Associations et "semaine contre le racisme"

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gjtg

Associations et "semaine contre le racisme"

Message non lu par gjtg » 12 mars 2009, 09:44

Je m'excuse que, pour mon premier message, je diffuse un texte un peu long. Cela s'explique par le fait que ce texte se rapporte à la "semaine contre le racisme" qui va avoir lieu bientôt.
Par ailleurs ce texte est visible sur le forum de "valeurs actuelles" rédigé sous le pseudo "georgesjean".



Des organisations animées par un anti racisme vigilant mènent depuis trente ans de nombreuses actions, diffusent leurs idées, saisissent les tribunaux. Chaque année, à la mi-mars, elles participent à la semaine d’éducation contre le racisme organisée en particulier dans les établissements scolaires.
Cependant les idées et les actions de beaucoup de ces organisations apparaissent souvent stériles car elles oublient que pour intégrer, il faut disposer d’un cadre stable et respecté. Les étrangers doivent être valorisés. Au contraire l’on constate que des anti-racistes mettent en avant les étrangers dont le comportement est le plus contestable


Les sans-papiers.

Certains qualifient des étrangers de sans-papiers. Cette qualification peut être considérée comme fallacieuse. En effet les étrangers en question avaient des papiers, qu’il s’agisse de visas, de titres de séjour ou de récépissé de demande d’asile. Ils connaissaient de ce fait la date de la fin de l’autorisation du séjour dont ont leur refuse la reconduction. Cette autorisation non renouvelée, ils prennent sciemment le risque d’être dans l’illégalité. L’expression « étrangers illégaux » traduit mieux la réalité de la situation. L’expression sans-papiers transforme, elle, une transgression de la loi en privation d’un droit.

Cette façon de présenter la situation d’étrangers illégaux a l’inconvénient de mettre en avant des étrangers qui veulent imposer leur présence sans l’autorisation des gouvernants représentatifs du peuple.

De plus les Français d’origine étrangère ainsi que les étrangers en situation régulière sont victimes d’un effet pervers produit par la non expulsion des étrangers illégaux. Il leur devient quasiment impossible d’obtenir des visas pour faire venir en France leur famille pour de simples visites. En effet l’on pense qu’une fois en France ces personnes peuvent être tentées de devenir des illégaux qui essayeront de se faire qualifier de sans-papiers afin d’obtenir des cartes de résident. De ce fait c’est aux résidents français de se rendre à l’étranger s’ils veulent voir leur famille, le territoire national, leur territoire s’ils sont Français, étant interdit à leurs proches.

Régulariser les sans-papiers reviendrait à accepter que quiconque s’établissant illégalement en France dispose d’un droit d’installation définitif. Aucune politique d’intégration n’est concevable dans ces conditions. Ce sont les étrangers en situation régulière ou les Français d’origine étrangère qui feraient les frais de l’application de ces théories

Le délit de solidarité

De plus sont parfois présentées comme instituant un délit de solidarité les dispositions du code pénal créant le délit d’aide au séjour irrégulier. Le législateur qui prend ces mesures dans le but de rendre efficace sa politique d’immigration est de ce fait montré comme sanctionnant la solidarité; on le présente comme étant inaccessible au sentiment humain le plus élémentaire. La preuve de cette inaccessibilité est complétée par les parallèles explicites ou implicites qui naissent lors d’expulsion d’étrangers illégaux. Ces expulsions sont en effet parfois comparées aux opérations de déportation organisées durant la deuxième guerre mondiale. L’on parle ainsi de rafles d'enfants. En effet certains veulent utiliser le principe de la scolarisation de tous les enfants, y compris de ceux qui ne sont que temporairement en France, pour ensuite revendiquer, du fait de cette scolarisation, un droit au séjour permanent. Si l’État fait respecter la loi et décide des expulsions il est accusé de fomenter ces rafles d’enfants. Un principe généreux, la scolarisation de tous, est détourné de son objet. De plus là aussi certain font, en utilisant le terme « rafle », un rapprochement entre les expulsions d’illégaux et les opérations menées par les autorités d’occupation lors de la deuxième guerre mondiale.

Des associations de défense des étrangers présentent ainsi les gouvernants d’un pays démocratique comme prenant des décisions moralement condamnables, assimilables à celles décidées par des dirigeants de régimes totalitaires. Une égalité est créée entre régimes démocratiques et système totalitaire, niant de fait la spécificité de ces derniers.
Une chose de plus apparaît fréquemment : l'utilisation du souvenir du génocide juif dans le but de paralyser l'exercice nécessaire de l'autorité par un État démocratique.
Cette allusion permanente au génocide conduit à banaliser l'inacceptable .


Le régime politique et économique de la France est également déprécié quand des groupuscules mettent notre pays face à des situations insolubles. Pour eux il s’agit d’accueillir tous ceux qui le demandent, y compris les illégaux, et de leur donner des droits, en particulier au logement. La quantité de logements construits ou constructibles est limitée, le nombre d’arrivants, pour certains doit être illimité puisque même ceux auxquels le gouvernement ne veut pas donner un droit à résidence, les "sans papiers", doivent avoir le droit de s’installer librement, de disposer d’un logement. Cette opposition rend impossible toute politique du logement.
Les militants qui encouragent des gens à venir sans autorisation puis à revendiquer des priorités pour ces derniers, utilisent l’étranger pour déconsidérer la France, montrée comme étant gouvernée de manière inhumaine.

La double peine.

Le militantisme déployé pour obtenir la suppression de la double peine, disposition qui permet, en complément de la peine principale, d’expulser du territoire des étrangers délinquants, porte aussi préjudice aux étrangers.

Cette double peine se justifie. En effet le fait d’être délinquant ne peut être un motif pour obtenir ou voir prolonger une autorisation de séjour.
Mais surtout la double peine permet d’assurer la protection des étrangers qui résident dans notre pays et en respectent les lois. Les étrangers délinquants portent un préjudice spécifique aux étrangers respectueux du pays d’accueil car ils donnent des arguments à ceux qui mettent en avant le lien entre délinquance et présence étrangère afin de déprécier celle-ci. Il est normal que ces délinquants subissent de ce fait une sanction complémentaire. De plus la mise en œuvre de la double peine éloigne du territoire les délinquants étrangers et prévient ainsi tout amalgame entre les étrangers honnêtes et les autres. Elle valorise de ce fait les étrangers sérieux, facilite leur intégration et par-là permet l’atténuation des tensions raciales.
De plus le lien unissant un individu à un territoire constitue un attribut fondamental de la nationalité. C’est dénaturer celle-ci que d’accorder cette prérogative à des étrangers au motif qu’ils sont délinquants.

La double peine a été en partie supprimée. Cette décision du législateur est regrettable. Cependant suite aux émeutes de fin 2005, on a tenté de la remettre en application. Cette solution ponctuelle devrait être pérennisée


Une nouvelle idéologie.

Les actions d’associations sont complétées par la diffusion d’une nouvelle symbolique. Certaines ont choisi le drapeau « Blacks, Blancs, Beurs » qui fait référence à l’origine ethnique ou raciale des individus. Le drapeau tricolore est lui sans ambiguïté. Les hommes bleus ou rouges n’existent pas. Le blanc du drapeau ne fait pas référence à une race mais à un système de pouvoir, la monarchie. Avec le drapeau tricolore on peut être de toute religion, venir de tout horizon et être Français. Notre drapeau ne peut être le vecteur du communautarisme.
De même on propage le slogan « touche pas à mon pote » alors qu’il constitue un appel à soutenir tous ceux que l’on juge semblables à soi. Il manifeste l’inverse de ce qui fait le fondement de la citoyenneté, la reconnaissance par des gens différents de l’existence d’un destin qui leur est commun.

La société sous contrôle.

Si l’on nous demande d’être tous "des potes", l’on se moque par contre des Français se disant "de souche". On cherche ainsi à assimiler notre pays à une zone géographique, simple lieu d’installation, alors qu’il est un territoire où vit un peuple ayant une histoire, des racines et auquel on peut s’intégrer. S’il est inconvenant de prendre souche en France, les étrangers que nous accueillons sont condamnés à rester des gens de passage, toujours à l’écart.

On poursuit en justice un Préfet ayant affirmé que les gitans vivent de rapines alors que la réponse au problème soulevé doit être donnée par l'analyse de l'origine des revenus des gitans et des mesures à prendre pour les intégrer.

Pour défendre les droits de l’homme il faut vivre dans un État de droit et encourager la considération due à ceux qui font respecter la loi.

Une attaque de commissariat est un moyen d’empêcher l’action de ceux qui veillent sur notre sécurité. C’est une atteinte à l’un des moyens que se donnent les citoyens pour faire respecter leur liberté. Cette atteinte au droit de l’homme est actuellement fréquemment perpétrée dans notre pays. Elle n’est jamais dénoncée par les groupes de défense des droits de l’homme. Elle porte pourtant atteinte aux droits des Français et des étrangers qui, tous, ont besoin de sécurité.

Par contre, alors que trop souvent la délinquance de voie publique ainsi que le trafic de drogue sont le fait de jeunes dont on sait qu'ils sont issus de l’immigration, les associations vilipendent toute personne s’interrogeant sur l’éventuelle existence d’un lien entre la délinquance et l'immigration. Elles qualifient trop facilement toute volonté des défenseurs de la société de sanctionner efficacement des délinquants d’atteinte au droit de l’homme, toute intention de réprimer des délinquants issus de l’immigration de racisme. Un ministre de l’intérieur qui a qualifié les voyous de "sauvageons" a dû s’expliquer, presque s’excuser. On a utilisé le même procédé avec un de ses successeurs qui a traité les malfaiteurs de "racaille". Cependant l’intégration des Français d’origine étrangère, en particulier de ceux qui sont issus de nos anciens protectorats et colonies, est gênée par le caractère discernable des liens existant entre immigration et délinquance. Cette délinquance est parfois présentée comme résultant de la discrimination dont est victime cette population. En fait seule une petite partie de celle-ci s’adonne à la délinquance, mais avec une telle constance que cela devient un véritable problème.
La visibilité de ces délinquants est l'une des causes actuelles du racisme Elle incite malheureusement à stigmatiser nos concitoyens issus de l’immigration. C’est là une source aggravante des tensions déjà existantes. Là se trouve pour partie l’origine des interdits professionnels qui frappent certaines personnes ethniquement marquées.
En sus de ces interdits un découragement à travailler peut naître à la vue de dealers qui roulent en voiture de luxe au vu et au su de tous. Le rétablissement de l’ordre public est indispensable pour éviter le découragement de ceux qui veulent s’intégrer.

L’enfermement.

Ces personnes ethniquement marquées, on tente par ailleurs de les enfermer dans leur condition.

Aucune critique n'est émise par ceux qui luttent contre la xénophobie lorsque des chansons racistes sont diffusées par tel ou tel groupe de jeunes issus de l’immigration. Nul débat ne vient contrarier ceux qui chantent "nique ta mère". Ce serait pourtant l’occasion pour ceux qui s'opposent à la xénophobies de rappeler le proverbe arabe : "Sois poussière sous les pas de ta mère car le Paradis est là où elle pose son pied". Mais cela pourrait amener les Français à porter un regard positif sur leurs concitoyens immigrés. Tel n’est sans doute pas la priorité de beaucoup de personnes qui disent lutter contre le racisme.
On constate depuis peu la diffusion de théories affirmant qu’un néo-colonialisme serait à l’œuvre au sein de la société française. Ce néo-colonialisme serait destiné à maintenir les nouveaux arrivants à part de la Nation. Celle-ci les traiterait en "indigènes". Ces théories de toute évidence destinées à tenter d’enfermer les jeunes de l’immigration dans le statut d’infériorité qui était celui de leurs grands-parents. On veut les empêcher de s’accepter Français, sans doute pour mieux les utiliser.



Faute de faciliter l’intégration des associations anti-racistes proposent de mauvaises solutions.


Le droit de vote aux immigrés.

Donner le droit de vote aux immigrés lors des élections locales serait une erreur. En effet la modification du corps électoral des municipales et des autres élections locales faites en y adjoignant des étrangers non communautaires mettrait ces derniers en position d’arbitre de consultations se gagnant à la marge. Accorder ce droit de vote créerait automatiquement des tensions entre Français et étrangers non communautaires. Tel n’est pas le cas pour les étrangers communautaires puisqu’il existe des systèmes de réciprocité qui favorise, par nos concitoyens, l’acceptation de ce droit de vote des étrangers.

La mise en œuvre du droit de vote aux immigrés lors des élections locales est plus propre à semer la discorde qu’à favoriser l’intégration des non communautaires, alors que les conditions pour devenir Français, et donc pouvoir légitimement voter à toutes les élections, sont souples. En particulier notre pays accepte la bi nationalité.
Devenir national est une possibilité largement ouverte et constitue le meilleur instrument d’intégration. Le préserver nécessite de ne pas morceler les attributs qui lui sont liés.

La discrimination positive.

Alors que le fait de devenir Français confère une appartenance qui a pour avantage de mettre au second plan l’origine, la race ou la religion, la discrimination positive rendrait obligatoire la mise en avant de l’origine raciale ou religieuse de chaque individu.
Dans les divers métiers il faudra déterminer qui occupe les postes. Chez les journalistes par exemple, compter le nombre d’arabes, de juifs, de protestants, de noirs. La discrimination positive nécessite la mise en place d’une politique raciale méticuleuse.
De plus si la discrimination positive est mise en place on sera tenté de compter les assistés, les chômeurs, les incendiaires de voitures; selon leur origine.

Les enfants des couples mixtes, eux, seraient inclassables. On ne saura par exemple s’il faut ou non faire bénéficier de mesures de faveur les individus de type arabe mais à nom français ou, à l’inverse, les personnes de type européen mais à nom arabe.

Appliquée à l’emploi, qui est rare, la discrimination positive peut augmenter les tensions raciales car si certains bénéficient de mesures positives de discriminations d’autres seront en parallèle discriminer négativement.

L’intégration, le travail et l’assistanat.

Au lieu et place de ce système de discrimination, l’on pourrait s’interroger sur les causes du chômage en France, en particulier sur l’efficacité de l’argent dépensé au titre de l’assistanat, chaque euro affecté à cette fonction ne pouvant être utilisé au paiement d’un travailleur Français ou non. Ces sommes affectées à l'assistanat ont un effet néfaste pour l'emploi des Français comme des étrangers régulièrement installé.
Concernant les primo arrivants, du fait de cette préférence pour l'assistanat, il leur est difficile de trouver un travail. Par contre, pour la même raison, ils bénéficient d'une couverture sociale et d'aides diverses et variées. Au lieu de participer à la vie économique du pays, ils contribuent à alourdir les déficits sociaux, ce qui peut être également un facteur d’augmentations des tensions raciales.

Que ce soit pour les étrangers, pour les autochtones, pour le niveau de l’activité économique, le maintien du lien entre revenu et travail est indispensable. C’est de plus l’un des principaux instruments d’intégration.

Le droit du sang


La Marseillaise régulièrement sifflée, les voitures qui brûlent le 14 juillet, illustrent le problème d’identité auquel sont confrontés certains bi nationaux, problème pour partie lié à l‘importance accordée par notre code de la nationalité aux dispositions s‘inspirant du droit du sol.
Le principe d’acquisition de la nationalité en application du principes dit du droit du sang doit être valorisé alors que la législation issue de du droit du sol doit voir sa portée amoindrie. C’est là un moyen de stabilisation de la société.
L'argument selon lequel les législations s'inspirant du droit du sang seraient raciste est erroné.
On peut en effet être Français et noir, jaune ou blanc ; juif , catholique, musulman, protestant ou athée. Le sang français n'est pas raciste.






Le rôle parfois néfaste des associations.

Plus qu’encourager l’intégration certaines associations de lutte contre le racisme ont tendance à cultiver le ressentiment des nouveaux arrivants. Dans les années 20 lorsque les Arméniens sont venus se réfugier en France, personne ne les a incités à descendre dans la rue pour protester contre le quolibet dont ils étaient victime : « Arméniens tête de chien ». Aucune association ne les a détournés du seul objectif valable, l’intégration dans leur nouveau pays
Aujourd’hui certaines organisations sous couvert de lutte contre la xénophobie ont mis en avant les étrangers délinquants, élargissant le fossé qui sépare les étrangers des Français. Elles ont dévalorisé les gouvernants, le législateur et instillé dans la société des concepts se substituant à celui de citoyenneté. Elles ont de ce fait affaibli le système démocratique et compliqué l’intégration des étrangers.
Leurs actions, consistant trop souvent à vouloir démontrer que leurs concitoyens sont des racistes, ont incité ceux-ci au silence face aux problèmes liés à l’immigration et à l’identité nationale, entraînant une frustration encourageant les extrêmes.

Cet activisme a de plus mis au second plan les vrais débats sur l’école, la police, la justice, l’assistanat. Cet activisme a de plus affaibli la capacité de réaction des Français lorsque de véritables actes racistes sont commis, comme des attaques contre des églises, des mosquées ou des synagogues.

Les pouvoirs publics avant de reconnaître un rôle officiel aux associations anti-racistes en les considérant comme des partenaires naturels, en les subventionnant, en les conviant à participer à des opérations comme les "semaines d’éducation contre le racisme" qui leur ouvrent la porte des collèges et lycées, devraient faire un bilan précis, pour chacune d’elle, des conséquences de leur idéologie et de leurs actions.
gjtg

Message non lu par gjtg » 12 mars 2009, 09:45

lien du texte supra :

http://www.valeursactuelles.com
LUCSAINT
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blabla

Message non lu par LUCSAINT » 16 mars 2009, 13:45

Il y en a vraiment qui ont que ça à foutre ! :lol:
excuse-moi bcbg mais t'es quoi ? journaliste ???
gjtg

Malika Sorel.

Message non lu par gjtg » 19 mars 2009, 16:57

Sur ces problèmes de racisme et d'intégration :

Malika Sorel
"Le puzzle de l'intégration. Les pièces qui vous manquent : crise identitaire, violence, échec scolaire, discrimination positive, culpabilité des Français, droit du sol..."
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