auto entrepreneur, l'avantage ?

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
Mandrake
Messages : 24
Inscription : 04 févr. 2009, 22:00
Contact :

Message non lu par Mandrake » 13 févr. 2009, 14:07

voilà qui a le mérite d'éclairer nos lanternes !
archaud
Messages : 660
Inscription : 06 déc. 2003, 05:40
Contact :

Message non lu par archaud » 13 févr. 2009, 14:32

....et en un mot : à éviter autant que possible, pour les journalistes à tout le moins. :shock:
samsarahsam
Messages : 1
Inscription : 27 avr. 2007, 08:06
Contact :

Message non lu par samsarahsam » 19 févr. 2009, 15:28

Lu sur la page d'accueil de www.lautoentrepreneur.fr

A compter du 19 Février 2009, les professions libérales relevant de la Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse (CIPAV) peuvent également bénéficier du statut d'auto-entrepreneur.

sachiel

Message non lu par sachiel » 22 févr. 2009, 16:35

Bonjour,

j'ai suivi avec attention ce sujet, et note aujourd'hui que activité de "journaliste indépendant" a été retirée de la liste des activités relevant de la CIPAV et pouvant être acceptées dans le cadre d'une création d'auto-entreprise.

Je comprends évidemment les raisons qui ont poussé les syndicats à encourager cette mesure, mais sous quelle nomenclature est-il alors possible d'englober des activités de rédaction ou de revue de veille sur un site internet?

Est ce toujours considéré comme de la pige?

D'avance merci pour vos réponses.
cilou
Messages : 1588
Inscription : 13 avr. 2005, 18:20
Contact :

Message non lu par cilou » 22 févr. 2009, 21:46

Tout travail de journalisme ne peut pas être intégré au statut d'auto-entrepreneur. En revanche, la rédaction pour un site web qui n'est pas un site de presse rentre dans le cadre de l'auto-entrepreneur, me semble-t-il. Et si le site web est un site de presse, il doit payer en piges, c'est obligatoire pour lui.
Catherine_75
Messages : 654
Inscription : 06 févr. 2008, 19:21
Contact :

Re: J'ajoute...

Message non lu par Catherine_75 » 24 févr. 2009, 04:43

St1 a écrit :J'ajoute ceci :
le statut d'autoentrepreneur a été conçu pour permettre à UN SALARIE de pouvoir créer une ACTIVITE COMPLEMENTAIRE...

Ca veut dire que la couverture social de la personne est déjà assurée par ailleurs s'il décide de devenir autoentrepreneur...

N'en faites pas un statut principal !!!

Même si c'est tentant...

Quand un texte comme celui-ci parait, il est très alléchant... Mais loup y es-tu ? Que caches-tu ?

S'engouffrer n'a jamais été une bonne stratégie... Mefiat, mefiat...!!!
Oui... méfiance !
Pour ceux qui sont tentés, voici sur ce statut un texte de Patricia Nerre, secrétaire de rédaction et enseignante à Formacom :

"Statut d’auto-entrepreneur et protection sociale

Ce nouveau statut permet aux prestataires de services de facturer
directement et en toute légalité leurs travaux. Pratique à première
vue, il semble séduire de nombreux correcteurs TAD. On sait que, dans
l’édition, les employeurs rechignent à salarier leurs personnels et
les obligent souvent à passer par le portage salarial, quand ils
n’imposent pas un paiement en droits d’auteur.

Si ce statut présente certains avantages – on ne paye pas de charges
si l’on n’a pas de revenus, on peut le cumuler avec un emploi salarié,
les charges sociales sont allégées – il a aussi quelques inconvénients
de taille, qu’il me semble important de signaler.

Voici le texte explicatif diffusé par la Chambre de commerce et
d’industrie :
« Les charges et contributions sociales [du régime micro-social, tel
est sont nom] concernent les cotisations d’assurance maladie-
maternité, d’indemnité journalière [au prorata des périodes
travaillées et des sommes facturées, bien sûr], d’allocations
familiales, d’assurance vieillesse du régime de base, du régime de
retraite complémentaire obligatoire, invalidité décès, la contribution
sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la
dette sociale (CRDS). »

Pas de cotisations Assédic, donc. Et, très probablement, pas
d’indemnités en cas d’activité nulle, sauf si la refonte en cours du
régime des Assédic prévoit cette situation. Prudence, donc.

Autre motif d’inquiétude : les charges et contributions sont calculées
au forfait sur le montant des revenus : 21,3 % pour les prestataires
de services. Comprenons bien : cela signifie que des revenus, qui ne
seraient pas imposables – parce que trop bas – dans un régime de
salarié, le sont en tant que revenus taxés forfaitairement pour les
auto-entrepreneurs ! Ce n’est pas si « micro-social » qu’on voudrait
nous le faire croire.

Les correcteurs auto-entrepreneurs ne sont pas soumis à la TVA, tant
que leurs revenus ne dépassent pas 32 000 € pas (à méditer…). Mais ils
seront assujettis à la taxe professionnelle après deux ans (+ l’année
en cours).

Quant à la retraite, on peut lire sur le site premier-ministre.gouv :
« Ce statut est protecteur et offre des droits sociaux importants :
l’auto-entrepreneur est affilié à la Sécurité sociale et valide des
trimestres de retraite ; 
il s’acquitte forfaitairement de ses charges
sociales et de ses impôts uniquement sur ce qu’il encaisse. S’il
n’encaisse rien, il ne paie et ne déclare rien. Il bénéficiera de la
couverture assurance maladie dès le premier euro de chiffre
d’affaires. » Mais pas de points de retraite !

Je tire de ces différents points les conclusions suivantes :
1/ le statut d’auto-entrepreneur n’apporte rien au correcteur, si ce
n’est une protection sociale au rabais (par rapport au portage
salarial, par exemple) ;
2/ il permettra aux maisons d’édition d’échapper définitivement à
l’obligation de salarier ses correcteurs ;
3/ il mettra en concurrence les correcteurs qui ne bénéficieront plus
de la (petite) protection du Smic.
4/ les auto-entrepreneurs paieront un impôt sur le revenu pour des
sommes qui ne seraient pas imposables avec un statut de salarié.

Patricia Nerre "
Répondre

Revenir à « Piges et pigistes »