Pigistes : menace de précarité accrue

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
archaud
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Message non lu par archaud » 22 nov. 2008, 11:27

yannkerveno, j'ai répondu plus d'une fois aux interrogations de maîtresse Cilou : en gros, je lui disais que ce n'était évidemment par le Pérou, ce qui était sorti de ce protocole d'accord, tant s'en faut, mais la reconnaissance de certains points, qui, certes, font déjà partie de dispositions légales prévues par le code du travail, mais n'étaient pas appliquées par la plupart des journaux, alors que là, ils s'engagent à le faire.
Ce que je stigmatise, ce n'est rien d'autre que le positionnement absolutiste de certains syndicats, qui, comme tu l'as très bien résumé, veulent tout...ou rien. Et comme il est irréaliste que tout soit cédé en bloc, eh bien, on ne fait rien, on reste au statut quoi ante. A l'inverse, ce que certains syndicats ont choisi de faire, et je partage cette approche, c'est de négocier point par point, de ne pas signer un accord global, et de reporter sine die les points litigieux ; c'est, selon moi, une attitude pragmatique, intelligente et réaliste.

Quoi qu'il en soit, et quoique ce ne soit pas le rôle de ces réunions paritaires de l'aborder et encore moins de le trancher, tous ces calculs d'apothicaire, toute cette précarisation de la profession, n'est pas dû à des méchants patrons désireux de conserver par- devant eux leur argent, mais à une sous-capitalisation de la presse française. C'est ça le coeur du problème ! Et il arrive, n'en déplaise à quelques gauchistes excités, de bonnes idées émises par les organisations patronales : par exemple, l'idée, pour un particulier, de déduire de ses impôts la somme qu'il souhaiterait léguer au journal de son choix. Evidemment ! cela ne saurait suffire à recapitaliser la presse française ; ça reste une piste intéressante.
yannkerveno

Message non lu par yannkerveno » 22 nov. 2008, 13:16

Soit, tu fais cconfiance aux patrons, ben pas moi, et ma longue expérience de la pige ne fait que renforcer cette défiance. C'est bien là différence entre nos deux points de vue. Comme je sais que j'aurai toujours besoin des tribunaux pour me défendre, je ne veux pas avoir moins de moyens pour faire condamner les employeurs irrespectueux.

Après, à mon sens, c'est une question de principe. J'ai tendance à considérer que d'avancer point par point est une mauvaise technique, parce que c'est toujours la croix et la bannière que d'obtenir l'ouverture de négociations, il en est demandées depuis des années pour que des barêmes de piges soient fixés par forme de presse, sans cesse refusées par les organisations patronales… Pourquoi donc prendre le risque de voir ce texte durer éternellement ?

Autre principe, je te renvoie à l'article 5 de la déclaration des droits et devoirs des journalistes européens de Munich (1971) qui précise que les journalistes doivent avoir les moyens de leur indépendance économiques. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, et le sera encoe moins demain si cet accord venait à être appliqué. malheureusement.



archaud a écrit :yannkerveno, j'ai répondu plus d'une fois aux interrogations de maîtresse Cilou : en gros, je lui disais que ce n'était évidemment par le Pérou, ce qui était sorti de ce protocole d'accord, tant s'en faut, mais la reconnaissance de certains points, qui, certes, font déjà partie de dispositions légales prévues par le code du travail, mais n'étaient pas appliquées par la plupart des journaux, alors que là, ils s'engagent à le faire.



Ce que je stigmatise, ce n'est rien d'autre que le positionnement absolutiste de certains syndicats, qui, comme tu l'as très bien résumé, veulent tout...ou rien. Et comme il est irréaliste que tout soit cédé en bloc, eh bien, on ne fait rien, on reste au statut quoi ante. A l'inverse, ce que certains syndicats ont choisi de faire, et je partage cette approche, c'est de négocier point par point, de ne pas signer un accord global, et de reporter sine die les points litigieux ; c'est, selon moi, une attitude pragmatique, intelligente et réaliste.

Quoi qu'il en soit, et quoique ce ne soit pas le rôle de ces réunions paritaires de l'aborder et encore moins de le trancher, tous ces calculs d'apothicaire, toute cette précarisation de la profession, n'est pas dû à des méchants patrons désireux de conserver par- devant eux leur argent, mais à une sous-capitalisation de la presse française. C'est ça le coeur du problème ! Et il arrive, n'en déplaise à quelques gauchistes excités, de bonnes idées émises par les organisations patronales : par exemple, l'idée, pour un particulier, de déduire de ses impôts la somme qu'il souhaiterait léguer au journal de son choix. Evidemment ! cela ne saurait suffire à recapitaliser la presse française ; ça reste une piste intéressante.
archaud
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Message non lu par archaud » 22 nov. 2008, 13:50

Faire confiance aux patrons ? Je n'irais pas jusque-là, tout de même. Mais il n'existe, au fond, que deux stratégies lors des négociations paritaires : soit on accepte des compromis, soit on en rejette l'éventualité. Dans le premier cas, on obtient des avancées, fussent-elles limitées ; dans l'autre cas, on n'obtient rien. Chacun son point de vue, en effet ; sur cette question, mon choix est fait.

Comme je l'écrivais plus haut, la prochaine pierre d'achoppement concernera les 13e mois et congés payés, que tous les syndicats, sauf erreur, aimeraient voir ajoutés en fin d'année, et non intégrés, comme c'est le plus souvent fait, à nos fiches de paie. Je crains là que les organisations patronales s'y refusent.
Et si le problème de ce sous-financement était aussi, et peut-être surtout, un déséquilibre entre les émoluments des pigistes permanents et ceux des journalistes intégrés ? Les seconds, en termes de salaires, ne sont-ils pas abusivement avantagés par rapport aux premiers ? La flexibilité, qui est le propre des pigistes, constituant un avantage de taille pour les patrons, l'acceptation de celle-ci ne devrait-elle pas être mieux rémunérée, au détriment des permanents, qui, eux, bénéficient d'une - relative - sécurité ? Au fond, ce principe n'est pas nouveau, il était largement répandu dans les années 80, époque où, au motif que leur travail était précaire par essence, les pigistes recevaient des émoluments qui, au final, étaient supérieurs à ceux des permanents, qui payaient, en quelque sorte, le prix de la sécurité de leur emploi.
Alors, bien sûr, dans un monde rêvé, il s'agirait de ne pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Mais nous sommes dans un monde autrement moins idyllique, et en raison de la sous-capitalisation dans la presse, de l'atonie de la diffusion, de recettes publicitaires qui font grise mine, à supposer que ce principe se justifie, ce que j'ignore, ne faisant que penser tout haut, chose que je tiens à préciser pour éviter une nouvelle volée de bois vert de maîtresse Cilou, il n'est pas d'autre solution que de déshabiller Pierre pour déshabiller Paul.
En tout cas, ça mérite réflexion, bien que les pigistes n'étant que 7 000 sur les 30 000 cartes de presse, l'aboutissement de ce principe serait, j'en suis conscient, une douce illusion.

Quoiqu'il en soit, yannkerveno, il est plaisant d'échanger des points de vue parfois aux antipodes, comme nous le faisons là, sans se faire brûler vif, au seul motif que l'on pense différemment...
archaud
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Message non lu par archaud » 22 nov. 2008, 14:01

yannkerveno a écrit :Autre principe, je te renvoie à l'article 5 de la déclaration des droits et devoirs des journalistes européens de Munich (1971) qui précise que les journalistes doivent avoir les moyens de leur indépendance économiques. .
Bah, oui, mais pas pour les raisons que tu crois. Pas parce que les patrons sont de méchants exploiteurs. Mais parce que la presse est sous-capitalisée, parce qu'elle manque de ressources, d'annonceurs, et, tout simplement, de lecteurs. Un journal, ce n'est rien d'autre qu'un produit : soit il fait du chiffre d'affaires, et il peut continuer de prospérer, soit il n'en fait pas, les dettes s'accumulent, et il s'arrête. La presse relève du secteur privé, qu'on le veuille ou non. Les règles dans la presse sont les mêmes que partout ailleurs, même si, bien sûr, la presse n'est pas tout à fait un produit comme les autres.
yannkerveno

Message non lu par yannkerveno » 22 nov. 2008, 14:06

Nous sommes visiblement en désaccord sur les questions de tactiques et nous n'arriverons pas à nous convaincre, qu'importe en effet, pourvu que nous puissions discuter.

Je suis parfaitement d'accord avec toi sur la question de la rémunération des journalistes pigistes. J'ai toujours prétendu que la Pige était un système économique parfaitement moderne, adapté aux temps d'aujourd'hui, à conditions que les règles du jeu soient respectées par les deux parties. Jusqu'à aujourd'hui, et demain encore, ce n'est et ne sera pas le cas, seuls les pigistes respectent la leur en supportant l'indécision, la précarité dans de nombreux cas, de la pige.

Dans les débats que j'ai pu avoir avec certains dirigeants de journaux, en public ou en privé, j'ai toujours défendu le point de vue que le pigiste apporte de la valeur ajoutée aux publications,et que les services des ressources humaines et les dirigeants, devraient intégrer cette dimension (elle est à peu près admise dans les rédactions qui savent combien elles sont dépendantes de nous). Je crois que faire prendre conscience aux dirigeants (je parle là de ceux qui détiennent les cordons de la bourse) de la presse qu'un pigiste ne doit pas être, n'est pas qu'un kleenex voué à remplir des pages serait déjà un grand pas. Le soucis, c'est qu'il n'y a jamais eu, depuis le vote de la Loi cressard, de "gestion du personnel" pour les pigistes, que nous avons toujours été considéré comme une force de travail additionnelle que l'on peut en plus, quel bonheur, payer ridiculement et au lance pierre. Il y a là à mon sens une erreur stratégique des entreprises, qui auraient pu, depuis trente ans, construire un modèle économique plus souples, qui leur aurait permis d'externaliser les compétences et de disposer d'un vivier de journalistes pointus hors de leurs redactions. Cela n'a pas été le cas, malheureusement, probablement aussi parce que les syndicats n'ont pas suffisamment anticipé et pris en compte le développement de la population de journalistes pigistes dans notre pays, ni accepté la modernité de ce système.

c'est pourquoi je suis partisan du rien aujourd'hui et que je n'accorde plus aucune confiance aux organisations patronales :)
archaud a écrit :Faire confiance aux patrons ? Je n'irais pas jusque-là, tout de même. Mais il n'existe, au fond, que deux stratégies lors des négociations paritaires : soit on accepte des compromis, soit on en rejette l'éventualité. Dans le premier cas, on obtient des avancées, fussent-elles limitées ; dans l'autre cas, on n'obtient rien. Chacun son point de vue, en effet ; sur cette question, mon choix est fait.

Comme je l'écrivais plus haut, la prochaine pierre d'achoppement concernera les 13e mois et congés payés, que tous les syndicats, sauf erreur, aimeraient voir ajoutés en fin d'année, et non intégrés, comme c'est le plus souvent fait, à nos fiches de paie. Je crains là que les organisations patronales s'y refusent.
Et si le problème de ce sous-financement était aussi, et peut-être surtout, un déséquilibre entre les émoluments des pigistes permanents et ceux des journalistes intégrés ? Les seconds, en termes de salaires, ne sont-ils pas abusivement avantagés par rapport aux premiers ? La flexibilité, qui est le propre des pigistes, constituant un avantage de taille pour les patrons, l'acceptation de celle-ci ne devrait-elle pas être mieux rémunérée, au détriment des permanents, qui, eux, bénéficient d'une - relative - sécurité ? Au fond, ce principe n'est pas nouveau, il était largement répandu dans les années 80, époque où, au motif que leur travail était précaire par essence, les pigistes recevaient des émoluments qui, au final, étaient supérieurs à ceux des permanents, qui payaient, en quelque sorte, le prix de la sécurité de leur emploi.
Alors, bien sûr, dans un monde rêvé, il s'agirait de ne pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Mais nous sommes dans un monde autrement moins idyllique, et en raison de la sous-capitalisation dans la presse, de l'atonie de la diffusion, de recettes publicitaires qui font grise mine, à supposer que ce principe se justifie, ce que j'ignore, ne faisant que penser tout haut, chose que je tiens à préciser pour éviter une nouvelle volée de bois vert de maîtresse Cilou, il n'est pas d'autre solution que de déshabiller Pierre pour déshabiller Paul.
En tout cas, ça mérite réflexion, bien que les pigistes n'étant que 7 000 sur les 30 000 cartes de presse, l'aboutissement de ce principe serait, j'en suis conscient, une douce illusion.

Quoiqu'il en soit, yannkerveno, il est plaisant d'échanger des points de vue parfois aux antipodes, comme nous le faisons là, sans se faire brûler vif, au seul motif que l'on pense différemment...
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Message non lu par archaud » 22 nov. 2008, 14:09

Et puis il y a l'idée qui voudrait que, au fond, un pigiste est pigiste parce qu'il n'est pas assez bon pour être permanent. Bref, que les pigistes sont une sous-catégorie de journalistes, des petites mains :twisted:
yannkerveno

Message non lu par yannkerveno » 22 nov. 2008, 14:18

en effet, c'est malheureusement bien trop répandu…
archaud a écrit :Et puis il y a l'idée qui voudrait que, au fond, un pigiste est pigiste parce qu'il n'est pas assez bon pour être permanent. Bref, que les pigistes sont une sous-catégorie de journalistes, des petites mains :twisted:
archaud
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Message non lu par archaud » 22 nov. 2008, 15:36

Et puis, la diversité des situations des pigistes est telle que les choses sont difficiles à négocier :

- il y a le "jeune" qui débute et fait ses premières armes sans trop d'exigence financière ;

- il y a le "vieux", ex-ponte du journalisme de la presse écrite, qui fait des piges de luxe, de-ci, de-là, en souvenir du temps passé ;

- il y a le poète maudit, le marginal, le jusqu'au-boutiste, qui, sous aucun prétexte, ne voudrait voir sa liberté de mouvement aliénée par une présence dans une rédaction ;

- il y a le fils de, la fille de, l'héritier d'un complexe immobilier (bah, moi, en fait :lol: ), qui trouvent dans la pige une manière d'épanouissement intellectuel, détaché de toute contingence pécuniaire ;

- il y a la femmes mariée à un homme ayant une bonne situation, dont le revenu des piges est au mieux un complément de salaire familial, et l'opportunité d'acheter de nouveaux escarpins ou de se payer, au bout de x mois de piges, le Carré Hermès dont elle rêvait depuis longtemps. Histoire d'afficher une (fausse) indépendance financière :lol:

- il y a l'homme marié à une femme ayant une bonne situation, qui accepte de faire le ménage et aller chercher les gosses à l'école, en échange d'une vie professionnelle de Bohême. :o

- il y a le lobbyiste chèrement payé par le patronat (moi, aussi, en fait :wink:) pour mater la rébellion des journalistes gauchistes (un oxymore, non ? :D ) sur les forums du Net.

Voilà, grosso modo. :D Pas sûr donc que tout ces gens-là, fussent-ils dépeints d'une manière sciemment caricaturale (je dis ça pour éviter le piquet de maîtresse Cilou, lundi matin), défendent les mêmes intérêts. :roll:
zoom
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Message non lu par zoom » 23 nov. 2008, 00:03

Ouais Archaud, t'es marrant avec tes modèles...

Il y a aussi des pigistes qui sont juste des journalistes professionnels, qui vivent de leur métier (ou essayent) et dont la vocation n'est pas de se faire entuber tout au long de leur carrière ... :lol:
Etre indépendant ne signifie pas forcément d'accepter béatement tout ce que le "patronat" (avec l'accent marxiste) veut bien te donner, et en disant merci en plus...

Mais bon, mon cher Archaud, une ou deux faillite de magazine, quelques fins de collaborations brutales, un licenciement qui ne dit pas son nom, si çà t'arrive (je ne te le souhaite pas) rien de tel pour te ramener dans le droit chemin de la lutte des classes ! Si, si tu verras :lol: :lol:

En cas de crise, les derniers à voir baisser leur revenus sont toujours ceux qui sont en haut de l'échelle. :roll: Même dans la presse. :twisted:
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Message non lu par bernardmorin » 23 nov. 2008, 04:58

Et quand c'est qu'il les écrit, ses papiers, Archaud, vu qu'il est toujours sur ce forum à jouer les François de Closets ?
archaud
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Message non lu par archaud » 23 nov. 2008, 10:08

Bah, les deux derniers lascars ! un peu de respect pour les aînés ! :lol:

Zoom, désolé de te décevoir, mais j'ai connu toutes les configurations que tu as décrites. Conseil de vieux sage : plutôt que d'attendre de votre patron qu'il accède à vos revendications les plus folles, passez ce temps précieux à multiplier vos collaborations. C'est ça aussi, la vraie liberté du pigiste : toujours anticiper la fin d'une collaboration, en étoffant le portefeuille des supports pour lesquels on bosse. Pas facile, très dur même, de trouver ; une bonne partie de mon temps, je le passe à chercher, et, parfois, à trouver de nouveaux supports, alors que je n'ai pas trop à me plaindre de ce que j'ai, en ce moment.

Bernard Morin, qu'as-tu contre François de Closets ? C'est un journaliste honnête, sérieux, qui défend des points de vue argumentés, parfaitement respectables. Mais, bon, tu es libre d'avoir pour maître à penser Daniel Mermet et de prendre pour argent comptant ce que raconte Le Monde Diplo ! Ca te regarde !
Dominiquelaurence
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Signez la pétition

Message non lu par Dominiquelaurence » 25 nov. 2008, 10:26

Bonjour à tous,
ce matin nous avions recueilli 1 022 signatures.
Signez et faites signer autour de vous
http://www.gopetition.com/online/23311.html

Dominique-Laurence
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Message non lu par archaud » 25 nov. 2008, 14:10

Ca ne va pas changer grand-chose. Le nombre de syndicats de journalistes signataires est suffisant pour rendre cet accord applicable au 1er janvier. Sauf à ce que les organisations patronales reviennent sur leur accord, dans les jours qui viennent.
Mais, bon, avant de signer à la va-vite, je ne saurais trop vous inviter à bien réfléchir à ce que le rejet de cet accord - qui est un vrai premier pas vers la reconnaissance du droit des pigistes dans l'entreprise - peut avoir comme incidences, et positives et négatives. En vous forgeant votre propre opinion, aussi détachée que possible des recommandations de certains syndicats, lesquels pourraient ne pas avoir les mêmes intérêts que ceux qu'ils sont censés défendre (la concurrence entre syndicats, sur fond de surenchère, d'intox, de manipulation, etc. existe aussi, comme dans le monde concurrentiel des entreprises). A vous de voir s'il vaut mieux la signature d'une première étape, ou d'attendre que syndicats et organisations patronales tombent d'accord sur tous les points litigieux. Autant dire que jamais aucun accord ne sera jamais signé. Ce qui fera l'affaire de certains syndicats (qui entretiendront ainsi la flamme de la revendication aussi longtemps que possible). Mais n'arrangera pas nos affaires. L'idéalisme, c'est beau ; le réalisme, c'est beaucoup mieux...
yannkerveno

Message non lu par yannkerveno » 25 nov. 2008, 14:51

je conteste :lol: juste dans ta lecture, le fait que les trois signatures suffisent… les trois syndicats signataires pèsent 25 ou 26 % des voix aux élections de la commission de la carte, contre plus de 60 % pour les contestataires… Réalisme, d'accord, peut-être, nosu en avons déjà parlé en squattant les pages précédentes, mais à condition que ce soit démocratique et représentatif, non ?
archaud
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Message non lu par archaud » 25 nov. 2008, 15:33

Bah, y a un principe qui veut que si X syndicats sont signataires, l'accord est considéré comme valable, quelle que soit la représentation desdits syndicats dans la profession. Ca vaut d'ailleurs pour tous les accords paritaires signés, indépendamment du secteur d'activité professionnelle.
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