La Crise

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sylv06
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La Crise

Message non lu par sylv06 » 26 déc. 2008, 11:45

Le maitre mot de cette année 2008 qui s'achéve:La Crise

Quel est ce monde "mondialisé" qui nous fait croire qu'il ne sait pas prévoir ce qui va lui arriver?

Faire confiance aux têtes pensantes , aux hommes pseudo intelligents ceux qui s'arrogent et se partagent le pouvoir ?, en celà aidés de tous ces technocrates ( ceux là même qui racheteraient du sable au bout de 5 ans de gestion du Sahara, dixit feu Coluche)

Et oui ces hommes assoiffés de pouvoir tel Barak Obama ce nouveau président porteur d'espérances nouvelles qui a su déployer tant d'énergie pour l'obtenir .
Ne sera t'il pas lui aussi qu'une marionnette aux mains de pouvoirs obscurs , de gentils malhonnêtes capables de se mettre 50 milliards dans la poche?

Ces responsables sacralisés entraineurs de vagues , que dis-je de tsunamis financiers qui débordent du monde boursier quelque peu virtuel , et qui viennent envahir le monde celui là bien réel et terre à terre de l'économie non plus mondialisée mais localisée de nos villes et campagnes.

A qui celà profitera t-il ? comme naguére Pearl Harbour, peut être même le World Trade Center?

La fin justifierait elle tous les moyens !

S'agirait t-il de celà ?; vraiment la question mérite de se poser ?
archaud
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Message non lu par archaud » 26 déc. 2008, 14:09

Je ne suis pas certain que tu trouveras ici beaucoup de commentaires de gens à même de te parler de la crise telle qu'ils la vivent. Car, au fond, les participants de ce forum - beaucoup d'entre-eux, à tout le moins - sont rien de plus, rien de moins que l'exact reflet du Français moyen : toujours en train de pleurer, de dire qu'ils tirent le diable par la queue, mais, in fine, dès qu'il y a une période de vacances, il n'y a plus grand-monde. Sans doute ont-ils décidé de partager la vie de quelques SDF, afin de rapporter à leur rédaction des reportages de première main. :D
Attends donc encore quelques jours, le retour des congés, et tu verras fleurir des tas de commentaires plus pessimistes les uns que les autres. :D

Bonnes fêtes :lol:
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 27 déc. 2008, 23:43

Je n'ai aps es moyens de partir en vacances, cependant la crise me fiche en colère.

Pouvoirs obscurs ou pouvoirs centraliés dans les mains de ceux qui jonglent avec l'économie ?

Grande question ? En tout cas le taf ne court pas les rues, il doit être parti en vacances...
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PascalSR
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Message non lu par PascalSR » 28 déc. 2008, 03:43

Je ne pense pas qu'associer le nom du très prochain président des Etats-Unis et celui d'un voleur comme Madoff soit judicieux ni même intelligent.

On n'est jamais sûr de rien, mais l'opinion internationale ne peut pas réellement s'être laissée abusée, comme on pourrait vouloir nous le faire croire.
Il faut avant tout bien se rendre compte que les élections américaines — j'utilise bien le pluriel, parce qu'il y a autant de scrutins que d'Etats, et qu'elles ne se font pas selon le suffrage universel mais par élections successives de groupes d'électeurs — sont avant tout une campagne contre la montre menée au pas de charge, l'œil brillant et le sourire aux lèvres, ce qui donne lieu à un battage médiatique dont seul Uncle Sam a le secret.

D'autre part, contrairement à George Bush junior, dont la fortune familiale est intimement liée au monde fermé des affairistes, manipulateurs et de la finance internationale (voir ici), Barack Obama est un self-made man indiscutablement plus objectif et indépendant vis-à-vis de la politique économique et des lobbys financiers.

Si W. a été diplômé d'histoire, puis de la Business School de Harvard, Obama a brillamment achevé ses études en sciences politiques, puis en droit, en 1990, également à Harvard.
Il a été analyste d'affaires pour une grande compagnie financière avant de travailler, en 1984, comme animateur social, au prise avec la défense des droits, le chômage, les problèmes de logement, la délinquance au sein d'une population défavorisée.

Donc, pour forcer un peu le trait, Obama a plus le profil d'une Laguillier ou d'un Besancenot quand W. se rapproche plus de Sarkozy et de Berlusconi.

Pour l'anecdote, Barack Obama, en 2003-2004, enseignait à ses étudiants en droit le fonctionnement des élections américaines et leurs subtilités, expliquant par quels rouages et à cause de quels manquements, George W. Bush a été, justement ou par spoliation, élu à la tête du plus puissant pays de la planète.

Concernant le strict sujet de la fraude Madoff, je reprendrai simplement un extrait de ce qu'a publié Laurent Houssay, le 16 décembre dernier :

« “ Comment des établissements sérieux pouvaient croire à des rendements dépassant 12 % sans se poser de questions ? ”, s'interrogeait mardi un gestionnaire de fonds français ayant requis l'anonymat. “ On peut penser que la respectabilité de Bernard Madoff inspirait une confiance absolue, d'autant que la SEC (Securities and Exchange Commission) elle-même s'était adjointe ses services ”, a-t-il expliqué à l'AFP.
La SEC, gendarme américain des marchés, est désormais montrée du doigt.
Le patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a mis en cause les autorités de régulations américaines : “ la surprise n'est pas qu'il y ait des voleurs ” mais “ la question est : que fait la police ? ”, a-t-il estimé lors d'une conférence de presse, lundi, à Madrid.
Le président de l'Autorité française des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a estimé que la réglementation américaine était fautive.
“ Pour la quatrième fois, la réglementation américaine est en cause ”, a déclaré M. Jouyet, citant les faillites retentissantes du fonds spéculatif LTCM (1998), du courtier en énergie Enron (2001) et de la banque Lehman Brothers (2008).
Il faut que “ la confiance demeure, et pour qu'il y ait confiance, il faut que la réglementation soit bonne ; je crois que c'est le cas en Europe et que les Etats-Unis ont des progrès importants à faire dans ce domaine ”, a-t-il conclu. »


Alors, je peux le dire : I back for Barack! Même si ça ne me donne pas à manger, même si ma banque ne veut plus me faire de prêt et même si la dernière fois que je me suis préoccupé de politique, ça a été un beau galvaudage...

La crise ?! Nous autre, on était déjà dedans avant qu'ils viennent tous en pleurant avec leurs petits problèmes de trésorerie. On voit donc pas trop la différence...

Charybde ?... Scylla ?... Heureux qui comme Fortis a fait un beau courtage !!!
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