presse sur le net, question

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
stef45
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presse sur le net, question

Message non lu par stef45 » 17 janv. 2008, 10:44

Bonjour,

je m'appelle Stéphane, je suis pigiste dans la PQR en Région Centre. Quelqu'un peut-il m'indiquer comment on intègre la presse sur internet ? Comment envoyer sa candidature, proposer des articles, comment fonctionnent les rémunérations, etc ...

Merci d'avance d'éclairer ma lanterne.
Stéphane
PigisteàLyon
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Message non lu par PigisteàLyon » 17 janv. 2008, 23:23

Et consulté le site du SNJ ?
cecilevillard@hotmail.com
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Message non lu par cecilevillard@hotmail.com » 18 janv. 2008, 10:26

si tu vas sur la presse exclusivement Internet. (sans publication papier ou autre), tu n'es plus considéré comme journaliste. Donc soit tu es salarié lambda, soit tu es indépendant, et là, il faut te coller toutes les charges des professiones indépendantes avec Urssaf, charges patronales, etc.
Résultat, tu perds la moitié de ce que l'on te donne en facture.... youpi...
cilou
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Message non lu par cilou » 18 janv. 2008, 11:16

cecilevillard@hotmail.com a écrit :si tu vas sur la presse exclusivement Internet. (sans publication papier ou autre), tu n'es plus considéré comme journaliste.
Je n'en suis pas aussi sûre que toi. Le problème, c'est que la plupart des sites dits d'information sur Internet sont en fait des recopiages d'infos parues ailleurs. En revanche, un site comme Rue89 est réellement du journalisme, et je pense que c'est reconnu comme tel par la Commission de la carte. A vérifier.
focus
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Message non lu par focus » 20 janv. 2008, 19:40

Pour confirmer ce qui vient d'être dit par mmariannette et surtout infirmer ce que dit cilou, le fait de travailler exclusivement sur le Web ne t'enlève en rien la possibilité de disposer de la carte et d'être reconnu comme journaliste.
Dès lors que tu exerces une mission d'information avec valeur ajoutée à l'info (et pas juste du recopiage de communiqués), que celle-ci représente plus de 50 % de tes revenus, que tu es payé en tant que pigiste (je ne sais pas ce qu'il en est pour les droits d'auteurs...), que la convention des journalistes s'applique aux salariés etc. Pas de souci. La commisson est juste plus prudente par rapport à ce qui se passe sur le Web, car les site Web d'information sont encore considérés comme nouveaux pour la profession (ce qui pourrait d'ailleurs amener à un autre sujet... Nouveau, alors que les premiers sites pour Ouest-France, le Télégramme ou encore Le Monde ont quasi 10 ans...Peut-être faudrait-il se mettre à l'ordre du jour et proposer, comme pour les autres publications, des grilles de salaires indicatives sur le site du SNJ, par exemple...) et leur multiplication amène tout et n'importe quoi. Du bon, comme du moins bon...

Bref, je travaille moi-même exclusivement pour un site Internet en tant que salarié. Ma demande de carte est en cours, donc peut-être aurais-je quelques surprises, mais mes collègues qui sont dans la même situation que moi ont leur carte de presse. Donc le seul fait de travailler sur le Web n'est pas un obstacle à l'obtention, et la conservation, de la carte.
yakiniku
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Message non lu par yakiniku » 21 janv. 2008, 10:22

si tu vas sur la presse exclusivement Internet. (sans publication papier ou autre), tu n'es plus considéré comme journaliste.
Elle sort d'où cette info ?
Je bosse en tant que journaliste-rédacteur sur une publication en ligne qui a 4 ans d'âge, et tous ses membres ont une carte de presse. Ca veut pas dire qu'on est journalistes, ça ? Ah! La défiance envers le web... Pourtant, on est beaucoup lus, on a des infos que personne n'a, on apporte beaucoup de valeur ajoutée, on est excédentaires (citez-moi un journal papier généraliste qui a un budget dans le vert sur 4 ans) et on vit de nos ressources propres sans quasiment aucune pub, comme à peu près 99,99% de la presse française... (humour)
En outre, le web permet d'avoir une structure très légère et d'éviter beaucoup de dépenses gouffres (impression, distribution, SR...) Il me semble que c'est quand même un l'avenir de la presse, même si j'admets qu'il y a du bon et du moins bon... Tout comme dans le papier et l'audiovisuel !
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PascalSR
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Message non lu par PascalSR » 21 janv. 2008, 12:27

Je ne suis pas sûr que le poste SR constitue véritablement une dépense gouffre. (Tu pensais peut-être au poste de cumul SR-maquettiste.)

Mais toujours est-il que si les journaux papier ne sont pas tous des exemples de bonne correction, les publications Web sont certainement celles où il y a le moins de relectures, étant donné que dans ces nouveaux médias — plus que partout ailleurs —, on estime ce poste superflu.
yakiniku
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Message non lu par yakiniku » 21 janv. 2008, 12:40

Je ne suis pas sûr que le poste SR constitue véritablement une dépense gouffre. (Tu pensais peut-être au poste de cumul SR-maquettiste
Tu as raison, j'ai confondu les deux. En ce qui concerne le journal en ligne pour lequel je bosse, nous avons un SR, mais une maquette rarement revue, il est vrai. En tout cas, je ne voulais pas minorer le rôle du SR. Disons que le SR, c'est un peu comme la culture dans un budget d'Etat, c'est malheureusement le premier poste qui saute quand il n'y a pas d'argent.
dans ces nouveaux médias — plus que partout ailleurs —, on estime ce poste superflu.
Encore d'accord, même si certains journaux papiers mettent encore beaucoup l'accent là-dessus. Je pense à Ouest-France notamment. Quant aux nouveaux médias, comme ils sont encore en plein tâtonnement, ils vont vite avoir besoin d'améliorer leur qualité afin de prouver leur crédibilité. En embauchant des SR ?
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PascalSR
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Message non lu par PascalSR » 21 janv. 2008, 15:34

La question est de jauger l'adéquation entre la qualité que veulent obtenir lesdites webpublications et celle que serait susceptible d'exiger les visiteurs-lecteurs.

Car si une publication papier peut connaître presque précisément le profil de ses lecteurs, c'est véritablement plus compliqué d'en faire autant sur la cyberplanète.

Ce qui en revient à dire que la recherche de qualité purement de forme — et non de contenu, encore que... — ne sera, pour un temps encore, plus du fait d'une volonté éditoriale que d'un(e) désir/pression du lectorat.

Dans l'ensemble, à moins d'un réel désir de qualité de la part de l'équipe éditoriale, la valeur ajoutée “ vraie qualité de correction ” ne saurait être liée à une recherche ou à une demande du lectorat.

À ma connaissance, il n'a pas encore pu être établi ni mesuré qu'un journal online attire moins de visite qu'un autre, concurrent, du fait de sa qualité de correction moindre.

Le visuel, le buzz, les liens et partenariats commerciaux, la publicité, Google, tout ceci en interaction avec la qualité de contenu du site, sont — à l'heure actuelle et pour longtemps encore, selon moi — les principaux leviers de réussite d'une cyberpublication.

Un site professionnel d'information et de communication peut tout-à-fait être plutôt moyen sur la forme et recevoir néanmoins un grand nombre de visites.
yakiniku
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Message non lu par yakiniku » 21 janv. 2008, 15:54

Car si une publication papier peut connaître presque précisément le profil de ses lecteurs, c'est véritablement plus compliqué d'en faire autant sur la cyberplanète.
Au contraire, cela peut être beaucoup plus aisé pour une publication en ligne de connaître très précisément son lectorat. Si en s'inscrivant/s'abonnant etc., les lecteurs donnent des renseignements sur leur profession, passe-temps, centre d'intérêt, et que les infos requises sont précises et bien réfléchies, ça permet de savoir exactement qui est son lectorat.

Quant à la qualité du contenu, c'est le problème principal de la presse gratuite, qu'elle soit en ligne ou imprimée: comment le lectorat peut-il être exigeant et regardant quand il ne paie pas le "service" rendu ?
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