Elections présidentielles en Algérie ;-o

Espace de discussion non professionnel : envie de parler du beau temps ? Un coup de déprime ? Votre sujet ne rentre dans aucun forum ?
Avatar de l’utilisateur
mary31
Messages : 1068
Inscription : 11 déc. 2003, 16:12
Contact :

Elections présidentielles en Algérie ;-o

Message non lu par mary31 » 08 avr. 2004, 15:24

A Blida, les déplacés de la "sale guerre" d'Algérie, oubliés de tous, n'ont toujours pas pu réintégrer leurs villages d'origine

reportage "Si nous pouvions corrompre les autorités, nous aurions un logement"


LE MONDE : Blida de notre envoyée spéciale

Fuyant les massacres et le racket des bandes armées qui écumaient la région dans les années 1990, ils ont quitté du jour au lendemain leurs habitations précaires. Ils vivaient dans des hameaux isolés situés à l'intérieur du "triangle de la mort" (Blida, Médéa, Aïn Defla). En ville, pensaient-ils, ils seraient en sécurité. S'ils ont trouvé là une relative sécurité – les agglomérations sont beaucoup plus sûres que les campagnes –, ils y ont aussi rencontré la misère.

Pour eux, ce déplacement était provisoire. Une question de jours ou de semaines, pensaient-ils. En aucun cas, ils n'auraient supposé que six, huit, dix ans, plus tard, ils seraient toujours dans leurs gourbis, loin de leurs villages d'origine et oubliés de tous.

Ici, dans ce bidonville aux portes de Blida, "la ville des roses" – comme la surnommaient jadis les colons – et capitale de la Mitidja, quelque 400 familles survivent au jour le jour, le long d'une route passante. Des enfants en bas âge jouent à cache-cache dans la poussière, risquant à tout moment de rouler sous les voitures.

L'eau ? Les habitants vont la chercher à pied, à 2 kilomètres de là, et la rapportent dans des jerricans sur des brouettes. L'électricité ? Ils l'obtiennent en "tirant" des fils à partir d'immeubles tout proches, au prix de risques insensés.

Ils racontent leur histoire en arabe – aucun d'eux ne parle le français – le regard fixe, l'air épuisé, donnant l'impression de n'avoir même plus la force de se révolter. Ahmed B., une quarantaine d'années, explique qu'il est arrivé du village de Boukhari il y a six ans. Là-bas, il était agriculteur. Le jour où ses voisins ont été retrouvés égorgés, il a pris sa famille, quelques affaires, et il est parti. Il occupe aujourd'hui un emploi de maçon pour 9 800 dinars par mois, soit une centaine d'euros. Dérisoire pour faire vivre quatre enfants.

Regagner Boukhari, maintenant que le secteur est plus sûr ? "J'ai encore peur et, de toutes les façons, je ne peux pas y retourner : ma maison est en ruines", répond-il. Ahmed n'était pas propriétaire de son habitation. Il ne peut compter sur aucune aide de l'Etat pour le relogement ou la reconstruction.

Saïd L. lui, est originaire de Ben Achour, un hameau situé à quelques kilomètres de Blida, en hauteur, comme un nid d'aigle. En 1995, la mort de sa sœur, tuée par balles avec ses cinq enfants à Médéa, lui a fait tout abandonner pour se réfugier ici. "J'ai eu peur que ce soit bientôt mon tour et celui de toute ma famille", explique-t-il. Avant de fuir son village, il n'avait qu'une petite fille. Depuis, cinq autres enfants sont nés et s'entassent avec lui et son épouse dans la demeure familiale : une cahute de tôle ondulée, de carcasses de voitures et de bâches en plastique.

A l'intérieur, on a étalé des tapis, miraculeusement tenus propres. "Ma femme est fille de chahid -mort pendant la guerre de libération-. Je ne comprends pas qu'on nous laisse dans cette situation", fait-il remarquer avec amertume. Relativement plus chanceux que ses voisins, Saïd a pu sauvegarder son emploi de gardien de nuit dans une école de Ben Achour. Il ne gagne que 8 000 dinars mensuels. Pas de quoi nourrir sa famille.

LA MISÈRE ET DIEU

Le rêve de Saïd ? S'installer dans l'un des immeubles qui jouxtent le bidonville. Des logements sociaux y seraient disponibles. "Mais je n'y ai pas droit. Pour faire ma demande, je dois fournir un certificat de résidence. Comment faire, en vivant dans un bidonville ?", demande-t-il, découragé.

Selon lui, à chaque fois qu'il va réclamer de l'aide à la mairie de Blida, on lui répond : "Retournez dans votre village d'origine !" Mais il avait construit son habitation à Ben Achour sans autorisation, sur un terrain qui, pensait-il, "n'appartenait à personne". Depuis, le propriétaire – ou des spéculateurs – ont récupéré le tout et il ne sait plus où aller.

Lakdar, l'un de ses voisins, avoue que c'est la misère, et non le terrorisme, qui l'a poussé à fuir Tissemsilt, au sud-ouest d'Alger, et à s'installer ici avec ses huit enfants, il y a plus de quinze ans. Depuis, il a eu trois autres enfants. Entouré de ses plus jeunes filles, des gamines à l'allure de gitanes, le père raconte la vie quotidienne dans le gourbi. La fournaise l'été. Les pluies, les inondations et l'humidité, le reste du temps.

"Si nous pouvions corrompre les autorités, je suis sûre que nous obtiendrions un logement", l'interrompt soudain son épouse, une femme en robe longue de velours bleu, l'air meurtri. L'année dernière, l'un des fils, âgé de douze ans, a été écrasé par une voiture sur la grand route...

De quoi vivent-ils ? De cueillette d'épinards dans les champs et de ramassage de pain rassis. Le père revend le tout pour environ 300 dinars. Il se fait aider par l'un de ses fils, qui n'est jamais allé à l'école. Celui-ci, âgé d'une vingtaine d'années, écoute la conversation sans rien dire.

Soudain, il intervient en arabe et lâche, le visage dur :"Je suis désespéré. Je n'ai que Dieu comme recours. En Algérie, on n'a que Dieu..."

Florence Beaugé

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 09.04.04
-----------------------------------------
La Tordue ne l'est jamais tout à fait!
Paul C. Marcinkus

Message non lu par Paul C. Marcinkus » 09 avr. 2004, 16:57

Meilleur que les scores de Poutine et Chirac, celui du père Boutef.

Et si l'OSCE se met à dire qu'elle avait une bonne tête, cette élection... Ah, ça...

Désespérant.

PCM
Désespéré
April 9, 2004 2:19 PM par Hamid Ould Ahmed

ALGER (Reuters) - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a été triomphalement réélu pour cinq ans selon des résultats officiels annoncés vendredi, mais l'opposition a annoncé l'intention d'engager des recours contre un scrutin qu'elle juge entaché de fraude.

Bouteflika, qui réclamait un second mandat pour conforter l'engagement du pays vers la démocratie et l'économie de marché après un terrible conflit intérieur avec les islamistes, a obtenu 83,5% des suffrages exprimés jeudi à la présidentielle, a annoncé le ministre de l'Intérieur Noureddine Zerhouni.

Son principal adversaire, l'ancien Premier ministre Ali Benflis, a recueilli un peu moins de huit pour cent des voix et les quatre autres candidats sont encore plus loin derrière. Le vainqueur devait obtenir plus de 50% des suffrages exprimés pour éviter un second tour de scrutin.

Le taux de participation s'est établi à 57,8% des inscrits, ce que Zerhouni a jugé exceptionnel par rapport aux législatives de 2002, qui n'en avaient mobilisé que 46%.

Bouteflika, 67 ans, vétéran de la politique alternant la modération et les accès autoritaires, est le premier chef d'Etat algérien réélu depuis que le régime de parti unique a pris fin en 1989.

"Pour notre pays, il est sans précédent que nous ayons un exécutif stable élu à un large consensus. Cela devrait sortir d'Algérie de la crise pour de bon", a déclaré à Reuters Abdeslam Bouchoureb, l'un des responsables de la campagne de Bouteflika.

Les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont estimé que la présidentielle s'était déroulée de façon globalement équitable malgré des irrégularités, notamment en Kabylie.

REFORMES ET RECONCILIATION

Mais l'opposition a parlé de fraude avant même la publication des résultats officiels du scrutin, et l'état-major de campagne de Benflis, candidat du Front de libération nationale (FLN), a fait savoir qu'il comptait déposer des recours en justice.

"Nous avons été informés de multiples cas de fraude, des urnes ont été interverties", a dit Soufiane Djilali, autre collaborateur de Benflis, sans donner de précisions sur les recours qui seront présentés au Conseil constitutionnel.

En revanche, pour Bruce George, coordonnateur de l'OSCE, "l'élection n'a pas été parfaite mais, par rapport aux normes régionales, c'est excellent et le fossé entre des élections en Europe et ce que j'ai vu hier s'est considérablement réduit".

L'OSCE, la Ligue arabe, l'Union africaine, les Etats-Unis et le Parlement européen avaient envoyé des observateurs en Algérie pour le scrutin présidentiel.

Le responsable de la commission politique nationale de surveillance de l'élection, Saïd Bouchaïr, a déclaré que le scrutin s'était déroulé normalement à l'exception d'incidents isolés, des urnes ayant été brûlées en Kabylie.

Des accusations de fraude ont accompagné chaque élection en Algérie depuis l'avènement du pluralisme il y a quinze ans. En 1999, Bouteflika avait été élu avec environ 74% des voix, alors que tous les autres candidats s'étaient retirés en criant à la fraude.

Des diplomates occidentaux avaient dit s'attendre à ce que cette élection mette en évidence le retour de l'Algérie dans le concert des nations sous la houlette de Bouteflika, qui a pratiquement mis fin à une guerre intérieure sanglante et dirigée en grande partie contre les populations civiles.

Le conflit avait éclaté en 1992, après l'annulation par l'armée d'élections législatives que s'apprêtait à remporter un mouvement islamiste. Beaucoup d'Algériens reconnaissent à Bouteflika le mérite d'avoir fait sortir le pays d'une décennie de violences ayant fait de 100.000 morts à 150.000 morts selon les sources.

"Cette réélection permettra à Bouteflika de mettre en oeuvre ses projets, la réconciliation nationale comme les réformes économiques et sociales", a estimé Bouchoureb.
Avatar de l’utilisateur
mary31
Messages : 1068
Inscription : 11 déc. 2003, 16:12
Contact :

Message non lu par mary31 » 09 avr. 2004, 17:01

Encore une éléction rondemment menée et la France s'en lave, une fois de plus, les mains...
Tout va bien.
Un score de dictateur et sans doute, que c'est pas demain que les choses s'arrangeront pour les miséreux de Blida.
Mary31 qui rejoint PCM dans son désespoir...
-----------------------------------------
La Tordue ne l'est jamais tout à fait!
Fritz

Message non lu par Fritz » 10 avr. 2004, 14:08

Bonjour Mary 31,
Encore une éléction rondemment menée et la France s'en lave, une fois de plus, les mains...

Je ne crois pas que la France s'en lave les mains.
Voici un article du "Matin", un grand quotidien algerois,
publie il y a un an :


DEBUT DE CITATION

"Bouteflika négocie sa réélection avec Chirac

Le Président Bouteflika a effectué hier une visite de quelques heures à Paris où il a rencontré le Président Chirac. M. Bouteflika appelle les Français à investir en Algérie.
Arrivé à 12 h 30 à l’Elysée, le Président Bouteflika en est ressorti à 15 h sans faire de déclaration. La visite a duré au total deux heures et demie. Une visite que d’aucuns se plaisent à signaler son caractère privé. Les deux chefs d’Etat ont eu un entretien suivi d’un déjeuner en comité restreint dont rien n’a filtré.

Catherine Colonna, porte-parole de l’Elysée, n’en a pas dit plus, sinon que la visite du Président algérien a permis de « fixer le cadre » de la visite d’Etat que doit effectuer Jacques Chirac en Algérie du 2 au 4 mars, et qu’Oran figure au menu de cette visite.

Les relations bilatérales ont occupé une large place dans les discussions. Selon certaines sources, M. Bouteflika aurait demandé au Président français d’agir pour que les investisseurs français s’engagent davantage dans le processus de libéralisation de l’économie algérienne afin de permettre à l’Algérie d’être plus crédible aux yeux des bailleurs de fonds et investisseurs internationaux. Et, partant, permettre de recréer des relations fortes entre les deux pays.

Le Président algérien en a bien besoin dans la perspective de l’élection présidentielle de 2004 pour se présenter avec un bilan qu’une majorité d’Algériens juge bien décevant. Manière comme une autre de solliciter l’appui de Paris.

[...] Certaines sources affirment que la question du Sahara occidental a été également évoquée. En effet, ce dossier empoisonne les relations entre Alger et Rabat et gêne Paris.

Ce dernier souhaiterait donc rapprocher les deux capitales avec lesquelles il entretient d’étroites relations. La France sait que Washington, qui a déjà un pied en Algérie, est sur le point de conclure un accord de libre-échange avec le Maroc, accord que les Américains chercheraient à étendre à l’Algérie. En clair, Paris craint de perdre du terrain au Maghreb au profit de Washington. Dans ce jeu d’influence, la France n’est pas prête à céder du terrain aux Etats-Unis. Abdelaziz Bouteflika le sait bien.

Il se présente comme l’homme sur qui la France pourrait compter, pour peu que cette dernière l’appuie dans la perspective d’un second mandat. Mais au préalable, il faudra trouver une issue au dossier sahraoui. [...]

[...] Jacques Chirac escompte de la part de M. Bouteflika un geste d’ouverture sur le dossier du Sahara occidental. En contrepartie, il est prêt à favoriser une rencontre au sommet entre M. Bouteflika et le roi Mohammed VI.

De ce fait, le discours officiel que prononcera Abdelaziz Bouteflika quand il recevra Jacques Chirac à Alger est très attendu par les observateurs. D’aucuns estiment, en effet, que le Président algérien ne pourra pas faire l’impasse sur la question sahraouie. Dans le cas contraire, s’il ne la mentionne pas, cela signifiera que l’Algérie est en train de réviser sa position sur ce dossier. [...]

Alors que par ailleurs, Abdelaziz Bouteflika n’arrête pas de multiplier les gestes à l’égard de Washington et que ce dernier est prêt à l’appuyer en vue d’un second mandat ?

Hassane Zerrouky - Le Matin du 05/02/2003"

FIN DE CITATION

Je rappelle que :

- L'Algerie est un grand producteur d'hydrocarbures,
et que son premier client sont la France et Elf.

- Le Maroc possede d'immenses reserves d'uranium
(ce que personne ne sait), et qu'EDF est le premier
producteur mondial d'energie nucleaire.

- Les eaux du Sahara occidental sont les plus poissonneuses
du monde. Je sais, le poisson interesse moins les grands
de ce monde que l'uranium et le petrole. Mais beaucoup
de poisson, ca devient aussi interessant que du petrole.

- Enfin, n'oublions pas qu'a la frontiere sud-algerienne
se trouve le Niger, premier fournisseur d'uranium a la
France.

Tout ca s'emboite bien trop bien, non ?

La France s'en lave les mains ? C'est ce qu'elle essaie
de faire croire... Et, comme d'habitude, tout le monde
y croit...


Mary31 qui rejoint PCM dans son désespoir...
Le desespoir est provoque par une situation triste,
ou negative d'une maniere ou d'une autre.
La cause du desespoir, c'est la situation.
Il est donc judicieux de rechercher
les causes de ladite situation.



:)

Fritz.
Paul C. Marcinkus

Message non lu par Paul C. Marcinkus » 10 avr. 2004, 16:13

Voilà qui est intéressant. La France n'est pas prête de lacher ce coin de l'Afrique. Avec tout ce que cela suppose comme chouettes conséquences.

A propos, quid des investissements américains en Algérie, relativement à ceux des autres pays ? Sont-ils en train de suivre la même voie que la remontée brutale qu'ils connaissent actuellement en Libye, autre pays doté d'un peu de pétrole ?

Les Amerloques ont intérêt à grapiller toutes les ressources pétrolières possibles. Puisqu'ils sont en train de se faire lourder par l'Arabie saoudite avec pertes et fracas (ces deux dernières années, les contrats pétroliers & gaziers saoudiens sont, le plus souvent, attribués à des pétrolières non américaines ; des fois, les Saouds se paient le luxe d'en dénoncer un en cours de validité tenu par une US. Et miracle, l'appel d'offres suivant ne choisit pas d'américaines comme chef de file...), ils perdent maintenant pied en Irak. Le Koweït, le Qatar, c'est pas bien grand. Le Venezuela rue dans les brancards, les pays d'Afrique sont encore sous dominante des compagnies européennes, malgré une forte poussée des Américaines ("diversification tout azimuts", ils appellent ça).

Autre revers pétrolier américain, l'échec de la fusion des russes Ioukos-Sibneft, puis la prise de contrôle de 40 % de l'ensemble par ExxonMobil ou ChevronTexaco (c'était ce qui était prévu en sous-main). Ce Poutine, c'est pas qu'il déteste spécialement les Américains -- enfin guère plus que les autres --, mais il n'était pas très malin pour ces Américaines de tenter de racheter la moitié des parts de Khodorkovski, qui voulait faire de la politique avec l'argent qu'il aurait retiré de la vente, sur une sauce à la Madelin (anti-américain comme chacun sait). Poutine avait pourtant prévenu qu'il n'avait rien contre les élections ; juste contre les candidats...

Le merdage en Afghanistan s'inscrit dans même ordre d'idées : le but était d'ouvrir des canaux pourr faire sortir le pétrole de l'ex-CEI sans le faire passer par le territoire (et donc le contrôle) de la Russie. Le réseau d'oléoducs ex-URSS était bâti sur un mode centralisé, moitié pour asseoir la prégnance de Moscou, moitié pour des raisons économiques absurdes.

Après la chute de l'URSS, des compagnies étrangères (Américaines, Européennes, Asiatiques...) ont investi massivement dans l'ex-CEI pour tenter d'ouvrir des pipe-line vers la Chine (mal barré), vers le Pakistan et l'Inde par l'Afghanistan (d'abord à coups de talebs, raté ; puis à coups de Tomahawks, encore raté), et vers la Turquie (port de Ceyhan, j'crois) via la Caspienne et la Caucase (ça, c'est pratiquement réussi).

Vive le baril élevé. 37 $ sur le marché US, dix dollars de plus que le haut de fourchette soutenable à long terme par l'économie américaine. No good, sir.

Nous, ça va mieux, on paie cette saleté noire en dollars US (future monnaie de singe ; pis on fait ce qu'on peut avec l'uranium. J'ai appris il y a peu de temps que le premier marché d'électricité éolienne au monde, c'était l'Allemagne. A vérifier, ceci dit).

(Ca y est, j'ai encore trop parlé).

Paul C. Marcinkus
"Tu es mon (huile de) pierre, et sur cette huile, je bâtirai une raffinerie".
John D. Rockefeller, d'après un mec mort depuis très longtemps et appelé affectueusement Jeese

Tiens, j'ai trouvé ce truc rigolo sur Wikipédia (à Standard Oil, la petite compagnie légèrement monopolistique de Rockfeller) :
"Standard Oil's" governing rules were as rigid as the laws of the Medes and Persians, yet so simple as to be easily understood by anyone:

1. Keep your mouth closed, as silence is gold, and gold is what we exist for;

2. Collect our debts today. Pay the other fellow's debts tomorrow;

3. Keep the seller waiting; the longer he waits, the less he'll take. Hurry the buyer, as his money brings us interest;

4. Make all profitable bargains in the name of "Standard Oil," chancey ones in the names of dummy corporations;

5. Never forget our Legal Department is paid by the year, and our land is full of courts and judges;

6. As competition is the life of trade (our trade), and monopoly the death of trade (our competitor's trade), employ both judiciously;

7. Never enter into a "butting" contest with the Government. Our Government is by the people and for the people, and we are the people, and those people who are not us can be hired by us;

8. Always do "right." Right makes might, might makes dollars, dollars make right, and we have the dollars.
Fritz

Message non lu par Fritz » 11 avr. 2004, 15:30

A toutes et a tous : desole pour ce msg prive hors-sujet,
mais pas d'autre moyen.

ATTN MGR MARCINKUS,

Salut Le Nonce,

Bien recu ton msg dans ma boite perso categorynet.
Comme souvent, texte vide.
Je t'ai repondu, mais je suppose que mon msg
aussi sera peut-etre vide.

Or, ton profil ne mentionne pas ton adresse e-mail.

Balance-moi donc un bip sur mon e-mail :

fritz@2038.net



Encore toutes mes excuses.



:(

Fritz.
Avatar de l’utilisateur
amine
Messages : 3
Inscription : 12 juil. 2003, 03:37
Localisation : Algérie
Contact :

Rondement mené etlaFrance est d'accord

Message non lu par amine » 13 avr. 2004, 19:27

Je me permet de m'imiscer dans un sujet qui me tient à coeur d'autant que la façon avec laquelle ilest abordé laisse transparaitre une grande incompréhension et une absolue méconnaissance du pays et des gens.
Pour rappel, Chirac avait fait plus 81% face à Le Pen alors que les français découvraient qu'ils étaient racistes dans une large proportion.
Ce vote refuge s'est expliqué par la suite alors que l'on peine à expliquerce qui s'est passé en Algérie sicen'estde l'expliquer par une fraudequi a eu peut-être lieu dans des proportions insignifiantes du moins à travers ce que l'on a su notamment des brèves des correspondants de presse du pays profond.
Score à la Brejnev digne des meilleurs dictateurs dubloc de l'est...soit, mais les clichés ont bon dos. Si on peut douter de la crédibilité des députés européens, des observateurs de l'OSCE, de la parole d'une sénatrice américaine...il faut tout de même constater aussi que les journalistes occidentaux (quis'affichent comme référence alors qu'ils tapent souvent à coté car manipulés par des sources au dessus de tous soupçons : des anciens pontes du régime) n'ont fait que relayer les déclarations incongrues des candidats déçus. Ces envoyés spéciaux n'ont rien vu et s'ils n'ont rien vu c'est tout simplement parcequ'il n y avant rien à voir.
Finalement, la question n'est pas de se demlander comment Boutef a réalisé un score pareille mais bien pourquoi les algériens ont préférés se réfugier chez un seul candidat rendant les aspects de cette démocratie naissante dans la douleurs encore plus obscurs qu'ils ne l'étaient en pleine guerre civile. A croire finalement que Boutef est victime de son propre succès tout simplement.
Paul C. Marcinkus

Message non lu par Paul C. Marcinkus » 13 avr. 2004, 20:04

Et pas un mot sur les militaires ? C'est un peu fort, sacredieu, quand on parle d'Algérie.
Avatar de l’utilisateur
mary31
Messages : 1068
Inscription : 11 déc. 2003, 16:12
Contact :

Message non lu par mary31 » 13 avr. 2004, 22:12

Bon, je reprends.

Un post en direct de l'Algérie, merci! Ca fait chaud au cœur...même si on a quelques petites choses à répondre.

Si je reprends, autant le faire dans l'ordre. Vais tenter de mettre en ébullition mon disque dur mental, qui doit faire preuve de compréhension et d'organisation.

1°) Répondre à Fritz. Merci pour ces quelques infos.. mais je ne suis pas bien convaincue que la France ne se lave pas pour autant les mains des habitants de Blida. Bien entendu, que la France a de grands intérêts commerciaux avec L'Algérie et qu'elle a souvent l'oeil qui lui joue de la prunelle, à la belle sur sa mer Méditerranée. Si c'est ça se laver les mains... Si c'est ce que tu as compris, j'ai du mal m'exprimer...
Il commence à bien faire non? ce lorgnage de pétrole, ces envies de désert et de ses gratifiantes frontières... fructueuses affaires, entre l'Algérie et la France qui ne se disent plus "je t'aime moi non plus" à coup de flux humains mais à coup de poignée de billets...
(Pour le flux humain, on en assez, merci bien! Et rappel au passage que les CV au nom de famille connoté ne passent encore pas bien dans l'entreprise, si ce n'est dans le trou au fond de la corbeille à papiers.. mais c'est une autre histoire.. Je me disperse...)
Recevoir Bouteflika ou même - aujourd'hui,le déj de Chirac, il me semble non?- aller là-bas et partager un déjeuner à Alger la blanche.. heu... J'peux vomir??
C'est pas ça l'Algérie... c'est pas seulement cet alibi à une guerre franco-américaine sur les tenants et les aboutissants du pétrole...
C'est Blida, l'Algérie aussi...Et Tlemcen... et les autres bleds... C'est des massacres qu'on tait, des femmes qu'on viole et une presse (sorry là, pour l'ami Amine) qu'on bâillonne...
La France se lave bien les mains de ça?
Ha non, pardon... La France s'essuie les doigts avec les rinces doigts qu'on lui apporte sur un plateau argenté à la fin d'un repas où on lui a pansé la panse...
Tréve de plaisanterie. Il est temps, urgent que la France aille respirer la bonne odeur de la merde qu'elle a laissé là-bas. Ca la regarde de premier chef et qu'elle ne nous joue pas la grande scéne de la Marianne outrée et lâche qui dit "Mais qu'est ce que j'ai avoir là-dedans, moi?? Ils ont voulu leur indépendance!".. Qu'elle prenne ses responsabilités. Mais qu'elle les prenne loyalement pour que cesse les drames humains... Qu'elle joue, la grande dame digne, de son pouvoir et de sa superbe au nom de son image de pays des libertés... Commence à faire franchement chier Marianne avec sa beauté froide, non?

Comment ça, je suis naïve? Comment ça, je rêve tout debout?
Mais le premier militaire qui passe sous ma fenêtre et qui me parle de l'honneur de la patrie, je lui dis quoi? Qu'il est naïf? Allez.. allez... C'est pas de la naïveté, c'est une remise de pendule à l'heure...
Que l'humain soit plus un enjeu que le financier... (et pas que pour le sujet des rapports de la France avec l'Algérie, au passage...)

2°) Répondre à Amine. Ajouter avec PCM une question... Pas un mot sur les généraux dans ton post... Arrrgghhh.. c'est vrai, il a raison PCM, non? C'est gênant... Trouves pas?
Y'à rien à voir... les journalistes envoyés spéciaux n'ont rien vu parceque y'à rien à voir.. Waoouu... c'est un peu simple, non?
Ton rapprochement avec le score de Chirac en mai 2002 et celui de Bouteflika est hasardeux aussi...

Tu écris:
"(..)Pour rappel, Chirac avait fait plus 81% face à Le Pen alors que les français découvraient qu'ils étaient racistes dans une large proportion.
Ce vote refuge s'est expliqué par la suite alors que l'on peine à expliquer ce qui s'est passé (...)"

On va pas te ré-expliquer les élections en France, si?
Un score de dictateur, ouais, ouais... Mais avec des votes de gauche- donc des gens pas racistes puisque en totale opposition de donner des voix à LePen. Des français qui ont été maladroitement ignorants au 1er tour, en confiance, inconscients... je ne sais pas... mais des français qui ont dit "Non" à l'extrême droite avec la peur au ventre, pour certains.
Et pour une fois que la France a une mémoire et que les régionales mettent à l'appui certaines leçons.. je ne sais pas... je me demande.... je reste indulgente avec les gens.
C'est pas vraiment comme cela que s'écrit l'histoire en Algérie, si?

"Une fraude dans des circonstances insignifiantes" et des algériens qui ont voté dans la paix et dans la joie, pour l'homme qu'ils ont choisi...Allons, allons, voyons... Pas de généraux et tout ça sous un joli ciel bleu de Blida et d'ailleurs... Tu blagues ou quoi?
Du coup, Amine, c'est moi, là, qui me demande si tu n'es pas naïf et si tu ne rêves pas tout debout...
Et quand un militaire passe sous tes fenêtres et qu'il te parle de la police politique et du pouvoir de l'armée, tu lui dis quoi? Qu'il est naïf? Allez, allez, c'est pas de la Naïveté, c'est juste une certaine aptitude à se fermer les yeux...

Si tu veux les bander, tes mirettes, pas de pb... Chirac a du laisser quelques rinces doigts propres, encore dans leurs étuis après le repas d'aujourd'hui... Gaffe quand-même, Camarade, le jus de citron, il parait que ça pique... après on a encore plus de mal à les ouvrir.

Mes amitiés.
Merci pour les contributions de tout un chacun. Bon vent, Camarades.
-----------------------------------------
La Tordue ne l'est jamais tout à fait!
Fritz

Message non lu par Fritz » 13 avr. 2004, 23:07

>> Je me permet de m'imiscer dans un sujet qui me tient à coeur
>> d'autant que la façon avec laquelle il est abordé
>> laisse transparaitre une grande incompréhension
>> et une absolue méconnaissance du pays et des gens.
>> Pour rappel, Chirac avait fait plus 81% face à Le Pen
>> alors que les français découvraient qu'ils étaient racistes
>> dans une large proportion.

Bonsoir Amine,

Salamalekum oua Rahmatu'llah (desole pour l'orthographe :)

Ca fait plaisir de voir un journaliste algerien intervenir ici.

Malgre ce plaisir, je me permettrai de repondre a tes observations
d'une maniere nuancee. Je commencerai par un humour a bon marche :
si tu penses que les Francais se sont decouverts racistes
dans une large proportion, alors cela denote une
"absolue meconnaissance du pays et des gens" :)
J'espere que tu me pardonneras cette facilite rhetorique.


>> Ce vote refuge s'est expliqué par la suite
>> alors que l'on peine à expliquer ce qui s'est passé en Algérie
>> si ce n'est de l'expliquer par une fraude qui a eu peut-être lieu
>> dans des proportions insignifiantes du moins à travers
>> ce que l'on a su notamment des brèves des correspondants de presse
>> du pays profond.
>> Score à la Brejnev digne des meilleurs dictateurs du bloc de l'est...
>> soit, mais les clichés ont bon dos.
>> Si on peut douter de la crédibilité des députés européens,
>> des observateurs de l'OSCE, de la parole d'une sénatrice
>> américaine...il faut tout de même constater aussi que les journalistes occidentaux
>> (qui s'affichent comme référence alors qu'ils tapent souvent à coté
>> car manipulés par des sources au dessus de tous soupçons :
>> des anciens pontes du régime) n'ont fait que relayer les déclarations incongrues
>> des candidats déçus. Ces envoyés spéciaux n'ont rien vu
>> et s'ils n'ont rien vu c'est tout simplement parce qu'il n y avant rien à voir.

Effectivement, au milieu du deferlement de sarcasmes qui entoure
le succes electoral de Bouteflika, quelques sources rappellent
que personne n'a detecte de fraudes (a part, peut-etre, effectivement,
dans quelques bureaux de vote ici et la...)

Cependant, ces sources ne presentent guere de garanties :
ce que j'ai entendu vient de RFI (no comment),
et.. d'un observateur de l'Union Africaine ! (ex-OUA).
No comment again.

Parallelement, il se trouve qu'en ce moment, je me rends regulierement
a Barbes, quartier parisien bien connu des Algeriens,
et que j'y entends, a propos de Bouteflika,
des commentaires qui vont bien au-dela
des approximations pro- ou anti-Bouteflika qui
peuvent etre constatees dans les media,
francais ou autres.
Les Algeriens de Barbes sont unanimes a observer
l'infeodation sans conditions du president Bouteflika
a des reseaux politiques qui depassent de loin le cadre
d'une election presidentielle figee dans un instant
de l'histoire et du temps.

Apparemment, il se trouve, parmi la population algerienne,
des gens qui pensent autrement. D'ou vient ce schisme ???????



>> Finalement, la question n'est pas de se demander comment Boutef a réalisé
>> un score pareil mais bien pourquoi les algériens ont préférés
>> se réfugier chez un seul candidat rendant les aspects de cette démocratie
>> naissante dans la douleur encore plus obscurs qu'ils ne l'étaient en pleine guerre civile.
>> A croire finalement que Boutef est victime de son propre succès tout simplement.


Il est clair que dans l'hypothese d'un succes authentique,
Bouteflika doit etre bien ennuye... 84 %, c'est plutot
decredibilisant, a premiere vue.

Maintenant, pour vraiment analyser la situation,
il faut des mots-cles : petrole, par exemple.
Et il y en a bien d'autres. Comme par exemple :
argent. QUI a finance la campagne de qui ?
Sans ces informations essentielles, rien ne signifie quoi que ce soit.

Je note simplement que Jacques Chirac a ete le premier
chef d'Etat a saluer la victoire de Bouteflika.

Tout comme il a ete le premier chef d'etat a saluer
celle du general Gnassingbe Eyadema au Togo.
Il est clair que la victoire du general Eyadema au Togo
- 79 % - a laisse indifferent le peuple francais (Star Ac' oblige).

Et le peuple algerien ?

Msa el-Khir.




:)

Fritz.



P.S. : j'oubliais... "meconaissance totale..."
Souviens-toi que certains Francais, aussi,
savent ce que c'est que de se retrouver avec
un type en cagoule, en pleine nuit, dans un bus,
qui leur plaque entre le nez et la bouche
la baionette de leur AK 47, fraichement aiguisee,
au point qu'on voit encore les rayures de la
pierre a aiguiser sur la baionette...
Ne parle pas trop vite...

Amicalement ;)
Répondre

Revenir à « Discussion générale »