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Province et métier de correcteur

Publié : 01 août 2011, 16:29
par capcaro
Bonjour,

J'avoue que je me pose (en partie) les mêmes questions que marinameli, notamment sur la possibilité de travailler en province. Je compte m'inscrire à la session du 15 octobre au CEC, mais je me demande encore s'il existe réellement une activité en dehors de la région parisienne (fief des maisons d'édition et des grands groupes de presse). Habitant à proximité de Toulouse, la question se posera fatalement. Si quelqu'un peut partager avec nous son exprérience. Merci par avance.

Re: Province et métier de correcteur

Publié : 02 août 2011, 14:13
par marinameli
Je ne suis donc pas la seule à me poser la question !! et je suis contente de croiser quelqu'un qui suivra la formation en même temps que moi (enfin j'attends les réponses du test de niveau pour l'instant).
A très vite alors, je viendrais lire les réponses !

Re: Province et métier de correcteur

Publié : 02 août 2011, 18:26
par capcaro
Moi aussi je me sens moins seule et le fait de partager ses doutes permet d'évacuer le stress!! C'est vrai que parfois, j'ai l'impression que c'est une profession très "parisienne". Alors aidez-nous!

Re: Province et métier de correcteur

Publié : 04 août 2011, 11:21
par Virgulon
Bonjour !
J'exerce en province (près de Limoges) le métier de correctrice-éditrice, depuis un peu plus d'un an, en free-lance.
J'ai un passé d'éditrice déléguée et de secrétaire de rédaction de près de vingt ans à Paris : pour être franche, c'est mon réseau parisien qui me fournit le plus de travail. J'ai glané quelques "primo-clients", mais cela reste anecdotique. Tout (ou presque) se fait de bouche-à-oreille : dans la même maison d'édition, une responsable éditoriale passe mes coordonnées à une autre… Je travaille pour une agence (avec qui j'ai collaboré lorsque j'étais salariée) et les clients me recontactent souvent "en direct" pour d'autres missions…
Difficile mais pas impossible de se passer de vivre à Paris. Un truc : glaner les magazines et les éditeurs plus ou moins locaux ; si on y relève des fautes, c'est une bonne raison de se présenter ! Penser aussi aux agences de com'.
Mais armez-vous de patience, pratiquez la sophrologie ou le yoga ou la boxe, pour évacuer le stress : il y en aura beaucoup, surtout au moment de payer le loyer ! Mais ne bradez pas pour autant vos tarifs.
Bon courage et bonne formation à toutes les deux !

Re: Province et métier de correcteur

Publié : 05 août 2011, 04:12
par coco47
Tout se fait de bouche à oreille, sans div. Ou bien tout se fait par le bouche-à-oreille. Mais c'est anecdotique…

Re: Province et métier de correcteur

Publié : 05 août 2011, 09:09
par capcaro
Virgulon a écrit :Bonjour !
J'exerce en province (près de Limoges) le métier de correctrice-éditrice, depuis un peu plus d'un an, en free-lance.
J'ai un passé d'éditrice déléguée et de secrétaire de rédaction de près de vingt ans à Paris : pour être franche, c'est mon réseau parisien qui me fournit le plus de travail. J'ai glané quelques "primo-clients", mais cela reste anecdotique. Tout (ou presque) se fait de bouche-à-oreille : dans la même maison d'édition, une responsable éditoriale passe mes coordonnées à une autre… Je travaille pour une agence (avec qui j'ai collaboré lorsque j'étais salariée) et les clients me recontactent souvent "en direct" pour d'autres missions…
Difficile mais pas impossible de se passer de vivre à Paris. Un truc : glaner les magazines et les éditeurs plus ou moins locaux ; si on y relève des fautes, c'est une bonne raison de se présenter ! Penser aussi aux agences de com'.
Mais armez-vous de patience, pratiquez la sophrologie ou le yoga ou la boxe, pour évacuer le stress : il y en aura beaucoup, surtout au moment de payer le loyer ! Mais ne bradez pas pour autant vos tarifs.
Bon courage et bonne formation à toutes les deux !
Bonjour Virgulon!

Merci pour votre réponse qui nous donne quelques indications et des trucs très intéressants au moemnt de chercher un emploi. Ayant déjà vécu à Paris, je n'ai pas du tout l'intention de repartir y vivre, même pour un emploi passionnant, sans garantie d'activités. Mais si vous pensez que l'activité peut aussi bien être développée ailleurs...
A propos de votre statut de free lance, quel statut avez-vous exactement choisi? Il semblerait que ce soit la jungle des statuts juridiques : EURL, SCOP, AE ( je sais que beacoup se plaignent de ce statut )...

Merci encore pour vos bons conseils.

Re: Province et métier de correcteur

Publié : 05 août 2011, 09:09
par Virgulon
Merci Coco pour cette nuance. J'y prendrai garde à présent.

Re: Province et métier de correcteur

Publié : 08 août 2011, 10:49
par azucena
Bonjour,

Difficile, très difficile même, mais pas impossible. Il nous faut nous battre davantage que nos collègues parisens, sans pour autant tomber dans le piège de la sous-rétribution... Ne pas brader ses services et vivre dignement de ce métier est une première grande difficulté à surmonter.

Du côté des tarifs, il y aurait de quoi faire pour les uniformiser un peu, au strict niveau national, et cela afin que les clients privilégient la qualité du travail fourni et non son coût. Restez dans la sage moyenne et ayez à l'esprit qu'il vous faudra remettre l'ouvrage sur le métier et souvent travailler quelques heures de plus que ce qui est indiqué sur votre devis initial...

Un site internet de qualité, quelques premiers clients satisfaits sont un premier pas. Il faut aussi songer à acquérir puis développer quelques qualités de « commercial », être sûr de soi et dépenser temps, énergie et un peu d'argent pour sa propre publicité.

Pensez aux grandes imprimeries régionales, aux écrivains locaux, aux maisons d'édition de votre secteur, aux journaux et revues publiés par les entreprises, les bulletins et autres publications des collectivités territoriales (services "communication" des mairies notamment), les offices de tourisme, mais aussi les graphistes, les créateurs de sites, les agences de communication, etc.

Il est à déplorer, preuve que notre métier est méconnu, qu'il n'existe pas de rubrique « correcteurs » dans les Pages jaunes et que vous devrez vraisemblablement vous inscrire dans la rubrique « écrivains
publics », ce qui peut, par ailleurs, vous rapporter quelques travaux rédactionnels.

PATIENCE ET LONGUEUR DE TEMPS...

En attendant, consacrez l'essentiel de votre temps à l'étude, la tâche n'est pas aisée.

Attention à la confusion futur et conditionnel à la première personne du singulier...