Demande de renseignement(s) , merci de me répondre .

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
Dany12
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Message non lu par Dany12 » 25 sept. 2015, 14:12

Bonjour,
Excusez-moi de vous déranger mais j'aimerais savoir si on peut travailler (depuis domicile en mode télétravail/freelance) come correcteur/relecteur.
Si oui avez-vous des adresses de quelques (maisons d'édition, structures) à me donner?
Cordialement,
Koffi
Catherine_75
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Message non lu par Catherine_75 » 26 sept. 2015, 01:23

Bonjour,

Si vous posez une telle question, c'est que vous n'êtes pas correcteur.
Et ne devient pas correcteur qui veut, c'est un VRAI métier, il ne suffit pas seulement d'être « bon en français » pour l'exercer.

Les correcteurs professionnels ont déjà suffisamment de difficultés à vivre décemment de leur travail, je ne peux que déconseiller cette voie à tout amateur qui ferait du mauvais travail, accepterait un salaire ridicule et contribuerait à décrédibiliser ce métier.

Cordialement.
kenzo133
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Message non lu par kenzo133 » 26 sept. 2015, 10:12

Il existe un vieil adage : "un professionnel, c'est un amateur qui n'a pas abandonné."
Oui, correcteur est un métier qui s'exerce (le plus souvent) à domicile en freelance ou en télétravail (salaire).
C'est un métier qui exige une solide formation (malheureusement l'école des Correcteurs, Formacom, vient de fermer ses portes et les autres formations sont bien moins complètes) si on veut l'exercer correctement et en vivre.
Il ne suffit pas d'être bon en orthographe pour bien travailler, la certification Voltaire, c'est bien, mais il reste la typo, la culture générale, et tout un tas de petites choses qui font de vous un bon correcteur... ou pas.
On démarche généralement les maisons d'édition, les agences de communication, les journaux, il n'y a pas de règles ni d'adresses où l'on est sûr que l'on vous embauchera. Nous ne pouvons donc pas vous aider sur ce point.
Désolée de ne pouvoir vous en dire plus.
Catherine_75
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Message non lu par Catherine_75 » 26 sept. 2015, 17:47

kenzo133 a écrit :Il existe un vieil adage : "un professionnel, c'est un amateur qui n'a pas abandonné."
À condition que l'amateur ait un parcours lui permettant de devenir professionnel… Au risque de me répéter, les correcteurs amateurs qui se font payer pour un piètre travail font beaucoup de tort à cette profession qui est déjà mal en point.
kenzo133 a écrit :Oui, correcteur est un métier qui s'exerce (le plus souvent) à domicile en freelance ou en télétravail (salaire).
Faux. La correction est un métier qui s'exerce principalement dans une maison d'édition (tous les éditeurs qui se respectent ont un pool de correcteurs) ou en presse mag ou quot (en presse, le correcteur a un statut de journaliste) et, bien entendu, en salaire.
Depuis plusieurs années, le travail à domicile s'est développé sur l'impulsion d'éditeurs qui souhaitaient faire des économies (beaucoup moins cher de payer un correcteur pour un livre de temps à autre que de lui payer un salaire mensuel). C'est aussi un moyen pour les éditeurs d'encourager l'autoentrepreneuriat… sous le prétexte fallacieux que les gens travaillent chez eux.
kenzo133 a écrit :C'est un métier qui exige une solide formation (malheureusement l'école des Correcteurs, Formacom, vient de fermer ses portes et les autres formations sont bien moins complètes) si on veut l'exercer correctement et en vivre.
Il ne suffit pas d'être bon en orthographe pour bien travailler, la certification Voltaire, c'est bien, mais il reste la typo, la culture générale, et tout un tas de petites choses qui font de vous un bon correcteur... ou pas.
Je suis ici tout à fait d'accord avec vous. La fermeture de Formacom est une vraie tragédie pour la profession. Aujourd'hui, si l'on veut devenir un vrai pro, il me semble qu'on doit forcément passer par des stages pour se former sur le terrain.
kenzo133 a écrit :On démarche généralement les maisons d'édition, les agences de communication, les journaux.
Je n'ai jamais trouvé de travail par la prospection (je l'ai fait au début, mais ça n'a donné aucun résultat). C'est quasiment uniquement le bouche à oreille qui fonctionne.
Dernière modification par Catherine_75 le 26 sept. 2015, 19:37, modifié 2 fois.
cargo06
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Message non lu par cargo06 » 26 sept. 2015, 19:32

C'est aussi un moyen pour les éditeurs d'encourager l'autoentrepreneuriat… sous le prétexte fallacieux que les gens travaillent chez eux.
Sur le fond, vous avez raison, mais cela sous-entend-il que seuls les correcteurs résidant à Paris (où la grande majorité des éditeurs de taille à faire appel à des correcteurs sont installés) ou dans sa proche région seraient à même d'exercer cette profession ? Je vis loin de Paris et suis très heureux de pouvoir travailler à distance (et à domicile).
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Message non lu par Azucena64 » 08 oct. 2015, 06:13

Bonjour à tous,

Catherine, tu sais que ma pensée rejoint la tienne sur ce point. Et ce d'autant plus que j'ai été correctrice salariée à temps plein pendant trente ans avant d'être jetée aux oubliettes de Pôle emploi par un employeur qui n'a pas su/voulu préserver mon emploi et celui des opérateurs PAO de son entreprise.
Conviens néanmoins qu'il n'est guère facile d'être salarié pour qui, comme moi et comme cargo06, réside en province (je réside à quelque 750 km de Paris).
Par ailleurs, en ce qui concerne l'auto-entreprise, la faute incombe à l'État et c'est à lui de réparer l'erreur commise, si tant est qu'elle soit encore réparable. Le statut d'auto-entrepreneur a contribué à lancer sur le marché des personnes peu préparées, peu formées (voire pas du tout...), peu qualifiées et même, pour certaines, peu faites pour ce métier. Il y a parmi les auto-entrepreneurs des stakhanovistes qui se font "un max de fric" à grands coups de Prolexis ou d'Antidote et basta, des "margoulins" sans vergogne qui se prétendent correcteurs, laissent des fautes à la pelle, voire en ajoutent et jettent l'opprobre sur notre métier, et des artisans sérieux capables de passer une heure à réécrire cinq mille signes pour "l'amour de l'art" et de ne facturer qu'une demi-heure de correction basique parce que le client est un jeune auteur qui n'a pas le sou.
Que faire sinon nous constituer par exemple en association(s) et en devenir les salariés ? S'il y a des partants, j'en suis !

Mais pire que l'auto-entreprise, il y a tous ceux, innombrables, qui, en France comme à Madagascar, au Maroc ou au Congo, travaillent "au black", sans méchant jeu de mots... et te font rire jaune jusqu'aux orteils quand tu lis leurs messages... N'est-ce pas, Dany-Koffi ?

Koffi, êtes-vous le Koffi que l'on rencontre sur Viadeo depuis quelques jours ? Autrement dit
le « Vendeur,correcteur, ,assistant virtuel, transcripteur,internet researcher » (sic !) domicilié à Lomé ?
http://www.viadeo.com/profile/00220t33l6g4tzaj
Si oui, comme je vous l'ai déjà écrit, passez votre chemin ou entreprenez une sérieuse formation !

M.-I.
Catherine_75
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Message non lu par Catherine_75 » 09 oct. 2015, 01:26

Bonsoir,

Bien sûr, Azucena et Cargo, je l'admets bien volontiers : le statut d'AE est presque indispensable pour un correcteur de province (et même de Paris, parfois, hélas…).

Ce qui m'agace — et le mot est faible — c'est que les correcteurs soient de plus en plus poussés à devenir AE pour pouvoir vivre, alors que leur statut NORMAL est le salariat. Alors, je pousse ma gueulante de temps à autre pour le rappeler.

Catherine

PS : ah, oui… "Le" Koffi de Viadeo ! Merci, M.-I., d'avoir fait le lien ! Ce monsieur a demandé à faire partie de mes contacts, et j'ai bien entendu refusé. Je viens de remarquer, en consultant à nouveau sa fiche Viadeo, qu'il indique un niveau de français "courant"… Et il se prétend correcteur !
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Re: Demande de renseignement(s) , merci de me répondre .

Message non lu par Azucena64 » 09 oct. 2015, 09:25

Coucou,

C'est une catastrophe ! Nous devons lutter avec nos meilleures armes, même les plus acérées, contre tous ces margoulins qui se prétendent correcteurs, habitent au diable vauvert, travaillent au noir !
Des Noirs qui travaillent au black... ça me fait sourire. (Ne cherchez pas, il n'y a pas de racisme là-dedans, mais simplement de l'humour...)

Néanmoins, les luttes à envisager sont nombreuses ; à commencer par celle-ci :

Au cours de ma relecture d'un manuel scolaire d'enseignement du français au collège, j'ai remarqué des erreurs qui, à mon époque (dans mon siècle), constituaient de belles "perles". Elles sont nichées dans un extrait de Harry Potter et la chambre des secrets (pp. 289 et s.)" donné en lecture (pâture) "de référence" aux jeunes des classes de 6e...

« Harry n’avait aucune idée du temps qu’il avait passé entre les pattes de la créature qui avançait à travers la forêt plongée dans d’épaisses ténèbres.
Au bout d’un long moment, cependant, l’obscurité se dissipa suffisamment pour distinguer un sol couvert de feuilles et grouillant d’araignées. (Question : Est-ce donc l'obscurité qui distingue ? J'aurais suggéré : pour (lui) permettre de distinguer/pour qu'il/que l'on pût distinguer...) En se
tordant le cou, il réussit à voir qu’ils avaient atteint une sorte de vaste fosse dépourvue d’arbres. Les étoiles et la lune qui brillaient à nouveau (avec deux virgules, c'eût tout de même été mieux) éclairaient le spectacle le plus terrifiant qu’il lui ait (ça c'est le bouquet, quelle concordance des temps "originale" !) jamais été donné de contempler. »

Cela fait beaucoup en si peu de lignes...
Euh... Allons bon ! N'y a-t-il donc plus de correcteurs chez Gallimard jeunesse ?
Flûte, zut, grrrr et screugneugneu ! Cela m'a mise de mauvaise humeur pour la journée...

... que la vôtre soit radieuse !

Bises

MI
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Message non lu par nesk » 24 oct. 2015, 01:13

Catherine_75 a écrit : Je n'ai jamais trouvé de travail par la prospection (je l'ai fait au début, mais ça n'a donné aucun résultat). C'est quasiment uniquement le bouche à oreille qui fonctionne.
Pour ma part, j'ai toujours trouvé du travail par prospection, ce depuis six ans, et je continue d'en trouver par ce biais, en plus du bouche à oreille.

Je suis auto-entrepreneur, c'est vrai, donc aux charges réduites, mais j'ai un tarif horaire plus qu'honorable qui, me semble-t-il et au vu de mes recherches sur le sujet, ne décrédibilise nullement la profession.

Donc oui, ce n'est pas évident, mais la prospection paie tout de même :)
nesk
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Message non lu par nesk » 24 oct. 2015, 01:23

Azucena64 a écrit :Il y a parmi les auto-entrepreneurs des stakhanovistes qui se font "un max de fric" à grands coups de Prolexis ou d'Antidote et basta, des "margoulins" sans vergogne qui se prétendent correcteurs, laissent des fautes à la pelle, voire en ajoutent et jettent l'opprobre sur notre métier, et des artisans sérieux capables de passer une heure à réécrire cinq mille signes pour "l'amour de l'art" et de ne facturer qu'une demi-heure de correction basique parce que le client est un jeune auteur qui n'a pas le sou.
Que faire sinon nous constituer par exemple en association(s) et en devenir les salariés ? S'il y a des partants, j'en suis !
Et là encore, je ne suis pas d'accord. Je veux dire : je n'ai pas la même réalité du métier, et je m'en étonne. Je bosse à temps plein depuis six ans (allez, j'ai dû avoir deux mois et demi de chômage au total sur ces six années). Si je laisse passer des fautes, croyez bien que mes clients me le font remarquer, poliment, mais, et ils ont bien raison, ils sont vigilants et attendent de moi que je le sois deux, trois, quatre fois plus.

En revanche, je ne suis pas sous-payée. Mon travail est reconnu pour ce qu'il est, pour la plue-value qu'il apporte à l'ouvrage : un texte propre, fluide, clair, agréable à la lecture, dont les informations ont été soigneusement vérifiées et dont la mise en pages respecte une cohérence graphique. Je travaille pour des tas d'éditeurs (enfin, tous de Paris, bien sûr) de tas d'horizons différents : universitaires, jeunesse, guides pratiques, scolaires, guides touristiques... Je n'ai jamais travaillé au rabais, et je dirais même qu'il m'est souvent arrivé, parce que le travail requis l'exigeait après coup, de devoir augmenter la facture ; et cela a toujours été accepté sans sourciller.

Et pourtant, non, je ne travaille pas au rabais.

Alors certes, je ne travaille pas pour les "grandes maisons d'édition", et je ne suis pas certaine d'en avoir le niveau de langue ; je le dis en toute franchise. Je pense être une bonne correctrice, mais j'ai mes limites, et je suis encore jeune :wink:

Mais moi qui cumule trois ouvrages à rendre tous pour fin octobre et qui suis obligée de prendre racine devant mes épreuves jusqu'à 1 h du matin tous les soirs (ou matin...) depuis quinze jours, je pense et continue de penser que oui, il y a du travail ; oui, il y a des éditeurs pointilleux qui attendent un travail de qualité et qui sont prêts à en mettre le prix.

Enfin, je trouve :)

(vous m'excuserez : il est 01 h 22, j'ai un chapitre à finir avant d'aller – enfin – me coucher, donc NON, je ne me relirai pas, pas ce soir, et donc oui, j'ai sûrement laissé passer quelques belles coquilles :mrgreen: )

Bonne nuit à tous :)
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Re: Demande de renseignement(s) , merci de me répondre .

Message non lu par loony » 01 nov. 2015, 23:04

Azucena64 a écrit : Par ailleurs, en ce qui concerne l'auto-entreprise, la faute incombe à l'État et c'est à lui de réparer l'erreur commise, si tant est qu'elle soit encore réparable. Le statut d'auto-entrepreneur a contribué à lancer sur le marché des personnes peu préparées, peu formées (voire pas du tout...), peu qualifiées et même, pour certaines, peu faites pour ce métier.
Bonsoir à tous,

Si je peux me permettre une petite intervention, j'aimerais réagir sur ce que vous dites là, Azucena. Vous avez évidemment raison, l'auto-entrepreneuriat permet à qui le veut, ou du moins, le prétend, d'être correcteur. Ou traducteur, ou illustrateur, ou web designer... Cela dit, je ne suis pas certaine que le statut d'AE soit le seul et unique problème.

Je vis en Belgique, et ici ce statut n'existe pas. Je peux vous assurer qu'il n'y a pas plus de correcteurs embauchés en salariat ! Loin de là, hélas. Je dirais même que c'est pire que tout : le travail au noir et l'économie noire en Belgique battent des records. Soit vous êtes indépendant, autant dire que c'est quasiment impossible pour un correcteur ici, soit vous passez par le portage (et touchez peanuts), soit vous travaillez au noir, comme tout le monde j'aurais presque envie de dire. Ça ne choque personne ici. Il y en a bien qui essaient de magouiller, droits d'auteurs sur les ventes (autant dire le truc foireux et archi illégal), ce genre de choses...
Soit, et c'est pire que tout, les rédactions se passent carrément de correcteurs.

Tout ça pour dire que c'est un vaste et intéressant débat. Est-ce réellement l'apparition de nouveaux statuts juridiques qui a baissé le niveau d'embauche (et donc, de qualité rédactionnelle) ? N'est-ce pas quelque chose de plus global, une évolution des manières de travailler, d'envisager son emploi, de gérer son entreprise, le tout permis par la révolution Internet ?
Je ne sais pas... Il me semble que c'est bien plus compliqué que statut AE = moins de correcteurs dans les entreprises. Si c'était simplement ça, il y aurait plein de correcteurs embauchés ici en Belgique, et ce serait un petit (mais pluvieux, certes) paradis ! :wink:
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