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malgré le fait que...

Publié : 24 sept. 2012, 12:48
par titicaro
Bonjour à tous,
j'aurais besoin de vos lumières...
Derrière malgré le fait que mettez-vous de l'indicatif, ou bien du subjonctif ?

ma phrase est : Je suis vraiment content de ce qui t'arrive, malgré le fait que je ne te vois/voie plus.

Un grand merci pour votre éclairage !

Caroline

Re: malgré le fait que...

Publié : 24 sept. 2012, 13:03
par Catherine_75
Bonjour,

Cette tournure est incorrecte (et très lourde, qui plus est !). Pas de "que", ni de "le fait que" après "malgré" (il doit être suivi d'un substantif).
À remplacer donc par "bien que" + subjonctif, mais l'indicatif peut être utilisé si le fait est avéré (ce qui semble être le cas dans cette phrase).

Bonne journée.

Re: malgré le fait que...

Publié : 25 sept. 2012, 03:40
par coco47
Catherine_75 a écrit :Cette tournure est incorrecte (et très lourde, qui plus est !). Pas de "que", ni de "le fait que" après "malgré" (il doit être suivi d'un substantif).
D'accord avec cela.
Catherine_75 a écrit :À remplacer donc par "bien que" + subjonctif, mais l'indicatif peut être utilisé si le fait est avéré (ce qui semble être le cas dans cette phrase).
Pour moi, bien que appelle obligatoirement le subjonctif. On imagine mal, par exemple : « Bien que tu m'as fait du mal, je ne t'en veux pas. » Et en quoi « Je suis vraiment content de ce qui t'arrive, bien que je ne te voie plus » serait-il gênant ?
Mais il y a d'autres façons de remplacer le très lourd malgré le fait que. Par exemple, on peut écrire : « Je suis vraiment content de ce qui t'arrive, même si je ne te vois plus. » Ou encore, en inversant la phrase : « Je ne te vois plus. Néanmoins, je suis vraiment content de ce qui t'arrive. »

Re: malgré le fait que...

Publié : 25 sept. 2012, 10:12
par titicaro
Oké :-)
Un grand merci à tous les deux.

Re: malgré le fait que...

Publié : 25 sept. 2012, 13:51
par prof
Catherine_75 a écrit :Pas de "que", ni de "le fait que" après "malgré" (il doit être suivi d'un substantif).
     Bonjour !
     C'est sans doute ce qu'on nous enseigne à l'école. Mais les grammairiens (Girodet, Grevisse, Hanse…) dont nous pouvons consulter les ouvrages aujourd'hui sont nettement moins affirmatifs.