Nouvel élan chinois

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Netizen Kane
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Nouvel élan chinois

Message non lu par Netizen Kane » 27 janv. 2004, 10:11

PARIS (Reuters) - Jacques Chirac a illustré avec force le "nouvel élan" franco-chinois qu'il appelle de ses voeux en apportant lundi soir son soutien officiel à Hu Jintao contre les velléités d'indépendance de Taiwan.


Au premier jour de la visite d'Etat du président chinois en France, critiquée par les mouvements de défense des droits de l'homme et des membres de la classe politique française, le président français a invité les autorités de Pékin à "progresser résolument dans la voie de la démocratie et des libertés".


Hu Jintao s'est rendu en France avec la volonté déclarée d'obtenir l'appui de Jacques Chirac, après celui de George W. Bush, contre le référendum prévu le 20 mars à Taiwan et considéré par Pékin comme un pas significatif vers l'indépendance. Il a obtenu gain de cause lundi soir.


"Rompre le statu quo par une initiative déstabilisatrice, quelle qu'elle soit, y compris un référendum, serait privilégier la division sur l'union. Ce serait une grave erreur", a déclaré le président français lors du dîner d'Etat en l'honneur de Hu Jintao.


"Ce serait prendre une lourde responsabilité pour la stabilité de la région", a-t-il ajouté.


Jacques Chirac a réaffirmé que la France ne reconnaissait que "l'existence d'une seule Chine".


Le président chinois a répondu "apprécier hautement le maintien ferme par le gouvernement français de sa politique de l'unicité de la Chine ainsi que la position de principe prise par vous-même contre les agissements des autorités taiwanaises tendant à l'indépendance de Taiwan sous l'enseigne de 'référendum'".


"Nous nous opposons fermement à l'indépendance de Taiwan, et nous ne saurons permettre à qui que ce soit de séparer Taiwan du reste de la Chine sous une forme ou une autre", a-t-il dit.


Le président taiwanais, Chen Shui-bian, a prévu d'organiser le 20 mars, en même temps que l'élection présidentielle, un référendum controversé comportant deux questions: l'une sur les relations Pékin-Taipeh, l'autre sur le renforcement des défenses de l'île face aux 500 missiles chinois pointés sur elle.


Pékin, qui considère Taiwan comme "une province rebelle", menace de sanctionner toute tentative indépendantiste d'une intervention militaire.


Face aux critiques des associations de défense des droits de l'homme, qui dénoncent le mutisme des autorités françaises concernant les atteintes à la liberté d'expression et d'information en Chine, mais aussi la répression des populations des régions autonomes du Xinjiang et du Tibet, Jacques Chirac a adressé lundi soir un message clair à Hu Jintao.


DROITS DE L'HOMME


"La croissance économique impressionnante de votre pays force aujourd'hui l'admiration de tous. Elle l'invite, dans le même temps, à parachever sa mutation économique et sociale en progressant résolument dans la voie de la démocratie et des libertés", a-t-il dit.


"Le respect des droits de l'homme est une condition nécessaire du développement des sociétés et des économies modernes. Je sais que c'est là l'une de vos priorités", a-t-il ajouté.


La question des droits de l'homme figurera dans une déclaration commune signée mardi matin par Jacques Chirac et Hu Jintao, a-t-on indiqué à l'Elysée.


"La déclaration que nous allons adopter est le signe d'une volonté partagée de donner un nouvel élan à nos relations bilatérales, de donner corps, à l'image de notre dialogue politique, à une relation exceptionnelle dans les domaines économique, industriel et scientifique", a dit Jacques Chirac.


Lors d'un entretien en tête à tête lundi après-midi avec son homologue chinois, Jacques Chirac a pris acte du "relatif retard" dans les relations économiques entre la France et la Chine, mais Hu Jintao s'est félicité de la hausse des échanges bilatéraux en 2003 (13,3 milliards de dollars).


Le président chinois a souhaité que les deux pays "maintiennent cette dynamique".


La France ne figure qu'en 14e position sur la liste des fournisseurs de la Chine, un pays de 1,3 milliard d'habitants qui a enregistré une croissance de 9,1% en 2003, et sa part de marché n'y est que de 1,4%.


De nombreux grands patrons français avaient été conviés lundi soir au dîner d'Etat à l'Elysée. Parmi eux figuraient les dirigeants de LVMH, Groupama, Carrefour, Saint-Gobain, France Télécom, EADS, Snecma, Sanofi, Thomson, PSA, Airbus, Alstom, Areva, Suez, Air Liquide, Danone, Dassault, Renault.


Hu Jintao doit rencontrer mercredi matin des chefs d'entreprise français et se rendra jeudi au siège d'Airbus en compagnie de Jean-Pierre Raffarin. La visite de Hu Jintao coïncide avec le 40e anniversaire de l'établissement des relations entre la Chine et la France le 27 janvier 1964 et les célébrations de l'année de la Chine en France. La France du général de Gaulle fut le premier pays occidental à reconnaître la Chine populaire de Mao Zedong.
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PresseByter
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Message non lu par PresseByter » 27 janv. 2004, 14:17

Et l’intégration des Chinois de France ! Sarko Chan, un Chico-préfet serait le bienvenu !
Janus Bifrons

Message non lu par Janus Bifrons » 29 janv. 2004, 13:08

Beau jeu d'accuser Chirac ! On a pas vu grand chose dans la presse sur les manifs organisées sur le parvis du centre Pompidou, ni sur le défilé du Falun Gong.
Détail amusant : en cloture du défilé des Champs, une grande banderole "Tang et frères SA". Belle image de la réalité des relations franco-chinoises
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