais ma chance dans le métro. Et j'invite tous les aspirants correcteurs à plutôt tenter le concours chant de la RATP, c'est infiniment plus rémunérateur.)

Tu parles de la correction comme job d'appoint, mais c'est justement le problème, j'ai l'impression que bientôt ce ne sera plus considéré que comme tel, un job d'appoint, pour l'étudiant, l'enseignant retraité, l'assistante de direction au chômage, la femme au foyer qui s'ennuie au foyer, le rentier désœuvré, etc.
Je m'interroge toujours : pourquoi est-ce que le dilettantisme doit devenir la norme dans la correction précisément ? Pourquoi pas dans la coiffure ? Qu'est-ce qui est le plus grave : une coupe approximative ou une langue très approximative, qui va être lue par des centaines, des milliers, voire des millions de personnes ?
Si je prends 5 € pour faire une coupe, c'est trop. C'est un prix imbattable, certes, pourtant c'est beaucoup trop, puisque je n'ai aucune compétence pour couper des cheveux. Alors il est vrai que des gens cassent les prix, mais ils cassent aussi la qualité, et — n'ayons pas peur de la grandiloquence — ils cassent le métier !

Est-ce que l'on peut prétendre gagner de l'argent dans un domaine où l'on n'a pas de compétences ? Si l'on a cette ambition, de gagner de l'argent dans un domaine, il faut commencer par acquérir un minimum de compétences dans ce domaine, c'est bête comme chou. Ce n'est pas parce qu'on est de langue maternelle française que l'on peut corriger des écrits en langue française. La correction, c'est aussi la typographie, par exemple. Pour moi, la typo, c'est 50 % de la correction. Mais il existe une formation de correcteur (dispensée par le CEC pour ne pas le nommer) qui à aucun moment n'aborde la question de la typo, que penser des professionnels ainsi formés ? Ces gens vont pourtant sévir dans l'édition, dans la presse… Ils ont cette ambition du moins.

Je pense qu'on peut dire que le métier est en crise… même si je n'ai pas l'ancienneté nécessaire pour dire si cette crise est inédite. Je le pense pourtant. Et je ne suis pas du tout optimiste pour la suite, je vois l'avenir de la profession très sombre, comme je vois l'avenir de la langue très sombre. Et tous les dilettantes de la correction concourent à assombrir celui-ci comme celui-là. Et je pense qu'on n'y peut rien ! et que ce n'est pas en râlant sur un forum que ça fera avancer le Schmilblick… (Merci d'être indulgente, les TAD M-E, isolés et exclus s'il en est, n'ont pas souvent l'occasion de s'exprimer ! Rappelons que 90 % des M-E [micro-entrepreneurs] ne gagnent pas le Smic, et accessoirement je me demande si parmi les 10 % restants il y a un correcteur, un seul.)

Le problème ne touche pas que les free-lances. Par exemple, je crois qu'une maison comme le Monde compte aujourd'hui douze correcteurs, et j'avais entendu Colignon dire à la radio qu'ils étaient une quarantaine auparavant. (Là non plus je n'ai pas l'ancienneté nécessaire pour savoir de quand date ce dégraissage.) Je trouve ces chiffres assez éloquents.

Pour finir, je précise que si j'ai le temps de faire cette prose c'est parce que j'ai refusé de faire un énième travail rémunéré honteusement. Ce n'est pas grave, les free-lances étant interchangeables, il n'a pas dû être difficile d'en trouver un autre pour le faire à ma place. J'ai refusé d'être une esclave moderne sur ce coup-ci, je gagne donc zéro. (Mais je ne pourrai sûrement pas me payer le luxe de me rebeller très longtemps !)
fred.jvet
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par fred.jvet » 06 déc. 2017, 15:27

Bonjour à tous,

Je me suis inscrit juste pour dire un mot sur ce sujet et faire réfléchir un peu tout le monde...

Je dirige une agence qui fait des sites internet, je suis codeur et franchement très moyen en syntaxe, fautes, etc...

Bref !

Je me fais une petite recherche comme ça sur Google pour trouver des solutions autres, que les copains, ma femme... pour relire les textes que je peux rédiger pour mes clients.

En faisant ma recherche donc, je tombe sur le message de cette prof et sur ce forum.

Alors voilà, je vous livre ma pensée.

Vous savez certainement écrire mais vous êtes de grands malades d'allumer quelqu'un comme ça en public. Apparemment vous ne savez pas que vous êtes lu !
Moi je ne connais pas la différence entre le correcteur et le prof, pour moi le prof peut tout autant m'aider.
Je connais pas vos problèmes de statuts de salarié et de convention collectives... et vous comprendrez que ça m’intéresse pas trop je pense.

Ce que je vois par contre ce sont des gens pas sympa voir hargneux qui me font dire qu'il faut surtout pas contacter les correcteurs parcequ'ils ont un melon énorme et que j'ai aucune chance de sympathiser avec eux autour d'un café, ce que j'adore faire avec les gens avec qui je travaille.

Alors après avoir dit ça, je me doute que vous êtes pas tous comme ça bien sur.
Dans le doute je vais quand même voir si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs et franchement si vous connaissez le modérateur dites lui d'effacer ce sujet, il ternit clairement l'image de votre profession Messieurs, Dames...

Et faîtes vous une verveine ça détend...
tws_17
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par tws_17 » 07 déc. 2017, 12:05

Bonjour à tous,
pourquoi tant de mépris ?? Laissez donc Mariana18 vivre ce qu'elle a envie de vivre !
Je suis outrée par vos commentaires... Intolérants, élitistes, corsetés dans des schémas ... Marre aussi de cette France des étiquettes et des diplômes.. qui, au final, attestent mal des compétences et aptitudes de chacun.
Ce qui compte ici c'est bien sa passion des lettres, alors pourquoi ne s'autoriserait-elle pas l'exercice de ce qu'elle aime ? Je lui souhaite une belle réussite dans ses projets !
sikar
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par sikar » 12 déc. 2017, 10:38

Mariana18 a écrit :
29 août 2017, 10:33
Bonjour, Je vous écris, étant enseignante presque à la retraite, à la recherche d'un emploi. Je débute comme auto-entrepreneur, relectrice-correctrice. Je suis passionnée de lecture, et je serais très intéressée de participer à l'élaboration de livres...
En lisant la demande d'entraide et les moult réponses qui ont suivi, j'ai le sentiment que quelques membres ont simplement oublié l'esprit d'un forum. Je comprends bien que des personnes souhaitent protéger une activité, mais nous ne connaissons rien de la situation de Mariana18. Il me semble que sur un marché concurrentiel, les clients sérieux doivent être conscient du rapport qualité prix d'une prestation.
Azucena64
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par Azucena64 » 13 déc. 2017, 14:02

Vous savez certainement écrire mais vous êtes de grands malades d'allumer quelqu'un comme ça en public. Apparemment vous ne savez pas que vous êtes lu !

Ben si, justement...
Azucena64
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par Azucena64 » 13 déc. 2017, 14:05

J'avais préparé une très longue réponse où abondaient les explications sur les légitimes raisons de notre ultra-protectionnisme, je l'ai effacée par mégarde, flûte !

J'y reviendrai à l'occasion...
LA45BETON
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par LA45BETON » 12 janv. 2018, 17:50

Bonjour,

Je voudrais avoir l'avis des correcteurs ou de tous s'il vous plais. J'ai vingt sept ans, je travaille actuellement dans la restauration, rien à voir me direz-vous mais aimant lire je me passionne pour l'écriture.J'ai écrit un premier manuscrit et j'ai fait appel à un correcteur professionnel diplômé pour corriger mon ouvrage. Il est bien, pointilleux et corrige bien mes fautes mais le souci c'est que je trouve qu'il a tendance à vouloir supprimer beaucoup de passages qui pour moi sont importants pour le livre, les jugeant inutiles ou alors pas adéquats, beaucoup de choses qui me tiennent à cœur sont supprimées. Il est très strict à mon goût. Je voulais avoir un avis, dois je tout accepter de ce qu'il me dit de faire ? je ne reconnais plus mon ouvrage et j'ai perdu un peu le fil de mon histoire. De nombreuses parties sont à refaire pour lui ou à réécrire. Je comprends bien qu'il ne fait que son métier mais pour moi "écrire" signifie aussi transporter le lecteur dans un univers à part. L'histoire est importante cependant je trouve que lorsqu'on lit un livre, c'est bien aussi de retrouver le style de l'écrivain,qui ajoute parfois une petite touche de son style comme un petit brin de folie ou d’humour ou de mystère. Et c'est comme ça que je suis et cela se voit à travers mes lignes. Le correcteur lui est basique, droit et très littéraire, du coup je perds un peu de ce tout cela, et je suis déçu. Pouvez-vous me donner des conseils ? Cela se passe toujours comme cela lorsqu'on fait appel à un correcteur ?
Ilola
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par Ilola » 15 janv. 2018, 18:29

Bonjour,

Pour tenter de vous répondre : un correcteur de métier corrige, normalement, d'office ce qui est fautif – sans en référer à l'auteur, donc –, mais devrait se contenter de vous "suggérer" des modifications, là où le texte visé ne présente pas de "fautes" à proprement parler – surtout s'il s'agit d'un ouvrage littéraire.
D'un autre côté, quand on est l'auteur, on doit aussi pouvoir défendre ses choix stylistiques et autres, et les imposer au besoin – ou accepter parfois d'en changer, si le correcteur a su se montrer convaincant :-)

Il est toujours délicat, pour le correcteur, de prendre la mesure de ce qui est "intentionnel" de la part de l'auteur – qu'il faut donc lui laisser – et de ce qui relève de la simple négligence ou maladresse – que l'auteur lui-même sera bien content, alors, de voir modifié par le correcteur.

C'est généralement par la concertation que le correcteur finit par trouver jusqu'où il peut agir de lui-même, à partir de quand il vaut mieux qu'il interroge l'auteur, lui suggère une modification sans la lui imposer, voire... laisse courir, même s'il estime lui-même que le texte gagnerait à être modifié.

Enfin... il peut aussi y avoir des incompatibilités ! La relation auteur/correcteur est comme toute relation humaine : sujette au feeling, au coup de gueule, aux tensions, à la discussion, laquelle peut parfois être houleuse, même si on cherche à l'éviter !

Vous n'êtes évidemment pas obligé d'accepter toutes les corrections, modifications ou suggestions faites par le correcteur, mais... c'est sous votre propre responsabilité !
Je vous conseille plutôt d'essayer de bien définir votre demande et ses limites, et de les lui exposer le plus clairement possible, afin qu'il comprenne au plus près vos attentes.
Ensuite, libre à lui de poursuivre avec vous, ou de vous rendre votre manuscrit s'il juge qu'il n'est pas en situation d'assumer le travail demandé dans les conditions que vous lui indiquez.

Auteur comme correcteur sont libres de vouloir travailler ensemble ou de ne pas le vouloir !

Reste à savoir aussi si le correcteur dont vous parlez ici est un professionnel de la correction, s'il a l'expérience de l'édition – et s'il corrige votre texte plus en fonction de ce qu'il connaît ou pense connaître de l'exigence éditoriale, ou s'il corrige plutôt selon son propre goût : il est toujours difficile de faire la part des choses ici, mais, en dernier recours, de toute façon, c'est toujours l'auteur qui reste maître à bord. Au risque de voir, en bout de course, son manuscrit refusé par les éditeurs, mais ça, un correcteur, à mon avis, ne suffit pas à l'empêcher, de toute façon.

Aussi, pardon d'être un peu lapidaire : soit ce correcteur corrige selon ses goûts personnels, et... ce n'est pas un professionnel recommandable.
Soit c'est un bon correcteur d'édition, qui met son expérience à votre service, et, alors..., ou bien vous lui faites confiance et acceptez une bonne part de ses suggestions, quitte à conserver certains autres passages tels quels, si vous y tenez ; ou bien vous prenez le parti de revoir par vous-même votre manuscrit, qui souffre peut-être d'avoir été insuffisamment travaillé ? Cela se peut aussi, surtout si c'est votre premier ouvrage.
C'est bien souvent le cas : les manuscrits de grands écrivains vous montreraient qu'eux-mêmes n'ont souvent pas lésiné sur le travail de réécriture, encore et encore.

"Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage", écrivait Boileau : ne vous braquez pas contre ce correcteur, si la mission est en cours, mais essayez plutôt de peser et soupeser ce qu'il vous dit ou écrit en marge, quitte à revoir le tout de fond en comble.
Vous pouvez aussi tester sur des amis non correcteurs, pour voir leurs réactions. N'oubliez pas que le lecteur-correcteur est votre premier lecteur ! Et que tous vos lecteurs ne seront jamais d'un avis unanime, quoi qu'il en soit de la qualité de votre écrit !

Et... détail un peu prosaïque, mais indispensable à prendre en compte : je ne connais pas de correcteur qui refuse de discuter ses corrections avec l'auteur, mais... ça fait des heures en plus à lui régler, au final !
Raison pour laquelle, si vous êtes heurté par ses interventions, vous auriez peut-être intérêt à revoir d'abord bien votre manuscrit... pour être vraiment sûr de ce que vous voulez voir maintenu coûte que coûte, sans trop de "discussions".

Pour ma part, je "suggère" assez abondamment, mais, si l'auteur maintient ses choix, j'ai tendance à ne pas vouloir en discuter des heures inutilement. Avec un auteur qui refuserait toutes mes suggestions dans les 20-30 premiers feuillets, j'estimerais que, ayant pris "le pouls" de l'auteur, je ne devrais plus lui faire que les suggestions réellement indispensables, et laisserais tomber le reste. Même si je n'en pense pas moins dans mon for intérieur...

Mais tout ça demeure très, très subjectif et dépend avant tout de la capacité de l'auteur et du correcteur à savoir échanger clairement dès le début !
LA45BETON
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Re: Recherche correcteur (travail universitaire)

Message non lu par LA45BETON » 16 janv. 2018, 10:33

Bonjour Ilola,

Merci pour votre réponse et pour vos lumières ! je vais réexaminé tout cela de plus près. Je suis d'accord avec vous sur le fait que toute cette démarche est assez subtile et demande beaucoup de discernement. Merci !
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