I've got the blues...(mais pas du bussiness man !)

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
cilou
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Message non lu par cilou » 23 mars 2006, 19:20

Je suis d'accord avec Havas, il y a plein de possibilités en presse pro, c'est là que j'ai commencé. Certes, ils n'ont pas beaucoup de moyens, mais ils n'ont pas non plus beaucoup de rédacteurs en interne. Et comme ils ne sont pas toujours très connus, ils reçoivent moins de candidatures que la presse "de prestige". D'après ce que j'ai entendu, il est très difficile de décrocher un stage dans les quotidiens et hebdos nationaux.
Sinon, deux conseils supplémentaires pour Holly :
- ne démissionne JAMAIS (sauf si tu as un poste juste après). Fais toi virer, c'est mieux, car tu touches les Assedics. Pour ça, il suffit de ne plus venir au boulot, et ton chef est obligé de déclencher une procédure de licenciement pour faute (mais pas faute lourde, donc tu gardes tes indemnités). Bien sûr, faut pas que ton employeur contacte ton précédent pour avoir un avis sur toi.
- pour ne plus confondre Moucharaf et Moubarak, tu peux t'abonner au Monde sur Internet : 6 euros par mois, c'est accessible même au plus fauché des futurs pigistes.
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havas
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Message non lu par havas » 25 mars 2006, 02:27

Press pro rules !!!!!!!!!
corsaire
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Message non lu par corsaire » 25 mars 2006, 13:59

puis-je soumettre une sous-idée de reportage : trouver une pige dans une rédaction.
S'il vous plaît soyez récréatif en traitant ce sujet et vendez le au moins à Libération ou à Le Monde. Histoire que je me marre en feuilletant l'un de ces deux journaux lorsque j'ai du temps pour le faire, c'est-à-dire aux toilettes planqué en espérant que personne n'ait une envie pressante pendant que je me concentre sur ce qui se passe dans...le monde ?!
HollyGolightly
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Message non lu par HollyGolightly » 27 mars 2006, 17:28

Oui Ben, je permets que tu m'appelles par mon prénom, mais à ce moment là, appelle moi plutôt Céline, parce que si je m'appelais Holly Golightly, je serais en ce moment plantée devant la vitrine de Tiffany en mangeant un croissant trempé dans un café servi en gobelet et pas en train de me creuser les méninges pour trouver un sujet d'article plus pertinent que " Le surimi : sa vie, ses parades amoureuses, et pourquoi ça pue autant dans le frigo".

J'ai bien pris note de tous les conseils, maintenant il ne me reste plus qu'à appliquer (donc maintenant tu cliques sur la petite croix en haut à droite -non, l'autre droite ! et tu vas travailler !).

Y'a quand même un aspect du travail de pigiste qui m'effraie un peu : depuis qu'on a supprimé C'est mon choix, rester à la maison en journée me rend complètement neurasthénique. C'est une idée fausse que je me fais, ou c'est quand même un travail aussi solitaire qu'une traversée du grand bassin de l'Aquaboulevard un 24 décembre à 20 heures ?
cilou
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Message non lu par cilou » 27 mars 2006, 17:58

HollyGolightly a écrit :Y'a quand même un aspect du travail de pigiste qui m'effraie un peu : depuis qu'on a supprimé C'est mon choix, rester à la maison en journée me rend complètement neurasthénique. C'est une idée fausse que je me fais, ou c'est quand même un travail aussi solitaire qu'une traversée du grand bassin de l'Aquaboulevard un 24 décembre à 20 heures ?
Ca dépend des sujets que tu traites et de la manière dont tu t'organises : soit tu multiplies les rendez-vous avec des personnes incroyablement intéressantes, joyeuses et sexy, et tu rédiges tes dix feuillets en cinq minutes le soir... soit tu fais tout d'après documents, coups de fil et Internet, et des toiles d'araignées viendront bientôt témoigner que tu n'as pas décolé de ton bureau depuis trois jours.
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havas
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Message non lu par havas » 27 mars 2006, 18:44

Chère Céline HollyGoLightly ( ca me rappelle une blague sur les prénoms difficiles à porter, je te la raconte à la demande générale :

Cher Père Nöel,

Pour Nöel, comme j'ai été très sage cette année, je voudrais une Playstation, un poney et des Action-Man ( c'est vrai tu as 28 ans - des GI Joe, si tu préfères ).

Eusèbe.

Réponse du Père Noel :

Mon petit Eusèbe, avec un prénom aussi ridicule, tes parents ne doivent pas t'aimer. Moi non plus. Ne m'écris plus jamais. )

Fin de la parenthèse humour que je suis le seul à comprendre.

Pour la traversée du désert de la feuille blanche du pigiste, évite de rester chez toi.
Les sujets, ce qui fait l'essence du jornalisme, ils sont dehors, tout autours de toi.
DOnc fais toi des agendas et essaie de les respecter ( ils te le rendront ) : intéresse toi à plein de choses, des choses originales, qui si elles éveillent ton intérêt, peuvent te permettre de trouver comment les rendre intéressantes auprès des autres.
Passer ses journées devant l'ordinateur ( ou ses nuits, pour ceux qui ont suivi ), ce n'est pas sain.
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Lara Croft
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Message non lu par Lara Croft » 27 mars 2006, 21:37

Heu... Tu t'appelles Eusèbe ?
BenPerdu
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C'est là que ca se passe

Message non lu par BenPerdu » 28 mars 2006, 11:58

havas a écrit :Fin de la parenthèse humour que je suis le seul à comprendre.
Moi j'ai bien aimé ! Elle avait sa place dans le sujet "blague".

En effet Céline, sort, bouge, parle avec les gens et tu te rendras vite compte que tout le monde est potentiellement un bel article. Le plus dur, après, c'est de le vendre...
A tes baskets et courage !
Dadounet
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Message non lu par Dadounet » 28 mars 2006, 16:22

Oh bin merde alors :shock:
Jolie entrée en matière sur ce forum, n'est-ce pas? :oops:
C'est ici le bureau des lamentations?Hum, bon je vois bien que j'arrive un peu après la bataille et je confesse que je n'ai pas eu le cran de lire les 10 pages qui précèdent (je ne sais pas si c'est mon PC ou ce forum, mais il me faut douze heures pour atteindre une page ouille)...Bref, "rassurée" par le sentiment de communauté qui semble m'unir à l'auteur de ce topic, je me sens obligée d'y répondre, de me joindre à ses inquiétudes et d'y ajouter les miennes. Bande de veinards. Bon quand même, j'en profite aussi pour me présenter hein, on n'est pas des boeufs...(la belle excuse).
Joëlle Mazard is still alive? Prenons donc le temps d'une pause café, j'ai quelques questions angoisses et doutes existenciels qui me travaillent (à defaut que moi, je travaille...).

Alors jusque là, je suis une copie presque exacte de hollytruc :
HollyGolightly a écrit :Je connais ce forum depuis quelques semaines, et je le lis régulièrement depuis. Je suis parfois réconfortée de voir que beaucoup partagent les mêmes galères, mais le plus souvent écoeurée de constater à quel point la précarité est la règle, pour tous les jeunes -et moins jeunes- qui souhaitent travailler dans le journalisme, l'édition, etc...
Aujourd'hui, après avoir allègrement glandouillé sur divers forums au lieu de me lancer à corps perdu dans la recherche d'un emploi qui me permette de renoncer enfin à H&M pour Prada, à la banlieue pour Paris et à Leader Price pour le Lafayette Gourmet, je me sens découragée, démunie et spleenesque.

(tu m'étonnes, John, je suis une véritable figure de proue de certains forums qui me donnent si génialement bonne conscience "oh mais ici j'exerce ma réactivité, ma culture, ma passion de l'écriture et je confronte mon point de vue à d'autres ainsi que je m'informe et pendant que j'y suis ça tond la pelouse et ça fait les vitres ooooooh...")
HollyGolightly a écrit : J'ai 28 ans, je vis à Paris depuis 3 ans. Par amour pour la littérature et envers et contre les miens, j'ai entrepris des études de lettres. Que j'ai poussées, jusqu'au Capes et à l'agrégation, faute d'avoir vraiment réfléchi à ce que je voulais faire de ma vie, professionnellement parlant j'entends (pour le reste, ça va très bien, merci -j'aime me promener dans Paris et observer les changements de lumière et l'arrivée du printemps, j'aime boire un bon vin avec des amis, j'aime pogoter sur du Nirvana, en sortant de la douche, ça me rappelle ma folle jeunesse, j’aime essayer des tenues improbables dans les boutiques de l’avenue Montaigne, j’aime regarder le visage de l’être merveilleux qui partage ma vie le matin quand je m’éveille, de manière générale –qu’elle est laide cette expression – j’aime la vie, mes amis, ma famille et même les gens qui s’obstinent à utiliser les strapontins dans le métro pendant les heures de pointe).

Sauf que : J'ai 25 ans, je vis à Paris depuis 6 ans. Par amour pour la littérature encouragée par les miens, j'ai entrepris des études de lettres. Que j'ai poussées, jusqu'à la maîtrise, faute d'avoir vraiment réfléchi à ce que je voulais faire de ma vie, professionnellement parlant j'entends (pour le reste, ça va très bien, merci -j'aime me promener dans Paris et observer les changements de lumière et l'arrivée du printemps, j'aime boire une bonne bière avec des amis, j'aime pogoter sur du Nirvana (entre autres) en sortant de la douche, ça me rappelle ma folle jeunesse, j’aime regarder le visage de l’être merveilleux qui partage ma vie le matin quand je m’éveille, de manière générale –qu’elle est laide cette expression – j’aime la vie, mes amis, ma famille et pas dut tout les gens qui s’obstinent à utiliser les strapontins dans le métro pendant les heures de pointe).

Mais ne digressons point et revenons à mon sujet : ma « carrière » professionnelle.

Je me disais gentiment, sans trop prendre de risque, que moi, ça me botterait vraiment, le journalisme. La presse écrite. Mes études pépère à la fac se sont poursuivie si naturellement que je ne m'en suis finalement pas écartée pour tenter d'école de journalisme. Celles-ci m'ont par ailleurs obligée, arrivée en maîtrise (spécialité médias), à faire un stage de 3 mois dans une entreprise liée de près ou de loin à la com. A ma grande surprise, c'est au sein d'une grande maison de disques que j'ai été prise pour cette première expérience. Complètement zinzin de zik, je commençais à me voir travailler dans le milieu, m'éloignant peu à peu de mes idées de journalisme. Après cette première expérience, j'ai accumulé les stages et bénévolats dans le petit monde de la production musicale. Passionant, mais sans vraiment d'issue. Comment ça "c'est la crise dans l'industrie musicale pile poil au moment où j'arrive sur le marché du travail"?!Parallèlement, alors que je me voyais également echaîner les petits jobs alimentaires pas passionants et quitter le fabuleux monde des Lettres, je suis finalement peu à peu revenue à mes premières amours. Le phénomène de l'élastique.
Et pourquoi pas le journalisme musical?
Parcours légèrement sinueux mais pas complètement illogique, d'après ce que m'ont laissé entendre quelques professionnels-de-la-profession. Fort bien, mais aujourd'hui j'ai du mal à démarrer.

J'y vais seule et à tâtons, un peu à l'aveugle (entre bouquins sur la profession et petits avis de pros) et je me dis que je perds peut-être du temps, ou que je m'y prends mal, vous allez me dire ce que vous en pensez (si vraiment vous n'avez rien de mieux à faire bien sûr).
Je chronique pour des webzines spé dans la musique. Je suis entrée en contact avec un mag l'été dernier qui était prêt à me faire piger...manque de pot, il a coulé avant même que j'ai eu le temps de finir ma première chronique. Encourageant. Je précise que j'avais envoyé des idées de piges + lettres et CV à qq rédactions, sans résultat (oui, j'aurais peut-être dû me déplacer...?...ça n'emmerde pas un peu les rédacs chefs ça, honnêtement?...).
A la-rentrée-des-classes je me suis décidée à relancer l'offensive avec une autre méthode. J'ai réuni chroniques d'albums sortis il y a perpète et reviews de concerts sur un blog histoire de me faire une sorte de "press book online" façon vitrine, mais qui ne puisse pas non plus être exploitable par quelque rédac chef véreux (lol...). Dès ma première candidature, j'ai été contactée par l'un d'eux qui m'a immédiatement hmmm "embauchée" (HAHAHA). Le deal était clair dès le départ. Je me lançais comme ça, mais vu les difficultés actuelles blablabla il ne fallait pas que je m'attende à gagner ma vie de la sorte. Soit, tentons le tout pour le tout, c'est toujours ça de pris. Mauvais réflex de ma part sans doute, mais j'ai eu envie de me laisser faire "pour commencer"...Depuis quelques mois, j'ai écrit plein de papiers pour ce mag et à côté, j'ai presque sans arrêt enchaîné les jobs. Pas le temps d'aller voir vers d'autres rédacs jusqu'à aujourd'hui avec tout ça. J'ai été rémunérée par droits d'auteurs pour UN numéro. Bon, je l'ai bien cherché en même temps, mais je ne me vois pas continuer comme ça, et mon proprio non plus je pense...
Je me retrouve donc à la fois plus motivée que jamais pour trouver une rédaction NORMALE dans la zik, où je puisse être payée pour mon travail (incroyable) mais aussi un poil découragée face à la petite cuisine que j'observe ici et là et qui me laisse penser que je ne suis pas prête de me voir offrir la possibilité de payer mon loyer autrement qu'en CDs et places de concerts.
PEUT-ON REELLEMENT VIVRE DE CE METIER?!...mes assedics me disent au revoir l'été prochain et je ne le sens pas trop...*glourps*. Quoi qu'il arrive, je meurs d'envie d'essayer (par où commencer?) mais au pied du mur, je me sens toute petite et quelque peu démunie (c'est le cas de le dire), un peu effrayée de retomber toujours sur le même genre de plan foireux que celui dans lequel je me trouve actuellement.
Wouh, ça fait du bien Dr Freud, c'est combien? (vous aimez le rock Dr?...:/)
Dadounet
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Message non lu par Dadounet » 28 mars 2006, 16:24

Dadounet a écrit :Oh bin merde alors :shock:
Jolie entrée en matière sur ce forum, n'est-ce pas? :oops:
C'est ici le bureau des lamentations?Hum, bon je vois bien que j'arrive un peu après la bataille et je confesse que je n'ai pas eu le cran de lire les 10 pages qui précèdent (je ne sais pas si c'est mon PC ou ce forum, mais il me faut douze heures pour atteindre une page ouille)...Bref, "rassurée" par le sentiment de communauté qui semble m'unir à l'auteur de ce topic, je me sens obligée d'y répondre, de me joindre à ses inquiétudes et d'y ajouter les miennes. Bande de veinards. Bon quand même, j'en profite aussi pour me présenter hein, on n'est pas des boeufs...(la belle excuse).
Joëlle Mazard is still alive? Prenons donc le temps d'une pause café, j'ai quelques questions angoisses et doutes existenciels qui me travaillent (à defaut que moi, je travaille...).

Alors jusque là, je suis une copie presque exacte de hollytruc :
HollyGolightly a écrit :Je connais ce forum depuis quelques semaines, et je le lis régulièrement depuis. Je suis parfois réconfortée de voir que beaucoup partagent les mêmes galères, mais le plus souvent écoeurée de constater à quel point la précarité est la règle, pour tous les jeunes -et moins jeunes- qui souhaitent travailler dans le journalisme, l'édition, etc...
Aujourd'hui, après avoir allègrement glandouillé sur divers forums au lieu de me lancer à corps perdu dans la recherche d'un emploi qui me permette de renoncer enfin à H&M pour Prada, à la banlieue pour Paris et à Leader Price pour le Lafayette Gourmet, je me sens découragée, démunie et spleenesque.

(tu m'étonnes, John, je suis une véritable figure de proue de certains forums qui me donnent si génialement bonne conscience "oh mais ici j'exerce ma réactivité, ma culture, ma passion de l'écriture et je confronte mon point de vue à d'autres ainsi que je m'informe et pendant que j'y suis ça tond la pelouse et ça fait les vitres ooooooh...")
HollyGolightly a écrit : J'ai 28 ans, je vis à Paris depuis 3 ans. Par amour pour la littérature et envers et contre les miens, j'ai entrepris des études de lettres. Que j'ai poussées, jusqu'au Capes et à l'agrégation, faute d'avoir vraiment réfléchi à ce que je voulais faire de ma vie, professionnellement parlant j'entends (pour le reste, ça va très bien, merci -j'aime me promener dans Paris et observer les changements de lumière et l'arrivée du printemps, j'aime boire un bon vin avec des amis, j'aime pogoter sur du Nirvana, en sortant de la douche, ça me rappelle ma folle jeunesse, j’aime essayer des tenues improbables dans les boutiques de l’avenue Montaigne, j’aime regarder le visage de l’être merveilleux qui partage ma vie le matin quand je m’éveille, de manière générale –qu’elle est laide cette expression – j’aime la vie, mes amis, ma famille et même les gens qui s’obstinent à utiliser les strapontins dans le métro pendant les heures de pointe).

Sauf que : J'ai 25 ans, je vis à Paris depuis 6 ans. Par amour pour la littérature encouragée par les miens, j'ai entrepris des études de lettres. Que j'ai poussées, jusqu'à la maîtrise, faute d'avoir vraiment réfléchi à ce que je voulais faire de ma vie, professionnellement parlant j'entends (pour le reste, ça va très bien, merci -j'aime me promener dans Paris et observer les changements de lumière et l'arrivée du printemps, j'aime boire une bonne bière avec des amis, j'aime pogoter sur du Nirvana (entre autres) en sortant de la douche, ça me rappelle ma folle jeunesse, j’aime regarder le visage de l’être merveilleux qui partage ma vie le matin quand je m’éveille, de manière générale –qu’elle est laide cette expression – j’aime la vie, mes amis, ma famille et pas dut tout les gens qui s’obstinent à utiliser les strapontins dans le métro pendant les heures de pointe).

Mais ne digressons point et revenons à mon sujet : ma « carrière » professionnelle.

Je me disais gentiment, sans trop prendre de risque, que moi, ça me botterait vraiment, le journalisme. La presse écrite. Mes études pépère à la fac se sont poursuivies si naturellement que je ne m'en suis finalement pas écartée pour tenter d'école de journalisme. Celles-ci m'ont par ailleurs obligée, arrivée en maîtrise (spécialité médias), à faire un stage de 3 mois dans une entreprise liée de près ou de loin à la com. A ma grande surprise, c'est au sein d'une grande maison de disques que j'ai été prise pour cette première expérience. Complètement zinzin de zik, je commençais à me voir travailler dans le milieu, m'éloignant peu à peu de mes idées de journalisme. Après cette première expérience, j'ai accumulé les stages et bénévolats dans le petit monde de la production musicale. Passionant, mais sans vraiment d'issue. Comment ça "c'est la crise dans l'industrie musicale pile poil au moment où j'arrive sur le marché du travail"?!Parallèlement, alors que je me voyais également echaîner les petits jobs alimentaires pas passionants et quitter le fabuleux monde des Lettres, je suis finalement peu à peu revenue à mes premières amours. Le phénomène de l'élastique.
Et pourquoi pas le journalisme musical?
Parcours légèrement sinueux mais pas complètement illogique, d'après ce que m'ont laissé entendre quelques professionnels-de-la-profession. Fort bien, mais aujourd'hui j'ai du mal à démarrer.

J'y vais seule et à tâtons, un peu à l'aveugle (entre bouquins sur la profession et petits avis de pros) et je me dis que je perds peut-être du temps, ou que je m'y prends mal, vous allez me dire ce que vous en pensez (si vraiment vous n'avez rien de mieux à faire bien sûr).
Je chronique pour des webzines spé dans la musique. Je suis entrée en contact avec un mag l'été dernier qui était prêt à me faire piger...manque de pot, il a coulé avant même que j'ai eu le temps de finir ma première chronique. Encourageant. Je précise que j'avais envoyé des idées de piges + lettres et CV à qq rédactions, sans résultat (oui, j'aurais peut-être dû me déplacer...?...ça n'emmerde pas un peu les rédacs chefs ça, honnêtement?...).
A la-rentrée-des-classes je me suis décidée à relancer l'offensive avec une autre méthode. J'ai réuni chroniques d'albums sortis il y a perpète et reviews de concerts sur un blog histoire de me faire une sorte de "press book online" façon vitrine, mais qui ne puisse pas non plus être exploitable par quelque rédac chef véreux (lol...). Dès ma première candidature, j'ai été contactée par l'un d'eux qui m'a immédiatement hmmm "embauchée" (HAHAHA). Le deal était clair dès le départ. Je me lançais comme ça, mais vu les difficultés actuelles blablabla il ne fallait pas que je m'attende à gagner ma vie de la sorte. Soit, tentons le tout pour le tout, c'est toujours ça de pris. Mauvais réflex de ma part sans doute, mais j'ai eu envie de me laisser faire "pour commencer"...Depuis quelques mois, j'ai écrit plein de papiers pour ce mag et à côté, j'ai presque sans arrêt enchaîné les jobs. Pas le temps d'aller voir vers d'autres rédacs jusqu'à aujourd'hui avec tout ça. J'ai été rémunérée par droits d'auteurs pour UN numéro. Bon, je l'ai bien cherché en même temps, mais je ne me vois pas continuer comme ça, et mon proprio non plus je pense...
Je me retrouve donc à la fois plus motivée que jamais pour trouver une rédaction NORMALE dans la zik, où je puisse être payée pour mon travail (incroyable) mais aussi un poil découragée face à la petite cuisine que j'observe ici et là et qui me laisse penser que je ne suis pas prête de me voir offrir la possibilité de payer mon loyer autrement qu'en CDs et places de concerts.
PEUT-ON REELLEMENT VIVRE DE CE METIER?!...mes assedics me disent au revoir l'été prochain et je ne le sens pas trop...*glourps*. Quoi qu'il arrive, je meurs d'envie d'essayer (par où commencer?) mais au pied du mur, je me sens toute petite et quelque peu démunie (c'est le cas de le dire), un peu effrayée de retomber toujours sur le même genre de plan foireux que celui dans lequel je me trouve actuellement.
Wouh, ça fait du bien Dr Freud, c'est combien? (vous aimez le rock Dr?...:/)
cilou
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Message non lu par cilou » 28 mars 2006, 17:39

Dadounet a écrit :Je précise que j'avais envoyé des idées de piges + lettres et CV à qq rédactions, sans résultat (oui, j'aurais peut-être dû me déplacer...?...ça n'emmerde pas un peu les rédacs chefs ça, honnêtement?...).
Avais-tu téléphoné après (ou avant) tes envois ? Si non, ça ressemble à une bouteille à la mer. Il faut au moins téléphoner, sinon aller les voir. Et si ça emmerde le rédac'chef, essaie le chef de la rubrique concernée (ça me semble souvent plus efficace).
Et puis téléphoner, ça permet de voir pourquoi tes sujets ne les intéresse pas, quand ton interlocuteur te répond "c'est pas trop dans notre style, ce type de sujets... on fait plus dans le grand public / pro / décalé / ... (rayer la mention inutile)
Au fait, un journaliste qui a peur d'emmerder les gens risque de ne pas placer beaucoup de piges. Faut pas harceler, mais faut pas s'excuser de proposer des piges.
Bon courage.
Dadounet
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Message non lu par Dadounet » 28 mars 2006, 19:09

Merci...oui écrit comme ça ça n'a pas l'air glorieux alors je précise. Quand je dis que j'ai envoyé des courriers/e-mail (voire les deux), j'inclue la relance téléphonique...chose qui ne me gêne pas puisque j'ai d'ailleurs eu l'occasion de faire l'attachée de presse stagiaire, "ça me connait" comme on dit.
Le souci c'est que bien souvent je me heurte à des murs. Un exemple précis : je me souviens clairement d'un mag en particulier que j'avais essayé d'aborder par tous les bouts. En accompagnant une artiste sur une itw le dernier jour de mon stage de PR, j'ai eu la "chance" de rencontrer la petite amie du redac chef de mes rêves. Je lui ai filé mes coordonnées et j'ai envoyé un mail au mec de sa part au moment selon elle le plus propice pour le faire (par rapport au bouclage). Puis j'ai rappelé. Comme à l'époque où je faisais l'attachée de presse, je suis tombée sur son répondeur et jamais de réponse, après deux trois relances (suffisament espacées -ni trop ni pas assez- pour n'avoir l'air ni d'une harceleuse ni d'une parfaite inconnue...). Ajoutez au tout un courrier manuscrit avec synopsis et tout le toutim, histoire de faire classouille. Jamais de réponse. Et puis bon, je n'ai ensuite plus insisté comme une grosse relou puisque j'ai été contactée par un autre redac chef...celui-là même dont le mag a coulé peu de temps après... :?
Le souci majeur en fait, c'est surtout que j'ai un mal de chien à avoir quelqu'un en direct : pas de réponse tel, pas de réponse mail, pas de réponse courrier...pfiou accroche toi Simone.
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havas
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Message non lu par havas » 28 mars 2006, 20:55

Les secrétaires sont souvent très compétentes dans ce métier...
Dadounet
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Message non lu par Dadounet » 28 mars 2006, 20:57

Les répondeurs aussi o_O
HollyGolightly
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Message non lu par HollyGolightly » 28 mars 2006, 21:54

Bonsoir et merci pour les 2750 lectures de ce poste (auxquels il faut que je retranche mes 50 connexions, celle de mon mari qui voulait savoir ce que je raconte sur un forum et les gens qui sont arrivés ici en tapant "chanteur de blues" ou "comment devenir un parfait petit bussines man")

Dadounet, ton parcours me rappelle vaguement quelque chose, surtout le "
Mes études pépère à la fac se sont poursuivies si naturellement que je ne m'en suis finalement pas écartée pour tenter d'école de journalisme."
Que te dire si ce n'est que je compatis et que ton poste n'est pas sans susciter chez moi une angoisse semblable à celle qui m'étreint quand j'ai ma belle-mère au téléphone et qu'elle me demande si j'ai bien envoyé ma candidature pour bosser au service Communication de la Société générale, rapport à l'annonce qu'elle a gentiment découpée dans le Point il y a 3 semaines ? Bon courage en tout cas (surtout pour contourner les barrages téléphoniques, il en faut !)

Je bosse sur le manuscrit d'un charmant vieil homme qui a écrit ses mémoires de Résistant et qui m'a demandé de les rédiger dans un style un peu littéraire. Et je me posais 2 questions débiles :
- est ce que ce genre de boulot peut être considéré comme une activité journalistique et être comptabilisé dans les états de service qui permettent d'obtenir, au bout de quelques mois / trimestres / années / décades la carte de presse qui va me permettre de rentrer gratos au musée du Beaujolais nouveau ?
- le manuscrit comporte 180 pages, et je lui ai annoncé un prix allant entre 150 et 200 euros J'ai quand même passé 6 heures dessus aujourd'hui et je n'en suis qu'à la 30ème page, du coup je me dis que j'ai été bien bête, ça me semble peu finalement. Je me console en me disant que j'ai fait acte de patriotisme. Mais bon, c'est pas le patriotisme qui va payer mon propriétaire qui a l'idée saugrenue de me réclamer un loyer tous les mois, le con ! Existe t-il quelque part une espèce de grille qui permette d'évaluer les tarifs à appliquer de manière objective ?

Bon d'accord, je vais googler...et j'arrête de poser des questions...d'accord, je sors !

PS : Eusèbe...a t-on idée...
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