Présentation disparue...

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
Ilola
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Présentation disparue...

Message non lu par Ilola » 28 oct. 2017, 08:30

Aaaaahhhhh !!!
J'ai cliqué sur "Aperçu", et ma présentation a disparu ! Ne sachant pas si elle va s'afficher, je ne vais pas la refaire maintenant... Désolée si ce message doublonne, donc.
Ilola
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Re: Présentation disparue...

Message non lu par Ilola » 29 oct. 2017, 13:40

Et comme, au final, ma présentation semble avoir réellement disparu, je recommence ici, pardon.

Je viens de m'inscrire à ce forum, en tant que lectrice-correctrice "de métier", avec une solide expérience d'une trentaine d'années, qui se résume à peu près à :
- Une bonne quinzaine d'années à travailler comme "pigiste salariée" ou "en pied" pour de grands éditeurs parisiens – principalement Laffont (+ Bouquins et Seghers), avec qui j'ai travaillé sous les deux statuts pendant plusieurs années, et Grasset (+ Fayard), "mes" deux éditeurs réguliers pour qui j'ai oeuvré toutes ces années... ce qui me laissait peu le loisir d'accepter d'autre piges, mais j'en ai tout de même aussi pris assez souvent des Editions Mazenod ("beaux livres" d'art), du Cerf, de Pauvert, de la Documentation française, de Nathan et de quelques autres que j'ai oubliés depuis, sauf que j'ai assumé aussi, deux-trois ans durant, l'intégralité de la relecture-correction de l'encyclopédie du Million des éditions Atlas (inoubliable, car ce fut hyper-lourd, mais intéressant : j'étais seule à intervenir, en copie comme sur épreuves, et, ayant à l'époque encore peu d'expérience, j'en ai gardé le souvenir d'un apprentissage accéléré plutôt rude, mais ô combien porteur !), Guides Michelin (l'enfer du correcteur, pour moi...), et un manuel scolaire, un seul, mais "de français" et, après, je me suis promis de refuser tout manuel scolaire... : je ne connaissais pas encore le "pédagogisme", que je découvrirai plus tard, en mettant mon fils à l'école...
- Puis 23 ans passés à la Révision de L'Express, dont 5 comme "réglette" (pour les "jeunes" : chef de service, en gros) : nous étions en permanence 8-9 réviseurs titulaires, et étions aidés par un volant d'une dizaine de vacataires quasi permanents aussi, pour relire L'Express, mais également tout ce qui se publiait en son nom, suppléments régionaux, "publiscopies", numéros spéciaux et autres "plus produits", pour citer LE directeur de la rédaction qui, à mon avis, aura le plus provoqué le coma de ce qui était jadis (on a dépassé le "naguère", je crois, ici !) un prestigieux hebdomadaire.

Et voilà ! C'est tout, mais... si je fais le compte, quoique pas très matheuse, j'ai dû relire pas loin du millier de livres de tout acabit et assurer quelque 5 000 journées de révision d'articles de presse, soit encore 40 000 heures à douter et à chercher l'erreur qui aurait "peut-être" pu se glisser dans une chronique littéraire ciselée au scalpel par un Angelo Rinaldi ou le reportage de guerre d'un "grand journaliste", arrivant dans nos corbeilles en super-chaud à 4 heures du matin, en toute fin de bouclage...
En effet : quand j'ai commencé à y faire des "services", L'Express passait pour avoir la meilleure rédaction de plume et la révision la plus fiable de France et de Navarre... Imaginez : chaque article, froid ou super-chaud, y était relu entièrement au moins quatre fois, par quatre réviseurs différents ! L'exigence était au top... et... appartient au passé maintenant, vu qu'il n'y a même plus de service Révision aujourd'hui, dans, je crois, aucun de nos journaux.

Quant à l'édition, ayant rapidement disposé d'une petite réputation (foin de modestie !), j'ai très tôt privilégié – et le plus souvent obtenu – qu'on me confie les manuscrits en préparation de copie, car j'en ai eu vite marre de me coltiner des premières derrière de supposées "préparations" ni faites ni à faire, qui laissaient au correcteur en première la moitié du boulot qu'aurait dû faire le préparateur.

Pour rebondir sur certains messages parcourus ici : nous faisions donc la distinction entre le "correcteur", qui intervenait sur les épreuves et était supposé pouvoir suivre une copie préparée, et le "lecteur-correcteur", qui se voyait confier le manuscrit brut et devait faire le travail de "préparation de copie" (à ne pas confondre avec la "préparation technique de la copie" !) : choix orthotypographiques, unification, vérification des informations et de leur cohérence entre elles, contrôle de l'échelle des titres, sous-titres, notes, etc., réécriture plus ou moins lourde autant que nécessaire sans tourner au métier de rewriter, en plus de la simple "correction" orthographique, grammaticale et syntaxique... Travail très comparable à ce que je ferai ensuite à L'Express en tant que "réviseuse", où l'exigence de fiabilité était simplement décuplée.

Bref : je fais partie des lecteurs-correcteurs "de métier", mais... un peu dinosaures quand même, après l'enterrement des journalistes-réviseurs ! Quoique mes dernières années en presse m'aient déjà apporté l'avant-goût de ce que deviendrait notre profession : "Cent fois sur le métier...", c'était déjà passé de mode – et les papiers des nouvelles recrues, arrivant quasi du berceau dans cette rédaction sans avoir apparemment entendu parler de participes ou de concordance des temps, leur étaient souvent retournés bardés de corrections ne dépassant pas le niveau d'un CM 1...

Et, pourtant... je découvre ICI que certains se posent encore la question des espaces "fines" ?! Ouh là là ! Je vais devoir relire mon Code typo et mon "Aide" de Word, car, moi, ça fait belle lurette que je ne veille plus qu'à placer des "insécables" là où il en faut, si mon traitement de texte ne les met pas pour moi...


Pour finir : pourquoi me suis-je inscrite ici ? Eh bien, comme beaucoup de retraités, j'ai fort envie de renouer avec mon métier, exercé si longtemps avec un réel plaisir, et que je n'ai jamais lâché totalement, continuant à "travailloter" (bénévolement, monsieur l'Inspecteur !), ici en traduction de l'allemand (je suis germaniste de formation et ai vécu en Allemagne assez longtemps), là en relecture-correction...
Mais, ayant encore un ado à charge, et comme on s'apprête à me décharger de plus en plus de mes revenus de retraitée, et comme mon ado est maintenant interne et que je vais récupérer du temps pour moi...

Oserais-je ajouter une "conviction" toute personnelle : et comme "Blanquer est arrivé", et qu'il se pourrait bien que de ce fait, dans quelques années, les éditeurs se mordent les doigts d'avoir supprimé leurs services de correction et misé sur des lecteurs sortis de l'école quasi illettrés et ne trouvant rien à redire à devoir acheter des livres bourrés de fautes grossières ou écrits au lance-pierres... : j'y crois, moi, encore un peu, à l'avenir !
Surtout que, du côté des "correcteurs", hélas, beaucoup sortent de la même école que les lecteurs quasi illettrés, et que donc, aujourd'hui, c'est un peu l'hôpital qui vient au secours de la charité...
Il n'y a qu'à aller faire un tour sur Le Bon Coin pour y lire quantité d'offres de services de prétendus "correcteurs" pas même fichus de rédiger une annonce dépourvue de fautes grossières. Amusant...


Je vais donc à la recherche de toutes les informations qui pourront m'aider à reprendre pied sur le "marché du travail" (je déteste cette expression, pourtant bien parlante !) et à élaborer mon site, encore à venir :
- Les tarifs pratiqués (aïe, aïe, aïe ! Il semble que, là, les choses se soient fameusement détériorées !),
- Les rythmes de lecture et délais que vous acceptez, selon que vous travaillez en copie ou sur épreuves,
- Les sites intéressants à consulter,
- Les nouvelles manières de travailler (je découvre avec étonnement qu'on continue de corriger sur papier, dans l'édition ? C'est plutôt une bonne nouvelle, quoique la rentabilité, là, soit encore moins évidente...),
- Les exigences "à la mode" du côté des éditeurs (toujours plus, pour toujours moins, si je comprends bien ?)
- Les éditeurs ou agences de correction à fuir, les esclavagistes, les mauvais payeurs ou les faux naïfs : c'est l'annonce de Copie Qualité qui m'a fait atterrir ici, et... ayant lu quelques témoignages peu encourageants, je ne vais pas me précipiter pour y répondre...
- Voire, si c'est votre cas : votre expérience d'auto-entrepreneur... (alors, là, je suis dans le brouillard !)

En un mot : TOUT ! Car tout m'intéresse et tout peut m'aider à me positionner.

Merci de m'accueillir parmi vous, merci pour vos infos... et bonne journée à tous ! (Je refuse l'écriture dite "inclusive", que je juge tout simplement criminelle, comme l'est la méthode globale toujours imposée à nombre d'élèves.)
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Re: Présentation disparue...

Message non lu par prof » 30 oct. 2017, 10:18

Ilola a écrit : principalement Laffont
Aurions-nous pu nous y croiser ? Nous pouvons à présent nous écrire : jean.tillie@orange.fr
Confraternellement.
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