Blues de pigiste-Comment commencer?

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
emy2802
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Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par emy2802 » 29 janv. 2013, 15:16

Hello tous, mon post va peut-être vous sembler naïf et j'avoue que je me plains un peu, mais honnêtement je commence à ressentir une certaine démotivation donc je n'ai rien à perdre...

Voilà, je suis diplômée en journalisme depuis 2 ans et demi. Pour des raisons personnelles je n'ai pas pu faire ce qu'on appelle une grande école, j'ai donc suivi un cursus en cours du soir pendant un an. Comme vous pouvez l'imaginer, en sortant de là on est loin d'avoir des compétences très poussées, l'apprentissage de la matière reste très superficiel. Et évidemment, quand vous postulez personne ne connait l'organisme dont vous sortez, et votre CV finit au fond de la poubelle. Les rédactions préfèrent les gens qui sortent de l'unif ou d'une haute école.

Malgré tout, depuis un peu plus d'un an et demi je travaille pour un site web, mais c'est bénévole. C'était "drôle" au début car ça me permettait de rencontrer des acteurs du secteur médiatique (le site est spécialisé en info sur les médias donc on est convié à toutes les conférences données par ces derniers). J'étais donc toute contente à l'idée de pouvoir me faire des contacts parmi les journalistes, rédacteurs en chef etc...Mais bon, au bout d'un an et demi, mes contacts (très superficiels malgré tout) ne m'avaient toujours par permis de décrocher un chouette job, ni même des possibilités de piges.

En décembre j'ai eu l'occasion de faires mes premières piges rémunérées pour un hebdo, mais j'ai arrêté moins d'un mois plus tard car le rédac chef essayait de m'arnaquer sur le salaire...Je suppose qu'il s'est dit que ça ne poserait pas problème vu que je bossais depuis longtemps gratuitement. Malheureusement pour lui, de mon point de vue bosser gratuitement (si c'est clair dès le début) est une chose, bosser non-stop 7 jours/semaine pour 360€ par mois en est une autre...

Je me retrouve donc au point de départ, voire même plus "bas" puisque j'avais lâché le site Internet, alors que je venais d'être nommée rédac chef adjointe (toujours non rémunérée évidemment). J'ai pu revenir dans l'équipe mais d'autres personnes ont été nommées aux postes de rédac chef et adjoint donc je suis redevenue "simple" journaliste. Pourtant en 1 mois, je n'ai produit que deux articles...La motivation n'y est plus, je m'ennuie et je commence vraiment à me dire que ça ne me mènera à rien. Ou alors je serai cantonnée à ce genre d'infos. J'ai peut-être une possibilité de décrocher des piges pour un magazine, mais ça reste pour les pages télés. Et je suis tellement démotivée qu'on m'a demandé de fournir des idées de sujets, et que rien, absolument rien ne me vient à l'esprit! Pas top pour se vendre. Je finis par me dire que je devrais me trouver un job de vendeuse et laisser tomber le journalisme, mettre mes rêves de côté. Seulement je n'ai pas envie de me réveiller dans 20 ans et me rendre compte que je saoule mes enfants avec le fait que "J'aurais pu être journaliste" ou pire "Un jour je serais journaliste".

J'enrage en voyant des gens qui ont suivi la même formation que moi réussir là où moi j'échoue, parce que eux avaient des pistons. J'enrage encore plus en voyant que ce qu'ils produisent n'est pas terrible et qu'en lisant certains de leurs articles je me rends compte des fautes monumentales qu'ils font!

Enfin voilà j'en suis à me poser la question: Comment fait-on pour démarrer?
Quand on n'a ni contacts, ni pistons, ni les bonnes compétences et qu'on est tellement démotivé qu'on n'a même plus d'idées de sujets...

Et pire encore, quand j'ai une idée je me dis que ce n'est pas la peine de creuser vu que:
1) Je ne suis engagée nulle part, donc les gens n'accepteront pas de me parler ou de me laisser faire mon reportage puisque je ne peux pas dire que c'est pour tel ou tel média (comment font les gens qui travaillent uniquement via leur blog perso??A moins de ne reprendre que les infos déjà parues dans la presse, je ne vois pas ce qu'on peut faire de plus quand on n'est engagé nulle part...)
2)Si par hasard je pouvais réaliser mon article, je ne suis même pas sûre qu'une rédaction me l'achèterait

J'essaye de trouver des formations pour combler mes lacunes mais ça coûte les yeux de la tête, et c'est pratiquement impossible à payer de sa poche quand on ne travaille pas déjà quelque part, ou qu'on n'est pas né avec une petite cuillère en argent dans la bouche (9000€ pour un an, 3000€ pour un an, 900€ pour 2 semaines, 500€ pour 5 jours, et j'en passe...)

Alors sérieusement comment faites-vous? Comment avez-vous fait pour démarrer? J'enrage chaque fois que quelqu'un ne me laisse pas ma chance, ça me donne envie de pleurer de rage et de désespoir. Comme si le fait de ne pas sortir d'une grande école signifiait automatiquement qu'on est pas capable de produire un travail correct. En parcourant la presse et en regardant le journal, je vois chaque jour des journalistes soit disant chevronnés, parce que sortis d'une grande école, faire des fautes d'orthographe, de tournures de phrases, ou argumenter de façon médiocre.

Et ça me rend folle quand un rédac chef me répond que je n'ai pas assez d'expérience! Premièrement, oui ça va je le sais, mais ce n'est pas avec ce genre de réponse que je vais pouvoir en acquérir. Deuxièmement, toi aussi il y a 30 ans quand tu as commencé tu n'en avais pas, et si personne ne t'avait laissé une chance, tu serais peut-être éboueur à l'heure qu'il est! Merde à la fin!

Je ne demande qu'à apprendre. Je rêve de rencontrer un journaliste qui accepterait de me prendre sous son aile, d'être mon mentor et de m'apprendre les ficelles du métier...Mais il faut croire que la belle époque où les qualités et l'enthousiasme primaient sur le diplôme est bel et bien révolue depuis longtemps. Légalement le titre de "Journaliste" n'est pas une profession protégée mais aux yeux des rédactions, si apparemment. Si tu n'as pas le diplôme parfait, dégage et va voir ailleurs si j'y suis!

Enfin voilà, je suis désolée de m'être épanchée comme ça, et aussi longuement mais j'ai vraiment un sale coup de blues qui s'est installé depuis début janvier et je ne parviens pas à reprendre confiance en moi ni en l'avenir. Est-ce que vous auriez des pistes pour m'éclairer et m'aider à me lancer?

Merci de m'avoir lue.

A bientôt
cilou
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Re: Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par cilou » 30 janv. 2013, 12:28

Hello Emy,

Visiblement, tu as la motivation, mais tu n'empruntes peut-être pas les bons chemins pour y arriver.
Bosser gratuitement, ça va à la rigueur quelques temps pour apprendre le métier, mais c'est un piège. Donc tu fais bien d'arrêter. Mais bon, piger à temps plein (ou plus) pour 360 euros par mois, c'est aussi du bénévolat, il ne faut donc pas non plus le continuer.
Je pense que puisque tu ne décroches pas de poste, il faut que tu te lances sérieusement dans la pige :
- Ca veut dire d'abord acheter le Guide de la pige pour savoir comment démarcher les rédac, et connaître tes droits.
- Ensuite, il est plus simple de vivre de la pige en ayant une ou plusieurs spécialités, plutôt qu'en étant généraliste, donc garde ta spécialité sur les médias, et cible les journaux à démarcher en conséquence (en presse généraliste, mais aussi en presse pro).
- Enfin, il faut que tu trouves des idées de sujet. C'est visiblement ton point de blocage, mais c'est malheureusement ça qui fait la différence lorsqu'un rédacteur en chef reçoit des propositions : la qualité de l'idée, l'adéquation avec le journal, et la manière attractive dont cette idée est présentée. Clairement, il faut que tu bosses sur tes idées de sujet, et pour ça, pas de secret, il faut faire une super veille sur ton domaine : aller aux conférences de presse, aux colloques, recevoir les newsletters, lire les journaux spécialisés, avoir des contacts dans le milieu... Cette veille représente au moins le tiers du temps d'un journaliste, qu'il soit pigiste ou en poste.
Quitte à gagner des clopinettes, mieux vaut que ce soit avec un bon article de qualité, payé correctement, même s'il a demandé un mois de travail, qu'avec dix articles merdiques payés des clopinettes. Et cet article de qualité, tu pourras le mettre dans ton press book, et t'en servir pour démarcher d'autres rédac ("voyez ce que je sais faire !").
C'est comme ça qu'on se fait un nom, et ainsi, tout le monde se fout de savoir quelle école tu as faite.
emmy_cat
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Re: Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par emmy_cat » 30 janv. 2013, 13:31

Emy,
Je comprends ton cas. je pense que comme moi et toi, avec le contexte économique actuel, beaucoup de pigistes n'ont pas le moral. Proposer des sujets, ok, moi je le fais régulièrement et ce n'est pas pour ça que ça aboutit, surtout lorsqu'on est en région et pas sur Paris....
RusselPrice
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Re: Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par RusselPrice » 30 janv. 2013, 19:26

Chères Emy et Emmy,

Les Régions, on s'y fait une place aussi bien (si ce n'est mieux) qu'à la capitale.
Bien sûr, on est quand même 650 pigistes à vouloir répondre à la même annonce sérieuse. Bien sûr, chaque école, même confidentielle, y produit chaque année de nouveaux concurrents. Bien sûr, aucune rédac n'attend ton coup de fil si c'est juste pour lui dire que tu es dispo, motivé(e) et prêt(e) à sauter sur n'importe quel sujet qu'on daignera te confier.

Ce qui fait le bon journaliste, aujourd'hui comme hier, ce n'est ni la qualité de sa plume, ni la renommée de son école. C'est précisément sa capacité à proposer un papier anglé et sérieux qui correspond à la ligne du canard qu'il démarche. Et comme les magazines dans le vent, les mooks et les institutions de la presse papier sont démarchées quotidiennement au point de n'avoir ni le temps, ni l'envie de mettre un minimum de forme à un refus, ben il serait peut-etre temps de penser à la presse Pro.

J'ai un copain pigiste qui vient de pondre un chouette papier sur "Les journaux que personne ne lit" dans Bikini Magazine (uniquement sur l'Ouest, dommage pour les autres). En photo, on voit les unes empilées de Process alimentaire, Rayon Boissons, L'éleveur de lapins, Filières Avicoles, Référence Carrelage (je vous jure que je n'invente rien). Bon, forcément, ça "pose" moins que de piger aux Inrocks ou à XXI. Mais je peux vous dire que ça fait méchamment plus sérieux sur un CV que ce qu'on peut en penser vu de loin. Ceux qui y pigent savent à quel point ces médias sont exigeants. Et c'est sacrément motivant de se pointer sur un sujet où on n'y connaît que pouic en se disant que le plus distrait de ses lecteurs potentiels maîtrise davantage le domaine que soi. Accessoirement, avec ces médias tu interview des gens qui n'ont rien à battre des grosses ficelles de la comm'. Ca donne des papiers sans langue de bois, bien sentis, et tu as le sentiment de bien faire ton boulot.

Donc on arrête de vouloir pousser les mêmes portes que tout le monde, et on identifie, puis prospecte, les canards aux noms boiteux... Ceux là fonctionnent souvent à l'inverse des médias classiques, rassurés par un diplôme labellisé. Dans la presse pro, c'est ta capacité à t'immerger dans un milieu pointu qui fera la différence. En plus, seuls ces médias parallèles peuvent te garantir quasi à chaque coup de multiplier les angles. Sans avoir peur de te commander 8 000 signes, voire 14 000, sur des trucs aussi dingues que "Une méthode facile pour vermifuger les truies en groupe", ou "l'émergence des petits coquillages dans la restauration commerciale".

Alors, oui, c'est pas toujours sexy. Alors, re-oui, tu peut laisser ton gilet multi-poches Reporters Sans Frontières dans ton placard et ne pas oublier de garder une paire de bottes en caoutchouc en permanence dans ton coffre.
Perso, la presse pro contribue pour 60 à 70% de mes revenus. Et je vous jure que j'y prends parfois plus de plaisir qu'à couvrir un sujet au milieu d'une foule de confrères pour un médias reconnu.

Russel, (qui doit rendre ses 16 pages sur la Directive cadre stratégie pour le milieu marin d'ici beaucoup trop vite.)
emy2802
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Re: Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par emy2802 » 31 janv. 2013, 11:21

Hello tous,

Merci pour vos réponses. Je dois avouer que cette baisse de motivation obscurcit mes idées. J'ai envisagé de commencer un blog, mais je ne sais même plus sur quoi j'ai envie d'écrire. Je ne sais pas si je me spécialise ou si je me contente de publier mes réflexions sur l'actu...

De plus, je me demande ce que je pourrais apporter de plus que ce que tous les médias offrent déjà. Sans carte de presse, et sans rédaction qui nous emploie, comment peut-on avoir accès aux conférences de presse, rencontrer les gens et avoir des infos de première main? Si vous arrivez quelque part et dites que vous êtes là en tant que blogueur, je ne suis pas sûre que vous soyez le bienvenu, les gens pensent que leur info n'aura pas assez de visibilité...Est-ce vraiment possible de se faire connaître de cette façon?
RusselPrice
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Re: Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par RusselPrice » 31 janv. 2013, 11:51

Sincèrement emy2802, non.
Un blog de "wanabe" journaliste et ses réflexions sur l'actu seront perdus au milieu des milliers de blogs de "wanabe" reporter-citoyens. Qui va te voir ? Qui va te lire ? Qui va te chercher ? Aucun rédac-chef de ma connaissance ne passe de temps sur la toile à écumer les blogs pour y dénicher un futur collaborateur. Cilou a raison, démarche les médias et propose leur des sujets.
Tu tireras mille fois plus de satisfaction et de reconnaissance avec un papier publié qu'avec cinquante pages de blog "invisible".
Et la possession d'une carte de presse ne te garantit pas plus d'être invitée à une conférence de presse que de t'en ouvrir les portes. D'abord parce qu'on ne te la demandera quasiment jamais. Ensuite parce que le plus important pour toi c'est d'être sur la "mailing list" des attaché(e)s de presse. Là encore, identifie ceux et celles qui te seront utiles et contacte-les en expliquant que tu piges pour différents médias qui, tous, tiennent une rubrique qui les intéresse. Dans ce métier, un carnet d'adresses est primordial. Et une carte de visite, même imprimée gratos par Vistaprint, est plus nécessaire qu'une carte bleu-blanc-rouge.
walou
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Re: Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par walou » 01 févr. 2013, 11:53

Bonjour Emy,
Comme toi et comme tous les pigistes je passe par des phases de découragements ("Peste ! Pourquoi n'ai-je pas encore été repérée par Reuters ?") Mais je rejoins ce que t'ont répondu les uns et les autres. Personnellement, je ne sors pas non plus d'une grande école (Info-com... entre autres) et j'ai eu une vie professionnelle plutôt variée avant d'arriver dans le monde merveilleux du journalisme. Il n'empêche que mon parcours professionnel et étudiant est quand même reconnu par mes employeurs ou par mes collaborateurs : fais en sorte de valoriser tes expériences !
J'ai comme toi débuté en chroniquant bénévolement mais tout en sachant garder la mesure en livrant quelques papiers par trimestre (bénévole ne veut pas dire corvéable). J'ai vite investi dans la bible du Guide de la pige, puis je suis allée taper à la porte des agences ou des rédactions. Depuis, j'ai toujours eu du travail, plus ou moins bien rémunéré, plus ou moins intéressant, plus ou moins régulier ou plus ou moins loin de ma base. Comme le dit Cilou, je me suis spécialisée, c'est toujours une carte à jouer et ça permet de cibler les parutions sans perdre de temps. Et comme le dit Russel, la carte de presse n'est absolument pas un sésame indispensable (on a dû me la demander 5 fois en... 5 ans). Comme il le souligne également, la presse Pro est une bonne option : pour des raisons familiales, j'ai momentanément arrêté de courir les routes depuis septembre dernier, je me suis donc tournée en partie vers la presse Pro qui n'a effectivement rien de dégradant, te permet d'accéder à des domaines assez pointus et de rencontrer des pointures dans leur branche (toujours bon à prendre pour le carnet d'adresses). A côté de ça, je continue à piger, à démarcher, à me documenter et à chercher. M'inscrire au club de la presse de ma ville m'a également aidé lorsque je suis revenue me fixer dans le coin: j'accède à des formations gratuites (toujours bien pour rester à niveau, se mettre à la page ou juste se poser quelques questions quant à sa pratique), je participe à des débats et des rencontres, j'échange avec des gens du métier... et je me détends lors d'apéros bien sympas qui permettent aussi de sortir un peu la tête du guidon ! Mieux, cela m'a aussi offert quelques opportunités professionnelles.

Bon courage à toi !
emy2802
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Re: Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par emy2802 » 01 févr. 2013, 14:15

Merci pour vos messages.

Encore une question, quand vous avez commencé à vous spécialiser dans un domaine, vous n'avez pas eu l'impression de débarquer d'une autre planète? Se retrouver au milieu de pros et d'experts qui parlent dans un jargon incompréhensible pour le novice, ça doit être assez stressant non?

J'ai tout récemment commencé à m'intéresser à l'Europe et l'actu européenne, et mon Dieu que je suis paumée! Il faut des connaissances poussées en économie, histoire, droit, géopolitique, relations internationales...Ok en tant que journaliste on développe une culture générale à mesure que le temps passe, mais j'ai l'impression que pour se spécialiser en info européenne il faut en fait être un généraliste! :shock:
ann65
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Re: Blues de pigiste-Comment commencer?

Message non lu par ann65 » 01 févr. 2013, 15:24

emy2802 a écrit :Merci pour vos messages.

Encore une question, quand vous avez commencé à vous spécialiser dans un domaine, vous n'avez pas eu l'impression de débarquer d'une autre planète? Se retrouver au milieu de pros et d'experts qui parlent dans un jargon incompréhensible pour le novice, ça doit être assez stressant non?

J'ai tout récemment commencé à m'intéresser à l'Europe et l'actu européenne, et mon Dieu que je suis paumée! Il faut des connaissances poussées en économie, histoire, droit, géopolitique, relations internationales...Ok en tant que journaliste on développe une culture générale à mesure que le temps passe, mais j'ai l'impression que pour se spécialiser en info européenne il faut en fait être un généraliste! :shock:
Tu as les yeux un peu plus gros que le ventre je crois.
"L'info européenne", ce n'est pas une spécialité.
Une "spécialité" ce serait, par exemple "les institutions européennes", ou "les transferts financiers en Europe" ou "les partis socialistes d'Europe"...
Si, au départ, tu n'as pas de connaissances assurées dans ces domaines très pointus, je vois mal comme tu peux te "spécialiser". Tu ne vas rien comprendre à ce que te raconteront tes interlocuteurs. Tu n'as pas de crédibilité en somme.
Et puis, se pose aussi la question de la langue. Tu es parfaitement bilingue, voire trilingue ? Tu peux mener des interviews en anglais, en espagnol, en allemand ?
Quelles études as-tu suivies avant ta formation de journaliste ?
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