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Paul C. Marcinkus

A fait Sup de Co, Raff ? Ca fait longtemps, alors...

Message non lu par Paul C. Marcinkus » 09 mars 2004, 16:54

Bougez pas, j'en ai d'autres, des chiffres qui montent.
PARIS, 9 mars (Reuters, 09/03/04, 09:20) - Les dérapages du déficit budgétaire et des comptes sociaux expliquent le creusement des déficits publics de la France en 2003 à 63,2 milliards d'euros contre 59,5 milliards en 2002, selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiées mardi par l'Insee.

"La dégradation des comptes publics concerne tous les secteurs institutionnels des administrations publiques. Les administrations de sécurité sociale sont toutefois les principales contributrices à cette croissance du déficit, notamment du fait de l'aggravation du déficit des régimes d'assurances maladie et chômage" indique l'Insee dans un communiqué.

Le besoin de financement des Administrations de sécurité sociale a atteint 9,4 milliards d'euros en 2003, en hausse de 5,3 milliards d'euros par rapport à 2002.

Le besoin de financement de l'Etat ressort quant à lui à 61,8 milliards d'euros, en hausse de 3,6 milliards par rapport à l'année précédente, dans un contexte de stagnation des recettes.

Les administrations publiques locales restent excédentaires, pour la huitième année consécutive. Mais, leur capacité de financement se réduit revenant à 1,6 milliards d'euros contre 2,7 milliards en 2002.

La capacité de financement des Organismes divers d'administrations centrales (ODAC) est aussi en repli, passant de 9,8 milliards d'euros à 6,1 milliards, principalement en raison d'abondements plus faibles au Fonds de réserve des retraites.

Les déficits publics ont représenté 4,1% du PIB en 2003 tandis que la dette publique a franchi la seuil des 60% du PIB à 63,0% du PIB, chiffres que le gouvernement avait notifié la semaine dernière à la Commission européenne, gardienne du respect du Pacte européen de stabilité et de croissance.

Ce dernier fixe un seuil maximal à 3,0% du PIB pour les déficits publics et de 60% du PIB pour la dette publique. Paris s'est engagé vis-à-vis de ses partenaires européens à ramener ses déficits publics sous le seuil des 3,0% du PIB en 2005.

La progression des dépenses publiques s'est infléchie en 2003 (+3,9% après la forte augmentation de 5,5% de 2002) sans toutefois permettre d'enrayer la hausse de la part des dépenses publiques dans le PIB, du fait de la faible croissance des recettes (+2,4% en 2003 après +2,0% en 2002).

Les dépenses publiques rapportées au PIB progressent pour la troisième année consécutive pour atteindre 54,7% après 53,6% en 2002 et 52,6% en 2001.

La décrue du taux de prélèvements obligatoires observée entre 2000 et 2002 s'est interrompue. Il remonte en effet légèrement à 43,9% du PIB contrer 43,8% en 2002. La dette publique s'établit à fin 2003 à 980 milliards d'euros, en hausse de 9,5% par rapport à 2002./MJ

Pour consulter le tableau, cliquer sur [nPAB000874]
Alors que vient l'heure de remplir votre déclaration d'impôts, je vous invite à lire avec attention l'espèce de document A3 couleur joint aux formulaires expédiés par Bercy, dont le titre est : "Maintenir le cap : encourager le travail, favoriser l'emploi, préparer l'avenir".

Rédigé par les services du ministre des Finances, ce papier compte nombre d'âneries et de contre-vérités flagrantes. Je cite :

- "Les dépenses sont maîtrisées" / "Les dépenses de l'Etat sont stabilisées d'une année sur l'autre"
- "Cette bonne gestion nous permet de poursuivre la baisse des impôts et des charges"
- "L'avenir est préparé", etccc.

Cf. papier Reuters. Tout cela est complètement faux. Les finances de l'Etat français se rapprochent bien rapidement de la faillite. Notons que la dette publique a augmenté de 9,5 % sur 2003, soit infiniment plus que la croissance du PIB mesurant les richesses. Le tout pour financer des dépenses de fonctionnement, pas de l'investissement. Pas mal. Ca m'a tout l'air d'être une super gestion, ça, effectivement.

Si on ramène cela à votre situation, ça donne : on réduit ton salaire, ton découvert rougit encore plus, on alourdit le crédit en banque, et on te dit que tout va mieux ! Fabuleux, non ?

Français, l'Etat doit en votre nom 980 milliards d'euros, soit environ 15.000 euros par tête de pioche (si on compte que nous sommes 60 millions). Accessoirement, ce chiffre de 15.000 euros ne cesse d'augmenter. Sûr qu'il est préparé, l'avenir... On claque de plus en plus d'argent qu'on n'a pas encore gagné, quelle meilleure de manière d'anticiper ?
Epeire
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Message non lu par Epeire » 09 mars 2004, 18:22

D'accord avec ton diagnostic jusque là, PCM... Mais alors, quel est l'argent qui a été mal/trop dépensé, où et pourquoi?

E.
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Makhno
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Message non lu par Makhno » 10 mars 2004, 10:28

Jean Marc Gros Minet vient de découvrir ce matin que la croissance annoncée n'allait pas forcément profiter à l'emploi... Il a bafouillé 3, 4 fois, n'avait pas sa voix enjouée de bon toutou du Medef qui remue la queue, une balle en mousse orange dans gueule... A rappelé que les chiffres du déficit allaient certainement avoir des repercussions sur les prélèvements obligatoires... A déploré que ces mêmes chiffres de la croissance envisagée pour 2004 (elles sont belles, elles sont fraiches mes prévisions ! Jettez-vous dessus, demain elles seront flétries comme de vieilles batavia), n'étaient pas à la hauteur de ceux enregistrés au States (ahh, la sacro sainte croissance américaine....) et que la France était décidemment un mauvais élève européen, surtout après avoir été elle-même professeur... Pas en forme le JMS... J'ai même pensé un instant qu'il doutait du gouvernement...
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Paul C. Marcinkus

Message non lu par Paul C. Marcinkus » 10 mars 2004, 11:21

Epeire a écrit :D'accord avec ton diagnostic jusque là, PCM... Mais alors, quel est l'argent qui a été mal/trop dépensé, où et pourquoi?
E.
Oup lah on va aller loin, si on part comme ça...

Je pars d'un principe simple et basique en matière économique. La structure du budget français fait qu'il est déficitaire sur les vingt derniers exercices. Ce déficit (= argent dépensé sans qu'il soit en caisse, donc résultant de l'emprunt), vient s'ajouter à la dette contractée par l'Etat pour ses opérations d'investissement (pour infrastructures, par exemple) et son financement courant. Inutile d'être sorti de Saint-Cyr pour se rendre compte qu'une telle situation est, à terme, intenable.

Dans un tel contexte, baisser les recettes (allègements de charges et baisse de l'impôt sur le revenu) est d'une connerie incommensurable. Et en plus, ce n'est pas tenable, même à horizon 5 ans. Regardez la dépêche reprenant le rapport de l'INSEE : le taux de prélèvements obligatoires / PIB a commencé à remonter en 2003. [Les pompidoliens sont des catas ambulantes, n'ont aucun sens politique à part "tout pour ma pomme". Tant Chirac que Ballamou, et à venir Sarkotruc].

Une situation durablement déficitaire pourrait être temporairement justifiable, si seulement ledit déficit servait à financer des opérations d'investissements. Je sais pas, moi, des grands travaux, de plans de formation, des programmes de recherche à tout casser, la mise en commun de fonctions régaliennes par quelques Etats d'Europe... Mais non, pensez-vous : le déficit de l'Etat ne finance pas le moindre investissement (investissement = dépense de fric à un instant t, souvent massive, de laquelle on attend un retour, à un instant t + qqch). Les investissements publics, l'Etat passe son temps à les réduire et à les refiler aux collectivités locales, qui n'en peuvent mais. L'Etat n'investit plus. Le déficit budgétaire d'Etat finance des dépenses de fonctionnement. Donc une masse salariale, des achats de crayons, de PC, le paiement des loyers. Des dépenses importantes, certes, mais qui viennent "après". Des dépenses qui en elles-mêmes ne préparent rien. Elles sont, et c'est tout.

L'autre majeure partie du déficit vient des finances sociales. La question est complexe, mais un point important du déficit des caisses de Sécu porte sur les fameuses et trop souvent inutiles exonérations de charges sociales : décidées par l'Etat, profitant aux entreprises, réglées par la Sécu, mais non compensées pour cette dernière. Donc la Sécu finance une part importante des politiques d'Etat d'allègement de charges, elle perd du fric, et ensuite on le lui reproche, à elle et aux cotisants salariés, qui eux ne sont "allégés" de rien du tout. C'est absurde. Imbécile. Crétin. Corporatiste de grands intérêts privés. Et à courte vue.

Car on ne fera pas concurrence aux nouveaux pays industrialisés par le coût du travail (la "mondialisation est l'une des causes du tarissement de la "pénurie d'argent public", au même titre que le défaut de modernisation du fonctionnement de l'Etat, surtout le manque d'intégration européenne, facteur d'efficacité des politiques publiques et d'économies... (1) ), de toute façon. Faut être aussi borné et court-termiste que Seillères pour ne pas s'en rendre compte. Une autre variable, c'est de jouer sur la valeur intrinsèque dudit travail (les compétences du salarié), et non sur son coût. Ce qui n'est pas fait du tout (cf. université, formation continue et CNRS). (Je ne dis pas que c'est fastoche et que yaka, hein. Je fais court, là. M'enfin il est absolument que la voie suivie actuellement ne mènera nulle part).

De deux choses l'une : l'Etat est confronté à un tassement des recettes traditionnelles pour plein de raisons (cf. (1)), alors que les dépenses fixes continuent d'augmenter. Et il réagit comme une cloche, en baissant ce qu'il ne faut surtout pas baisser, et en laissant filer des dépenses qui doivent être maîtrisées. La question est : faut-il tailler dans le budget du CNRS, laisser filer augmenter les dépenses salariales du public et augmenter le budget de l'armée pour parvenir à inverser la tendance ? La réponse ne peut pas être "oui".

En outre, un budget ne peut être éternellement déficitaire, sauf à viser le dépôt de bilan ; enfin ça, c'est pour une entreprise. Le surendettement des Etats, qui ne peuvent faire faillite puisque les contribuables ne meurent pas tous, et que le recouvrement de l'impôt a lieu sous contrainte de prison, se règle d'habitude différemment, par exemple par la dévaluation de la monnaie (cf. Argentine, et Etats-Unis actuellement). Ce n'est pas mieux, loin, bien loin de là pour les populations concernées. D'autant moins qu'une dette d'Etat est éternelle, et se rembourse toujours. Et plus y'en a à rembourser, plus ça prend de temps et plus ça coûte cher. Et moins l'Etat pourra, à l'avenir, consacrer d'argent public à autre chose que des remboursements (me semble que la charge de la dette, c'est déjà 12 % des dépenses de l'Etat ; de mémoire). A ne pas oublier, ça.

Bref, les finances du pays vont droit dans le mur. Le gouvernement actuel, dans un cynisme consommé, passe son temps à se féliciter de sa gestion en aggravant de manière considérable ce défaut endémique des finances publiques françaises. Inquiétante contradiction. "Tout va très, Monsieur le Ministre...".

Bref, tout ça pour dire que si on est d'accord sur le diagnostic, Epeire, c'est déjà beaucoup, ce me semble. Combien de personnes connaissent cet état de fait ? Combien sont celles qui en mesurent les conséquences ? Eu égard à l'importance de l'enjeu, j'ai peur que le nombre de ces personnes ne soit dérisoire. Voilà qui est grave.

Ne serait-ce que parce que c'est l'impression que papa Raffarin ne veut précisément pas donner : "tout va mieux, comme on dit dans le Poitou". C'est totalement faux, et c'est malheureusement l'inverse qui est vrai.

(Ca a pas loupé, c'est super long, et ça part dans tous les sens... Bon app' quand même !).

LN

PS : j'assure le SAV de ce fatras. Garantie limitée à 10 jours (faut pas déconner, non plus). Pis j'ai un boulot, moi, oh...
Paul C. Marcinkus

Message non lu par Paul C. Marcinkus » 10 mars 2004, 11:29

Makhno a écrit :Jean Marc Gros Minet vient de découvrir ce matin que la croissance annoncée n'allait pas forcément profiter à l'emploi... Il a bafouillé 3, 4 fois, n'avait pas sa voix enjouée de bon toutou du Medef qui remue la queue, une balle en mousse orange dans gueule... A rappelé que les chiffres du déficit allaient certainement avoir des repercussions sur les prélèvements obligatoires... A déploré que ces mêmes chiffres de la croissance envisagée pour 2004 (elles sont belles, elles sont fraiches mes prévisions ! Jettez-vous dessus, demain elles seront flétries comme de vieilles batavia), n'étaient pas à la hauteur de ceux enregistrés au States (ahh, la sacro sainte croissance américaine....) et que la France était décidemment un mauvais élève européen, surtout après avoir été elle-même professeur... Pas en forme le JMS... J'ai même pensé un instant qu'il doutait du gouvernement...
Sylvestre, c'est ça ?

Faudrait lui dire que la sacro-sainte croissance américaine, elle repose sur du sable (déficits budgétaires, relance militaire, taux d'intérêts bas et endettement à tout va), et qu'elle a déjà tendance à s'éroder, dans les stats.

Accessoirement, les chiffres montrent que l'emploi US, même traficoté, ne profite pas de cette croissance. Que le marché de l'emploi US patauge toujours (pas le taux de chômage, bidonné par les radiations et les départs en retraite, mais les créations d'emplois mensuelles, plus intéressantes, mais sans arrêt décevantes ; la relance budgétaire de Bush créé des emplois en Chine et en Inde. Ce que c'est d'être nul en géo...).

Et alors que les US n'ont pas de système de retraite qui tienne la route, et que leurs plans d'épargnes par capitalisation sont à peine alimentés, les départs massifs qui s'annoncent risquent de poser un énorme problème à l'économie de consommation US. Des vieux retraités sans le sou, ça doit mécaniquement consommer moins que des salariés endettés. Alors que la croissance du PIB US (enfin la nôtre un peu aussi) dépend pour les 2/3 de la consommation des ménages.

K Cendre

PS : un boulot ? Oui, je sais, on dirait pas, mais si, si, j'ai un bureau et tout et tout...
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Message non lu par boultan » 10 mars 2004, 11:34

Réponse de Perben, l'autre jour, chez Ockrent : "63% du PIB ? Pas grave, la moyenne européenne est de 64% !". Sic. Avec évidemment le sacro-saint "mais la croissance revient, et vous le savez !", servi en guise de ponctuation. Plus que de faire une politique de droite, on peut reprocher à ce gouvernement d'être mauvais, tout simplement.
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Message non lu par Makhno » 10 mars 2004, 12:05

Le déficit en soi ne me gène pas, si tant est que tout ce pognon ne se serve pas à renflouer des Credits Lyonnais ou autres Ftelecom plombés par des escrocs du calibre de Pinault ou finisse dans les poches de cette salope de Dassault.
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Message non lu par Paul C. Marcinkus » 10 mars 2004, 13:23

Pas faux sur les copains industriels des zhommes de pouvoir, et les copains pas industriels aussi d'ailleurs...

En soi, le déficit n'est pas plus gênant. Tout dépend de sa raison d'être, et surtout de sa récurrence (on peut pas être en déficit tout le temps, c'est con mais c'est comme ça...).
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Message non lu par spanuci » 10 mars 2004, 16:51

Bonjour à tous,

Boultan écrivait: "Réponse de Perben, l'autre jour, chez Ockrent : "63% du PIB ? Pas grave, la moyenne européenne est de 64% !". Sic. Avec évidemment le sacro-saint "mais la croissance revient, et vous le savez !", servi en guise de ponctuation. Plus que de faire une politique de droite, on peut reprocher à ce gouvernement d'être mauvais, tout simplement."

Voici une dépêche qui le montre bien:


PARIS (AP) - Le ministre délégué aux Liberté locales Patrick Devedjian a déploré mardi le manque de résultats obtenus par les intellectuels français, souhaitant "inverser" le constat selon lequel "chez nous les intellectuels ont l'habitude de signer des pétitions, aux Etats-Unis, ils ont des prix Nobel".

"Souvent on cherche un peu des résultats", a regretté le ministre, qui a affirmé sur RTL qu'"être un intellectuel, ça a des exigences".

"Malheureusement chez nous, les intellectuels ont l'habitude de signer des pétitions, aux Etats-Unis, ils ont des prix Nobel", a-t-il déclaré. "Parfois, on a envie d'inverser."...

C'est sur, comparer un pays de 280 millions d'habitants avec un autre de 60 millions est aisé!!!

Source Quid 2000 (je sais, je n'ai pas trouvé mieux, mais ça n'a pas du varier de beaucoup)
Chimie . USA 48. All. 27. G.-B. 24. Fr. 7. Sui. 5. Can., Suè. 4. Autr., P.-Bas. 2. Arg., Austr., Belg., Dan., Finl., It., Jap., Norv., Tchéc., URSS 1.

Littérature . Fr. 12. USA 12. G.-B., Suè. 7. It. 6. All., Esp. 5. Irl., URSS-Russie 4. Dan., Norv., Pol. 3. Sui., Chili, Gr., Jap. 2. Belg., Colombie, Ég., Finl., Austr., Guatemala, Inde, Islande, Nigéria, Tchéc., Youg., Mex., Afr. du Sud, Isr., Ste-Lucie, Port. 1.

Paix . USA 18. Fr. 9. G.-B. 8. Suède 5. All., Afr. du Sud 4. Sui., Belg., Isr., Irl. 3. URSS, Autr., Arg., Norv., Timor-Oriental, Irl. du Nord 2. Ég., It., Jap., Mex., P.-Bas, Pol., Viêt Nam, Can., Dan., Guatemala, Inde, Palestine, Costa Rica, Tibet, Myanmar 1. Institutions 16 (dont la Croix-Rouge 3, Onu 1). 20 fois non décerné.

Physiologie et Médecine . USA 81. G.-B. 23. All. 15. Fr. 8. Suè., Sui. 6. Dan. 5. Belg., Autr. 4. It., Austr. 3. P.-Bas, URSS 2. Afr. du Sud, Arg., Can., Esp., Port., Jap. 1.

Physique . USA 72. G.-B. 20. All. 18. Fr. 11. URSS 7. P.-Bas 6. Sui. 5. Suè. 4. Dan., It., 3. Can., Jap. 2. Inde, Irl., Pakistan, Autr. 1.

Sciences économiques . USA 26. G.-B. 7. Norv., Suè. 2. Fr., P.-Bas, Can., URSS, All., Inde 1.

Total . USA 248. G.-B. 88. All. 70. Fr. 47. Suède 26. Suisse 21. URSS 17. Institutions 16 (dont la Croix-Rouge 3, Onu 1). It. 13. Dan., P.-Bas 12. Autr., Belg., Can. 9. Norv., Irl. 8. Jap. 7. Afr. du Sud, Esp. 6. Austr. 5. Arg., Isr., Pol., Inde 4. Chili, Ég., Finl., Grèce, Guatemala, Mex., Timor-Oriental, Tchéc., Irl. du Nord, Port. 2. Myanmar, Costa Rica, Nigéria, Tibet, Colombie, Isl. Palestine, Pakistan, Ste-Lucie, Viêt Nam, Youg. 1. Non décernés : Chimie 3 fois. Littérature 7. Paix 20. Physiologie et Médecine 9. Physique 6.


C'est tout.
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