A l'aide question typo et ortho

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
Catherine_75
Messages : 698
Inscription : 06 févr. 2008, 19:21
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par Catherine_75 » 12 avr. 2012, 03:07

Je ne peux pas laisser passer de telles erreurs sur Formacom.
C'est une association loi 1901, donc à but non lucratif.
Ce qui n'est pas le cas du CEC !

La formation coûte 10 000 euros ? C'est vrai. Il faut bien payer les salaires des enseignants et des employés de Formacom, il faut payer le loyer, renouveler les ordinateurs (une vingtaine), les mises à jour des logiciels, et j'en passe.

En 2012, 25 personnes sont inscrites à la formation de lecteur-correcteur. Ce n'est pas beaucoup, ça baisse depuis quelques années, le fait que le conseil régional de Paris ne le finance plus y est pour beaucoup (en 2007, nous étions 39). Mais on peut toujours se le faire financer par un DIF, Fongecif ou autre.
25 x 10 000 = 250 000 euros.
Le CEC, c'est combien ? Je n'en sais rien. 3 000 euros ? Mais combien d'inscrits chaque année à la formation à distance ? 500, 1 000, 2 000 ? Sans doute davantage. Ce qui fait un montant total bien supérieur à 250 000 euros…

Oui, Formacom fait une sélection sévère et ne veut inscrire que les personnes réellement motivées par ce métier et qui ont déjà un bon niveau. C'est pourquoi le test d'admissibilité est d'un niveau élevé. C'est pourquoi on doit passer un entretien avant l'inscription définitive. Ils ne souhaitent pas inscrire des gens qui n'iront pas jusqu'au bout (le rythme est intense) ou qui risquent de rater l'examen final.
C'est ce qui fait que cette formation est unanimement reconnue dans la presse, l'édition, la communication…

Si c'était le "portefeuille" qui les intéressait, ils s'empresseraient d'accepter toutes les demandes d'inscriptions !

Non, Coco, Formacom n'est pas devenue "une épicerie" ! Allez donc fureter sur leur site, allez donc lire les lettres d'information. À la création de l'école, en 1978, elle fonctionnait comme sur des roulettes, c'était le Syndicat des correcteurs qui envoyait les gens se former.
Aujourd'hui, les cassetins de presse quotidienne ne demandent presque plus de formations. Le Journal officiel organise parfois des formations à l'intention de ses correcteurs, mais comme ces derniers sont en nombre de plus en plus réduit, forcément ça se ressent au niveau de Formacom.

L'école a aujourd'hui des difficultés, mais s'en sort cahin-caha, heureusement, en diversifiant ses stages. Lire que c'est une épicerie qui ne pense qu'à s'en mettre plein les poches me met en rage !
coco47
Messages : 1037
Inscription : 27 nov. 2008, 05:00
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par coco47 » 12 avr. 2012, 03:23

AnneTuttle a écrit :« Et n'hésitez pas à me corriger, perso, j'adore ça. »
OK, je le fais :
« Faudrait p't'être pas poussé pousser le bouchon trop loin... »
« c'est le prix d'une formation de 7/8 mois quelque quelle que soit la branche »
AnneTuttle a écrit :« Formacom […] est toujours rattachée au SNE. »
Le SNE (Syndicat national de l'édition) est un syndicat patronal, ce me semble. Le Syndicat des correcteurs, à l'origine de Coforma, est un syndicat de salariés, affilié à la CGT et, de mon temps, dirigé par des militants « très engagés à gauche », comme on dit aujourd'hui (beaucoup d'anarcho-syndicalistes et aussi des trotskystes).

@Titicaro : Si vous ne le connaissez pas, je vous recommande le TLFi, dictionnaire en ligne très utile et gratuit. Mettez-le dans votre barre de signets, il vous servira en permanence :
http://atilf.atilf.fr/tlf.htm
Bonne chance !
nesk
Messages : 201
Inscription : 11 janv. 2009, 18:34
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par nesk » 12 avr. 2012, 08:54

Je renchéris sur Catherine_75 par un petit calcul très simple : Formacom, c'est (environ, car je n'ai pas le montant TTC) 10 000 euros (9 750 hors taxes) et 780 heures de formation.

10 000 : 780 = 12,82 euros/heure.
12,82 x 25 inscrits = 320 euros/heure.

Sachant qu'il faut effectivement payer les enseignants, le personnel administratif, financer les supports de formation, les locaux, le matériel, l'électricité, etc., je n'ai pas non plus le sentiment qu'ils s'en mettent plein les poches.

J'aurais beaucoup aimé faire cette formation, moi aussi ; un jour, peut-être ?...
titicaro
Messages : 70
Inscription : 27 oct. 2011, 11:44
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par titicaro » 12 avr. 2012, 11:41

coco47 a écrit :
AnneTuttle a écrit :« Et n'hésitez pas à me corriger, perso, j'adore ça. »
OK, je le fais :
« Faudrait p't'être pas poussé pousser le bouchon trop loin... »
« c'est le prix d'une formation de 7/8 mois quelque quelle que soit la branche »
AnneTuttle a écrit :« Formacom […] est toujours rattachée au SNE. »
Le SNE (Syndicat national de l'édition) est un syndicat patronal, ce me semble. Le Syndicat des correcteurs, à l'origine de Coforma, est un syndicat de salariés, affilié à la CGT et, de mon temps, dirigé par des militants « très engagés à gauche », comme on dit aujourd'hui (beaucoup d'anarcho-syndicalistes et aussi des trotskystes).

@Titicaro : Si vous ne le connaissez pas, je vous recommande le TLFi, dictionnaire en ligne très utile et gratuit. Mettez-le dans votre barre de signets, il vous servira en permanence :
http://atilf.atilf.fr/tlf.htm
Bonne chance !
Oui, c'est fait ! C'est bien pratique oui (même s'il y a parfois des petites erreurs...). Merci Coco. :-)
titicaro
Messages : 70
Inscription : 27 oct. 2011, 11:44
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par titicaro » 12 avr. 2012, 12:14

Au fait, j'aurais bien aimé en savoir un peu plus sur vous tous... C'est-à-dire savoir si vous êtes indépendant ou salarié, dans quelle boîte vous bossez, quel est votre parcours... Qu'est-ce qui vous a amenés à la correction ? Est-ce que vous êtes aussi écrivain, avez (ou avez eu) une autre profession à côté ?

Remarquez, il y a peut-être un fil de présentation ? Je vais voir ça... Mais sinon, je reste curieuse...
nesk
Messages : 201
Inscription : 11 janv. 2009, 18:34
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par nesk » 12 avr. 2012, 13:44

Pour ma part, je suis (aïe, pas taper !) auto-entrepreneur, je travaille pour diverses maisons d'édition de la région parisienne. J'exerce ce métier depuis quatre ans maintenant. Je n'ai pas d'autre profession à côté de cela ; je travaille à plein-temps.

Je fais ce métier, car je suis une amoureuse du texte en général, de l'écrit, des livres, et que j'ai toujours aimé le travail du texte, plus que l'écriture en elle-même. Et que j'aime traquer les imperfections et m'appliquer à rendre le texte, sur le fond comme sur la forme (tout en respectant le style de l'auteur, bien sûr), aussi propre et parfait que possible.

En bref : j'aime chercher les fautes, j'aime lire et j'aime le travail sur la lanque :wink: Et enrichir toujours plus mes connaissances littéraires et linguistiques, apprendre pourquoi l'on dit cela, comment l'on écrit ceci, pourquoi l'on fait souvent telle faute, etc.
CathyBerberian
Messages : 120
Inscription : 05 oct. 2011, 20:59
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par CathyBerberian » 12 avr. 2012, 23:17

Je n'ai pas eu le temps ces derniers jours d'intervenir sur ce sujet (question ortho et typo). Je le ferai rapidement.
Mais sur les questions qui ont suivi (motivation, formation, statut…), ainsi que sur les questions évoquées ailleurs (qu'est-ce qu'une prépa ? ; qu'est-ce qu'une relecture ?), je propose de créer un nouveau sujet intitulé : "votre expérience (ou témoignage) de correcteur.
Pensez-vous que c'est une bonne idée ?
N'hésitez pas à la critiquer, je n'aurai aucune susceptibilité à ce propos.
AnneTuttle
Messages : 29
Inscription : 02 sept. 2008, 13:57
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par AnneTuttle » 13 avr. 2012, 01:24

Merci coco47 !
(sans vous envoyer de fleurs, j'adore toujours vos interventions !)
et désolée également pour les fautes, il était plus d'une heure du mat', je ne me suis pas relue (j'avais prévenu !)
et oui, c'est vrai pour le SNE, je me suis mélangée les pinceaux !
Scusi !

et à l'intention de titicaro, décidément, vous n'avez rien compris... vous avez pris la mouche dès la première intervention qui vous a vexé et depuis vous vous êtes braqué sans prendre de distance... (de mon point de vue un correcteur qui refuse la critique est mal barré !)
Dommage pour vous car bon nombre de "critiques" et autres conseils émanait de grands professionnels bien reconnus sur les forums de catego ! Si vous aviez parcouru les forums, vous vous en seriez peut-être rendu compte...

Tant pis :o

Anne
coco47
Messages : 1037
Inscription : 27 nov. 2008, 05:00
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par coco47 » 13 avr. 2012, 01:42

AnneTuttle a écrit : et eh oui, c'est vrai pour le SNE, je me suis mélangée mélangé les pinceaux !
[…] vous avez pris la mouche dès la première intervention qui vous a vexé vexée et depuis vous vous êtes braqué braquée sans prendre de distance... […]
Dommage pour vous car bon nombre de "critiques" et autres conseils émanait émanaient […]
Lol, bien sûr. :wink:
* Vous n'avez pas mélangé vous-même, vous avez mélangé vos pinceaux (les pinceaux à vous). Me n'est pas COD, le COD est pinceaux, placé après le participe passé. Donc participe non accordé, invariable. (Cf. mon exposition résumée de la règle de l'accord du PP sur ce forum. Fil Accord : Vbe de réciprocité (s'être) + part. passé.)
nesk
Messages : 201
Inscription : 11 janv. 2009, 18:34
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par nesk » 13 avr. 2012, 09:56

CathyBerberian a écrit : Mais sur les questions qui ont suivi (motivation, formation, statut…), ainsi que sur les questions évoquées ailleurs (qu'est-ce qu'une prépa ? ; qu'est-ce qu'une relecture ?), je propose de créer un nouveau sujet intitulé : "votre expérience (ou témoignage) de correcteur.
Pensez-vous que c'est une bonne idée ?
Je trouve que c'est une bonne idée, en effet !
En discutant avec coco47, il me semble, il y a quelque temps, j'ai pris conscience que la réalité du métier était tout autre d'un professionnel à l'autre (mais si, elle est voulue, ma répétition fâcheuse....... :lol: ) : coco croyait que les corrections sur papier ne se faisaient plus, alors que je passe mes journées à ne faire que ça, pour ne citer qu'un exemple.

Je trouve ça très intéressant d'échanger à ce sujet, quelle a été la formation de chacun, comment s'est-il intéressé à ce métier, depuis combien de temps l'exerce-t-il, sur quels types d'ouvrages/de textes ou avec quels types de clients travaille-t-il habituellement, de quoi est fait son quotidien (préparation copie ? correction ? – moi, j'ai été habituée à faire tout en même temps – réécriture ? sur écran, papier ? sur PDF ? InDesign ? etc., etc.)...

Pour ma part, je suis en train de boucler un ouvrage universitaire, et vous ?
marianneg
Messages : 15
Inscription : 22 nov. 2005, 18:25
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par marianneg » 14 avr. 2012, 08:40

Bonjour,

En règle générale, lorsqu'on écrit le nombre en lettres, l'unité doit être écrite en forme longue et inversement si l'on écrit le nombre sous forme numérique, l'unité est écrite en abrégé :

"soixante centimètres" ou "60 cm".

Concernant les "heures", lorsqu'il s'agit d'un horaire, on écrira l'unité de temps en forme courte : "Il est 11 h."
S'il s'agit d'une durée, ce sera écrit en forme longue :
"Son accouchement a duré neuf heures." Le chiffre s'écrit en toutes lettres (jusqu'à "neuf") et l'unité également. Mais on peut aussi écrire : "Son accouchement a duré 11 heures." A partir de "10" on écrit le nombre en forme numérique. Si la durée comporte des minutes, on l'écrit en forme abrégée : "La course a duré 6 h 5 min 12 s 6/100."

Bon travail !

Cordialement,

Marianne
http://www.transcrire-corriger.cmonsite.fr
coco47
Messages : 1037
Inscription : 27 nov. 2008, 05:00
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par coco47 » 15 avr. 2012, 06:12

marianneg a écrit :S'il s'agit d'une durée, ce sera écrit en forme longue : "Son accouchement a duré neuf heures." Le chiffre s'écrit en toutes lettres (jusqu'à "neuf") et l'unité également. Mais on peut aussi écrire : "Son accouchement a duré 11 heures." A partir de "10" on écrit le nombre en forme numérique.
Pourquoi donc cette différence de traitement à partir de 10 ?

Pour ma part, j'écris :
— Il est 8 heures.
— J'ai rendez-vous à 8 h 15.
— Ce travail nécessitera, selon les cas, huit, douze ou seize heures.

D'une manière générale, s'agissant du dénombrement des unités de mesure, il faut tenir compte de la nature du texte. Dans un écrit littéraire, on composera les nombres au long (huit mètres, six mètres cinquante, treize kilos). Dans un texte journalistique, on utilisera les chiffres, l'unité de mesure étant composée au long pour les nombres ronds et en abrégé pour les nombres décimaux (8 kilos, 6,5 kg, 6 mètres, 6,5 m – mais 6 m 50, voire 6 mètres 50 me semblent admissibles). Dans un ouvrage technique, dans un manuel ou pour une énumération comportant de nombreuses données dans un article de presse, ce sera systématiquement nombres en chiffres et abréviations.
Mais ce n'est que ma pratique. De toute façon, le « juge de paix », c'est la marche maison. Et, bien sûr, on aura soin d'unifier : quand on choisit une méthode, on s'y tient.

Je me rappelle qu'au Monde New York s'écrivait (s'écrit encore ?) New-York, avec une div. Et ce souvenir en appelle un autre. Dans le film L'Homme fragile (de Claire Clouzot, 1980), Richard Berry est correcteur dans un quotidien parisien (qui n'est pas nommé). Comme il débute dans la presse, un collègue chevronné lui apprend le morassage. Nous sommes au marbre, dans un décor réel qui est l'imprimerie du Monde, rue des Italiens. D'un gros crayon rouge assuré, le « formateur », sur la feuille humide de la morasse de la Une, raye la div à New-York dans un gros titre, en disant : « Pas de trait d'union à New York ! » (s'il avait dit « Pas de div ! », le spectateur n'aurait pas compris). Or, le générique l'atteste, le conseiller technique pour le film s'appelait Jean-Pierre Colignon, déjà chef correcteur du Monde. Peut-on supposer que cet usage de la div à New York lui avait été imposé par sa hiérarchie et qu'il s'était vengé en rétablissant, au moins pour le temps d'un film, la typographie correcte ?
titicaro
Messages : 70
Inscription : 27 oct. 2011, 11:44
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par titicaro » 15 avr. 2012, 09:46

coco47 a écrit :
marianneg a écrit :S'il s'agit d'une durée, ce sera écrit en forme longue : "Son accouchement a duré neuf heures." Le chiffre s'écrit en toutes lettres (jusqu'à "neuf") et l'unité également. Mais on peut aussi écrire : "Son accouchement a duré 11 heures." A partir de "10" on écrit le nombre en forme numérique.
Pourquoi donc cette différence de traitement à partir de 10 ?

Pour ma part, j'écris :
— Il est 8 heures.
— J'ai rendez-vous à 8 h 15.
— Ce travail nécessitera, selon les cas, huit, douze ou seize heures.

D'une manière générale, s'agissant du dénombrement des unités de mesure, il faut tenir compte de la nature du texte. Dans un écrit littéraire, on composera les nombres au long (huit mètres, six mètres cinquante, treize kilos). Dans un texte journalistique, on utilisera les chiffres, l'unité de mesure étant composée au long pour les nombres ronds et en abrégé pour les nombres décimaux (8 kilos, 6,5 kg, 6 mètres, 6,5 m – mais 6 m 50, voire 6 mètres 50 me semblent admissibles). Dans un ouvrage technique, dans un manuel ou pour une énumération comportant de nombreuses données dans un article de presse, ce sera systématiquement nombres en chiffres et abréviations.
Mais ce n'est que ma pratique. De toute façon, le « juge de paix », c'est la marche maison. Et, bien sûr, on aura soin d'unifier : quand on choisit une méthode, on s'y tient.

Je me rappelle qu'au Monde New York s'écrivait (s'écrit encore ?) New-York, avec une div. Et ce souvenir en appelle un autre. Dans le film L'Homme fragile (de Claire Clouzot, 1980), Richard Berry est correcteur dans un quotidien parisien (qui n'est pas nommé). Comme il débute dans la presse, un collègue chevronné lui apprend le morassage. Nous sommes au marbre, dans un décor réel qui est l'imprimerie du Monde, rue des Italiens. D'un gros crayon rouge assuré, le « formateur », sur la feuille humide de la morasse de la Une, raye la div à New-York dans un gros titre, en disant : « Pas de trait d'union à New York ! » (s'il avait dit « Pas de div ! », le spectateur n'aurait pas compris). Or, le générique l'atteste, le conseiller technique pour le film s'appelait Jean-Pierre Colignon, déjà chef correcteur du Monde. Peut-on supposer que cet usage de la div à New York lui avait été imposé par sa hiérarchie et qu'il s'était vengé en rétablissant, au moins pour le temps d'un film, la typographie correcte ?

Monsieur Colignon ! Il est super cet homme-là ! Il est l'un des formateurs au CEC et ses collègues aimaient dire qu'il avait tendance à vouloir imposer sa patte ! C'est un grand monsieur ! J'aime beaucoup cette anecdote...
coco47
Messages : 1037
Inscription : 27 nov. 2008, 05:00
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par coco47 » 16 avr. 2012, 04:50

titicaro a écrit :Monsieur Colignon ! Il est super cet homme-là ! Il est l'un des formateurs au CEC et ses collègues aimaient dire qu'il avait tendance à vouloir imposer sa patte ! C'est un grand monsieur ! J'aime beaucoup cette anecdote...
J'ai connu Jean-Pierre Colignon. Formateur au CEC, formateur à Formacom, formateur ici et là, auteur prolixe (on trouve sur fnac.com une rubrique « Tout savoir sur les produits Jean-Pierre Colignon »), consultant, maître d'œuvre des Championnats de France d'orthographe de Bernard Pivot, puis des Dicos d'or, auteur et lecteur de dictées dans les sous-préfectures les plus reculées, spécialiste reconnu un peu partout, bref : correcteur multicartes, pour ne pas dire omnicartes, M. Colignon est certainement celui d'entre nous qui a su le mieux tirer profit de son art. Pas le meilleur correcteur que j'aie connu, certes, mais excellent correcteur, gros travailleur, et le plus talentueux businessman de la profession. Que l'on ne voie ici aucun dénigrement de ma part : savoir se vendre est aussi un métier, et j'ai le plus grand respect pour ceux qui font bien leur métier.
Catherine_75
Messages : 698
Inscription : 06 févr. 2008, 19:21
Contact :

Re: A l'aide question typo et ortho

Message non lu par Catherine_75 » 16 avr. 2012, 11:37

coco47 a écrit : Pour ma part, j'écris :
— Il est 8 heures.
— J'ai rendez-vous à 8 h 15.
— Ce travail nécessitera, selon les cas, huit, douze ou seize heures.

D'une manière générale, s'agissant du dénombrement des unités de mesure, il faut tenir compte de la nature du texte. Dans un écrit littéraire, on composera les nombres au long (huit mètres, six mètres cinquante, treize kilos). Dans un texte journalistique, on utilisera les chiffres, l'unité de mesure étant composée au long pour les nombres ronds et en abrégé pour les nombres décimaux (8 kilos, 6,5 kg, 6 mètres, 6,5 m – mais 6 m 50, voire 6 mètres 50 me semblent admissibles). Dans un ouvrage technique, dans un manuel ou pour une énumération comportant de nombreuses données dans un article de presse, ce sera systématiquement nombres en chiffres et abréviations.
En presse d'entreprise, sauf marche stipulant le contraire, je mets en général, comme Marianne, les chiffres au long jusqu'à neuf (sauf s'ils sont suivis d'une indication de mesure précise : 1 minute 36 secondes et si, en remplaçant 3 par trois, j'ai du débord en bas de colonne, je laisse 3), au court à partir de dix (mais les durées au long).
En "vraie" presse, et dans les ouvrages techniques dans lesquels on trouve de nombreux chiffres, si la marche ne précise rien à ce sujet, comme vous je mets tous les chiffres au court, mais les durées au long (dans la mesure du possible).
Dans un texte littéraire, tous les chiffres au long, bien sûr, sauf cas particuliers voulus par l'auteur, et sauf tous les cas précisés dans le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale pages 123 et 124 (données quantifiées [la ville compte 353 229 habitants, cet article est vendu 6,90 euros] dates, âges, articles de codes, lois, décrets..., adresses postales, notes, appels de notes, n° de pages, pourcentages, etc.).
Répondre

Revenir à « Correction & correcteurs »