formation CEC 2017/2018

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
Angie Diop
Messages : 1
Inscription : 24 nov. 2017, 11:46
Contact :

Re: formation CEC 2017/2018

Message non lu par Angie Diop » 24 nov. 2017, 11:49

Bonjour à toutes et à tous!

Je suis inscrite à la formation par correspondance au métier de correcteur, et j'espère pouvoir échanger avec vous.
Pour l'instant je n'ai reçu que la première leçon et le premier devoir.

Bien à vous,

Angie
lamarie84
Messages : 6
Inscription : 11 août 2017, 12:41
Contact :

Re: formation CEC 2017/2018

Message non lu par lamarie84 » 30 nov. 2017, 20:44

Bonsoir tout le monde!
J'ai envoyé les 3 premiers devoirs et j'ai reçu le devoir 4 hier.

J'ai une petite question:
Dans le devoir 2, le correcteur me signifie des fautes sur ma copie mais pas dans son corrigé (alors que j'ai juste si on s'en tient au corrigé...)
Vous aussi il y a cette "anomalie"?

J'ai des annotations sur tous les corrigés, c'est bien, par contre l'écriture est parfois très difficile à déchiffrer ^^'

Bon courage à toutes et tous!!! Au plaisir d'échanger ici et irl en février :)
Ilola
Messages : 21
Inscription : 28 oct. 2017, 07:14
Contact :

Re: formation CEC 2017/2018

Message non lu par Ilola » 04 déc. 2017, 16:58

Bonjour à tous les p'tits nouveaux... ou futurs correcteurs !

Après avoir écrasé ingénument mon dossier Windows (et ne pas avoir fait de sauvegarde, bien sûr !) et mis quelque temps à récupérer mes fichiers chez le superman à qui j'ai apporté mon ordinateur (ouf !) – cause de ma réaction tardive aujourd'hui –, je viens de prendre le temps d'explorer un peu les messages postés sur cette liste dans le passé, puisque je ne m'y suis inscrite que récemment, et j'ai bien ri en lisant qu'une certaine "Angélique", je crois, s'était muée en "Romain" sous l'intervention d'un corrigeur interprétant mal la demande du correcteur (mettre "Angélique" en romain).

Mais, après avoir rigolé, quelque chose me tracasse, car je suis aussi allée explorer un peu les diverses formations dont j'ai découvert l'existence ici, et... visiblement, entre l'ex-Coforma de mon époque, devenu l'ex-Formacom et repris aujourd'hui par le Greta de l'Ecole Estienne, qui, de mémoire, propose une formation très chère, mais couvrant plus de 900 heures, et celle du CEC, nettement plus accessible, mais évidemment moins exhaustive, il faut tout de même bien s'attendre à ce qu'il en manque un peu, du côté du CEC... J'ai notamment lu qu'il y avait, je crois, un devoir tous les quinze jours ? C'est franchement très, très peu !

Donc, deux choses me passent par la tête aujourd'hui, et, en tant que "vieille", je me permets de vous les dire (désolée si les dents grincent) :

1/J'avais été un peu choquée de quelques remarques un brin acerbes lues ici à l'encontre de certains "candidats au métier" qui postaient des messages visiblement mal torchés ou non relus. Réflexion faite : j'approuve ces remarques, car, en venant du CEC, vous avez intérêt à vous EXERCER et à vous ENTRAÎNER le plus possible, et à ne pas louper une seule occasion de VOUS interroger sur tout ce que vous écrivez et comment vous devez l'écrire – et, ici, comme vous l'avez constaté, il y a du répondant. :-)
PROFITEZ-EN !!! Car vous devrez bientôt corriger "vite ET bien", et... entre ceux qui auront fait 900 heures de formation et ceux qui auront fait "un devoir tous les 15 jours", à mon avis, la différence se fera rapidement, si... vous omettez de vous entraîner sur TOUT ce qui vous passe sous le stylo.
Vous devez acquérir mille "réflexes", et... il faut un certain temps de pratique, tout de même, pour les ancrer.

Conseil "de vieille" lectrice-correctrice, donc... : à mes débuts, pourtant "bien formée" pendant un an environ par un des piliers de Coforma, je me souviens d'avoir travaillé comme un nègre ma première année d'activité, car je relisais à des rythmes largement plus bas que ceux que je pouvais déclarer, soit : j'ai travaillé de manière très peu rentable. Histoire de continuer à me former "au mieux" de ce que je pouvais faire, je vérifiais et revérifiais tout ce que je faisais...

A l'époque déjà, le syndicat essayait de décourager les inscriptions (aïe, je vais me faire remonter les bretelles pour ce charabia !), sous prétexte qu'il "n'y avait plus de boulot" dans ce métier, mais, moi, j'ai croulé sous le travail dès mes débuts et jusqu'à ma retraite. Je n'ai pas travaillé de manière rentable la première année, certes, mais, ensuite, je me suis largement rattrapée.
Donc... je vous encourage à être très exigeants envers vous-même. Servez-vous de toutes les occasions qui se présentent pour appliquer ce que vous apprenez actuellement : ce n'est pas avec un devoir tous les 15 jours que vous vous construirez votre "expérience" ! On EST lecteur-correcteur, on ne l'est pas seulement quand on a un travail rémunéré à rendre à un éditeur...

Faites l'usage que vous voudrez de ce conseil. Mais, moi, je suis persuadée que c'est en corrigeant BEAUCOUP (énormément) qu'on devient "bon" dans ce métier, et pas en corrigeant un texte par-ci, par-là, surtout si on ne S'applique pas à soi-même, entre deux boulots, les règles, les usages et la RIGUEUR qu'on est supposé parvenir à faire accepter aux auteurs...

2/ Pour en revenir à "Angélique" devenue "Romain" une remarque s'impose : tout ce que vous écrivez dans la marge doit être ENTOURÉ dans une bulle, si ce n'est pas du texte à composer... Et puis... faire usage des abréviations du métier n'est pas mal non plus : "Angélique" est devenue "Romain", mais un "rom" dans une bulle aurait sans doute été compris par le corrigeur comme étant une indication de graisse à changer...
ÇA, c'est une règle de base que tout correcteur de métier doit appliquer ! Ou bien il y a un signe de correction, ou bien on écrit dans une bulle...

Voilà ! C'était le conseil du jour... :-)
Janis
Messages : 80
Inscription : 30 sept. 2002, 12:52
Contact :

Re: formation CEC 2017/2018

Message non lu par Janis » 06 déc. 2017, 08:03

Merci Ilola pour ton message!
Je me demandais justement si j'allais m'inscrire au CEC car j'entends souvent qu'il y très peu de travail dans ce métier, je te remercie donc pour cette touche d'espoir :)
Vu le prix du Greta (12 000€...), il n'est même pas envisageable de suivre cette formation.
Par curiosité, comment trouvais-tu tes contrats? Par bouche à oreille essentiellement? Par ton réseau?
Merci pour tes réponses.
Ilola
Messages : 21
Inscription : 28 oct. 2017, 07:14
Contact :

Re: formation CEC 2017/2018

Message non lu par Ilola » 06 déc. 2017, 12:23

J'ai OSÉ : j'ai contacté, obtenu un RV, j'y suis allée au flanc... et ça a marché. Le principal est de commencer. ENSUITE, il faut... offrir à l'éditeur ce qu'il recherche et se rendre INDISPENSABLE, autant que faire se peut... Sentir ce qu'il veut, et le lui donner (en tout bien tout honneur, bien sûr :-))
Ce qu'il veut, c'est, généralement, de la qualité de travail, MAIS AUSSI de la disponibilité et de la fiabilité sur les délais. ET... des auteurs "contents" que le correcteur leur ait sauvé la mise, sans dénaturer leur texte.
Un éditeur content et des auteurs contents, c'est évidemment des bons points pour le correcteur qui espère qu'on lui redonnera du travail...

Selon ce que j'en "perçois", le CEC n'offre pas une formation suffisante. Cela dit, rien n'empêche de faire mieux et, surtout-surtout, BEAUCOUP PLUS. Un devoir tous les 15 jours, ça ne prépare pas à pouvoir se coltiner un million de signes durant un week-end, S'IL LE FAUT. Là, il faut pouvoir être rapide et sûr de soi. Il faut pouvoir être "pro" dès le premier ouvrage qu'on nous confie : ce n'est pas le moment de foirer, sinon, le premier ouvrage sera aussi le dernier...

Or personne ne peut savoir à l'avance si l'éditeur contacté, chez qui on va débuter peut-être, ne commencera pas par vous filer un million de signes d'entrée de jeu ! Tout dépend de ce qu'il a à faire corriger "en urgence" au moment T où on le contacte.
Il faut comprendre, je crois, que personne "n'aime" les correcteurs (considérés comme des "improductifs", voire comme de fieffés emmerdeurs), mais qu'on est tout de même bien content d'en trouver un qui assure, quand on en a BESOIN. C'est vrai pour les éditeurs, et c'est vrai pour les auteurs...
C'est assez logique, puisque nous avons le mauvais rôle, en faisant remarquer à l'auteur ce qui est difficile à avaler : son texte n'est pas parfait... et "mérite" d'être corrigé. Pas toujours facile à envisager quand on est l'auteur en question ! C'est au correcteur que revient la tâche de le lui faire accepter... La prochaine fois, le même auteur sera peut-être demandeur, du coup... Tout arrive !
A L'Express, Angelo Rinaldi, lui, venait nous voir plein d'angoisse, s'il voyait revenir sa chronique littéraire avec une virgule ajoutée en rouge pour toute correction (il écrit comme un dieu) : "Vous êtes sûre que mon papier a été bien relu ?", demandait-il, inquiet qu'on l'ait relu un peu trop vite peut-être... !

Le conseil qu'on m'avait donné à mes débuts se révéla judicieux : commencer par rechercher du boulot chez des éditeurs pour qui on n'a pas vraiment envie de travailler – au cas où on aurait encore des lacunes, ça ne portera pas trop à conséquence, on ira voir ailleurs ensuite.
Ne se présenter chez les éditeurs qu'on chérit QUE lorsqu'on peut prétendre être vraiment un "très bon"...

Moi, le tout premier contact fut aux éditions Atlas, chez qui m'avait pistonnée mon parrain syndical, celui qui m'avait formée en parallèle à Coforma, où le syndicat avait refusé de m'inscrire.
J'ai complètement raté le test, la honte ! Je me suis re-préparée à mort, et j'ai retenté ma chance chez Laffont, et, là, ça a marché : j'y suis restée une quinzaine d'années et cet éditeur m'a surchargée de boulot...
Le ratage chez Atlas n'a, du reste, pas découragé le chef correcteur de me confier, un peu plus tard, la relecture intégrale de l'encyclopédie du Million, de la préparation de copie jusqu'au BAT : un boulot d'enfer, mais ô combien formateur !

Voilà quelques "réflexions" sur mes débuts, au cas où ça pourrait servir à d'autres :-) Pas le temps de me relire, pardon !

PS : j'ajoute que, aujourd'hui comme il y a trente ans, à mes débuts, je suis convaincue qu'il y a une foule de mauvais correcteurs ou "non-correcteurs" qui se disent professionnels – il n'y a qu'à consulter les annonces et les sites Internet pour s'en apercevoir. Certes, les éditeurs font avec, mais... ça ne dit pas, pour autant, qu'ils n'aimeraient pas trouver enfin un BON correcteur ! Surtout s'il accepte de travailler pour le même tarif :-) A faire remonter peu à peu...
Il n'y a peut-être "plus de boulot" ou quasi, mais il n'y a plus NON PLUS beaucoup de très bons correcteurs... Vu le niveau de formation scolaire, vu le manque de formation professionnelle... L'enjeu, donc, est de devenir "très bon", et, là, je pense qu'il y a encore des places à prendre... Si on se contente de faire du Prolexis en à peine mieux, c'est sûr que ce sera difficile de se faire considérer comme "indispensable".

PS 2 : la stratégie bien connue reste évidemment valable aussi : trouver un bouquin, un texte sorti de chez l'éditeur qu'on contacte, y trouver une foule de fautes les plus grossières, des incohérences, des informations erronées, et... lui apporter les quelques feuillets corrigés... C'est basique, mais c'est toujours un argument utile à faire valoir.
prof
Messages : 505
Inscription : 30 janv. 2007, 10:12
Localisation : Lot
Contact :

Re: formation CEC 2017/2018

Message non lu par prof » 06 déc. 2017, 15:08

Ilola a écrit :
06 déc. 2017, 12:23
Selon ce que j'en "perçois", le CEC n'offre pas une formation suffisante.
Connaissez-vous celle que le.cassetin@orange.fr prodigue par courriel ?
Janis
Messages : 80
Inscription : 30 sept. 2002, 12:52
Contact :

Re: formation CEC 2017/2018

Message non lu par Janis » 07 déc. 2017, 10:36

Merci Ilola pour ton précieux témoignage et tes conseils!
Répondre

Revenir vers « Correction & correcteurs »