Carte de presse, Etudiant ( pas une école de journalisme )

Tout savoir sur la carte de presse : comment l'obtenir ? Les conditions ? Les avantages de la carte de presse ? Abattement de charges et carte de presse ? Chômage et carte de presse ?
sec

Carte de presse, Etudiant ( pas une école de journalisme )

Message non lu par sec » 24 févr. 2009, 13:30

Bonjour,

Je vous sollicite afin de savoir si je peux demander une carte de presse:
Je suis actuellement dans une école d'ingénieur (en alternance) et je fais de la pige depuis deux ans. L'année dernière, cette activité était mensuelle mais n'était pas rémunéré. Cette année, je suis pigiste pour un trimestriel spécialisé (rémunéré), à raison d'une dizaine de pages par numéro (entre 20 et 25 feuillets).

Ma demande de carte de presse va surtout me servir à accéder aux différentes conférences qui me font défaut.

Pensez-vous que je peux faire ma demande ?

Merci d'avance.
cilou
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Message non lu par cilou » 24 févr. 2009, 21:24

La carte de presse est réservée au journalistes professionnels. Clairement, si tu es étudiant, tu n'es pas professionnel. La Commission de la carte te la refusera.
Cela dit, en téléphonant aux organisateurs des confs et en leur expliquant que tu travailles pour tel journal, tu devrais pouvoir entrer gratos sans soucis.
didi290442
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Message non lu par didi290442 » 25 févr. 2009, 10:45

Effectivement, d'expérience, la carte de presse n'est pas nécessaire pour entrer quelque part et être reconnu comme journaliste.

En général il te suffit d'indiquer oralement que tu viens pour tel ou tel journal même si parfois on peut te demander une attestation écrite dudit support.
Dans tous les cas tu entres gratuitement avec la bénédiction du service presse du lieu !
i_za
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bien sur que si

Message non lu par i_za » 25 févr. 2009, 11:59

bonjour

tu as le droit à la carte de presse (que tu sois étudiant ou non) si tu travaille dans de la presse non professionnelle pendant une durée minimum de trois mois et que tu gagnes suffisamment d'argent pour que ce soit considéré comme un salaire (en gros le smic/mois, mais ils peuvent descendre pour les pigistes parfois jusqu'à 500-600/ mois). ce n'est donc pas le nombre de feuillet qui comptent mais leurs régularité et le prix qu'ils te sont payés.

n'hésite pas à te renseigner http://www.ccijp.net/ et/ou à les appeler.
destombesmaeva

Message non lu par destombesmaeva » 26 févr. 2009, 12:59

Effectivement, tu peux demander une carte de presse. Seule la commission jugera. En ce qui concerne ce que dit Cilou à chaque fois qu'une personne étudiante pose la question, qui dit étudiant ne veux pas forcément dire que la carte sera refusée. Prenons le cas autrement. Une personne qui pige et qui reprend parallèlement ses études, garde sa carte de presse. On peux être journaliste et étudiant en même temps. Un journaliste est une personne qui tire le principal de ses revenus de la presse. Ce qu'elle fait de son temps libre la commission s'en fout...
groland44
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Message non lu par groland44 » 09 avr. 2009, 20:11

"Un journaliste est une personne qui tire le principal de ses revenus de la presse. Ce qu'elle fait de son temps libre la commission s'en fout..."
... sauf si c'est des ménages !!!!!

(malheureusement, certains ne s'en privent pas, surtout les "plus grands" journalistes)
Climousse
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Message non lu par Climousse » 10 avr. 2009, 19:37

Je dirais non, car tu n'es pas journaliste mais élève ingénieur, sauf erreur, tu ne VIS pas de la pige. Et il nous faudrait aussi savoir quel type de rémunération tu touches. Des salaires ? Avec la mention de la CCN des journalistes ? Pour quel montant environ ? Parce que commencer par dire : l'année dernière je pigeais mais ce n'était pas payé (donc, clairement, tu ne pigeais pas), tu comprendras que ça choque des journalistes professionnels qui se battent chaque jour pour obtenir la rémunération qu'ils ont méritée...
Et je confirme que la carte n'est pas indispensable, sauf lieu très très fermé ou manifestation très très prisée. Si tu es sur un créneau très spécialisé, la réputation de ton titre devrait te suffire. Et tu peux demander à ta rédaction de faire elle-même les démarches d'accréditation si ça coince.
Patopesto
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Message non lu par Patopesto » 10 avr. 2009, 21:21

Climousse a écrit :commencer par dire : l'année dernière je pigeais mais ce n'était pas payé (donc, clairement, tu ne pigeais pas), tu comprendras que ça choque des journalistes professionnels qui se battent chaque jour pour obtenir la rémunération qu'ils ont méritée...
Je ne sais pas si sec a compris, mais moi j'avoue que je ne comprends pas trop. Climousse puisque tu es pro, je ne doute pas que s'addresser à toi plutôt qu'à un débutant non payé qui n'a ni étudié le journalisme ni écrit le moindre article constitue, pour un employeur, la garantie d'avoir un boulot beaucoup mieux fait et de gagner beaucoup de temps. Donc quand sec s'est lancé, il n'était pas du tout sur le même "positionnement" que toi, il ne t'a pas piqué pas ton boulot!! :shock:

L'organisme qui lui commandait des articles ne payait pas un pro, en contrepartie elle n'avait pas un pro (contrairement aux exploiteurs qui réclament de leurs stagiaires une kyrielle de diplômes voire d'expériences professionnelles). Quant à sec, il a pu apprendre le métier...ce qui lui permet d'être payé aujourd'hui. Que celui qui n'a jamais accepté un stage non payé ou, ce qui revient un peu au même d'une certaine façon, une formation payante lui jette la première pierre !
Climousse
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Message non lu par Climousse » 11 avr. 2009, 15:52

Ma remarque partait plutôt du terme employé, un petit ras le bol d'entendre confondre pige et correspondance, pige et DA... Du travail non payé n'est à mon sens pas une pige, quelqu'un qui travaille sans rémunération pas un journaliste pigiste (on emploie à tort et par commodité "pigiste" tout seul, mais en soi, ça ne veut rien dire, la pige n'est qu'un mode de rémunération et nous sommes d'abord des journalistes).
Patopesto a écrit :L'organisme qui lui commandait des articles ne payait pas un pro, en contrepartie elle n'avait pas un pro
Je ne serais pas aussi catégorique que toi, Patopesto : il est des employeurs qui veulent du travail de pro au tarif d'un amateur, ou sans tarif du tout. Oui, il est des amateurs qui rendent un travail d'excellente qualité et de mauvais professionnels, mais là n'est pas le débat. Le débat, c'est que tout travail mérite salaire. Sinon, pourquoi se faire rémunérer maintenant un travail qui ne l'était pas l'an dernier? Le principe de la rémunération n'est pas fonction de la qualité ou de l'expérience !
Et qui nous dit que dans l'histoire, le canard en question ne s'est pas dit : tiens, plutôt que de faire travailler un journaliste professionnel spécialisé qui va nous faire payer sa compétence, pourquoi ne pas faire appel à un étudiant qui a les mêmes compétences techniques mais qu'on ne paiera pas, vu qu'il n'est pas journaliste ? Tout boulot de journaliste fait par quelqu'un qui ne l'est pas est un boulot piqué aux journalistes. Et ce genre de pratique accrédite l'idée que le journalisme n'est pas un métier, une technique et une éthique, mais un genre de passe-temps qu'on peut improviser.
Et encore une fois, je ne remets pas du tout en cause la qualité du travail de sec, mais que dirait-il si un coiffeur ou un psychiatre, parce qu'il a quelques connaissances dans le domaine que sec étudie, offrait gratuitement ses services comme ingénieur dans la boîte où sec comptait se faire embaucher à la sortie de ses études ?
Patopesto
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Message non lu par Patopesto » 15 avr. 2009, 17:18

Climousse a écrit :un petit ras le bol d'entendre confondre pige et correspondance, pige et DA... Du travail non payé n'est à mon sens pas une pige, quelqu'un qui travaille sans rémunération pas un journaliste pigiste (on emploie à tort et par commodité "pigiste" tout seul, mais en soi, ça ne veut rien dire, la pige n'est qu'un mode de rémunération et nous sommes d'abord des journalistes).
Parfaitement d'accord avec toi et je comprends ton énervement. C'est exaspérant quand des journalistes en poste ou des dirigeants d'organes de presse entretiennent, plus ou moins innocemment, la confusion. Mais à quelqu'un qui n'est pas dans le métier ou qui débute, il me semble qu'on peut simplement signaler la signification de ces termes et leur différence, sans être trop abrupt.

Sinon, oui, tout travail mérite salaire, y compris celui d'un formateur, donc faire payer (en travail, comme quand dans le cas d'un stage ou en argent) une formation ne me paraît pas intrinsèquement inique, à condition que le marché soit équitable.

Je suis bien sûr de ton avis sur la perversité du système consistant à faire appel à des bénévoles motivés et compétents pour remplacer des journalistes...et faire du fric sur le dos de ces dilletantes éclairés. Les employeurs qui emploient ce genre de pratiques sont les plus en tort, mais les bonnes poires qui les acceptent alors qu'elles bossent aussi bien qu'un pro et devraient donc être payées comme des pro sont aussi en tort. Il m'a simplement semblé, d'après son message, que sec n'avait pas l'air de s'inscrire dans cette logique qui tend à casser le marché : après en avoir appris un minimum, il a justement réussi à faire payer la compétence qu'il peut désormais faire valoir (il ne dit pas qu'il écrit toujours pour les mêmes, ni s'il s'agit de canards ou bien de revues associatives ou je ne sais quoi d'autre)

Climousse a écrit :ce genre de pratique accrédite l'idée que le journalisme n'est pas un métier, une technique et une éthique, mais un genre de passe-temps qu'on peut improviser.
ça ne me fait pas peur. Que les employeurs qui ne perçoivent pas ou ne veulent pas reconnaître la différence entre le travail d'un journaliste sérieux et celui d'un débutant fassent appel à qui ils veulent, ce n'est pas moi qui irai leur courir après pour les forcer à collaborer avec des professionnels estampillés. J'aime mieux les fuir comme la peste !
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