le serpent qui se mord la queue

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
shebop
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par shebop » 18 juin 2010, 09:42

Bonjour à tous et bonjour à Ann et Cilou :wink:

Je ne sais pas quel est le salaire proposé.. Ils ne me l'ont pas dit et je n'ai pas demandé ; j'aurai dû, je sais . "Pigiste auto-entrepreneur disponible le matin, chaque jour", voilà la couleur.
Je n'ai pas répondu à leur dernier mail ; je ne sais pas si ça vaut le coup de se déclarer auto-entrepreneur pour ce job.
Je cours après les expériences pour étoffer mon CV, gagner en crédibilité et en pratique et, à force d'essuyer des refus ou de l'indifférence, j'ai parfois tendance à sauter sur la première opportunité qui s'offre à moi, même foireuse...
Ahlala, allez, je retrousse mes manches et vais retourner à mes candidatures spontanées ! Bonne journée :wink:
ann65
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Message non lu par ann65 » 18 juin 2010, 10:06

shebop a écrit :Bonjour à tous et bonjour à Ann et Cilou :wink:

Je ne sais pas quel est le salaire proposé.. Ils ne me l'ont pas dit et je n'ai pas demandé ; j'aurai dû, je sais . "Pigiste auto-entrepreneur disponible le matin, chaque jour", voilà la couleur.
Je n'ai pas répondu à leur dernier mail ; je ne sais pas si ça vaut le coup de se déclarer auto-entrepreneur pour ce job.
Je cours après les expériences pour étoffer mon CV, gagner en crédibilité et en pratique et, à force d'essuyer des refus ou de l'indifférence, j'ai parfois tendance à sauter sur la première opportunité qui s'offre à moi, même foireuse...
Ahlala, allez, je retrousse mes manches et vais retourner à mes candidatures spontanées ! Bonne journée :wink:
Ca ne te "coûte" rien de t'inscrire comme AE. Tu peux utiliser ce statut pour facturer légalement des prestations en com le cas échéant. Je ne sais pas si les démarches sont aussi simples qu'on veut bien nous le faire croire.

Par rapport à cette proposition, essaie au moins de connaître la rémunération proposée avant de laisser tomber. Elle n'est peut-être pas si ridicule. Et le boulot est peut-être intéressant et formateur. L'important est de rester vigilant à ne pas te faire exploiter contre quelques vagues promesses...

Bon courage.
Dernière modification par ann65 le 18 juin 2010, 15:30, modifié 1 fois.
cilou
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Message non lu par cilou » 18 juin 2010, 12:47

En effet, il faut absolument que tu demandes la rémunération proposée, avant de refuser ou d'accepter. Et plus généralement, il faut que tu te mettes dans la tête que parler d'argent, ce n'est pas sale :wink: Quand tu achètes un objet, tu regardes son prix. Et bien pour un boulot, c'est pareil. Et un employeur pour qui tu bosserais sans avoir demandé le montant de la rémunération ne peut pas te considérer comme un pro !
shebop
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par shebop » 18 juin 2010, 13:24

Merci les filles :wink:

Mail envoyé. J'attends la réponse. Si réponse on me donne... :!:
ann65
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par ann65 » 18 juin 2010, 15:32

cilou a écrit :En effet, il faut absolument que tu demandes la rémunération proposée, avant de refuser ou d'accepter. Et plus généralement, il faut que tu te mettes dans la tête que parler d'argent, ce n'est pas sale :wink: Quand tu achètes un objet, tu regardes son prix. Et bien pour un boulot, c'est pareil. Et un employeur pour qui tu bosserais sans avoir demandé le montant de la rémunération ne peut pas te considérer comme un pro !
Oui,c'est très important.
Connaitre sa valeur est une preuve de professionnalisme. Cela te met sur un "pied d'égalité" avec tes potentiels employeurs.

Bon courage dans tes recherches.
shebop
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Message non lu par shebop » 18 juin 2010, 18:51

Alors alors, ouvrez-bien vos oreilles, j'ai eu ma réponse ; je cite :
" n'étant pas entreprise de presse, nous rémunérons à hauteur de 3,25 € par "pige" de 500 à 1500 signes "

............ :shock:
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par ann65 » 18 juin 2010, 19:44

shebop a écrit :Alors alors, ouvrez-bien vos oreilles, j'ai eu ma réponse ; je cite :
" n'étant pas entreprise de presse, nous rémunérons à hauteur de 3,25 € par "pige" de 500 à 1500 signes "

............ :shock:
Tu sais quoi ? Ca ne m'étonne même pas !
Et qu'en est-il de ce mi-temps annoncé ?
Tu as bien fait de demander le tarif. Pas de regret à avoir.
zoom
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Message non lu par zoom » 18 juin 2010, 19:44

Tarif CLP ! A fuir bien sur, a moins de vouloir y laisser sa santé.
Je vous l'avais dit :P , çà se répand partout cette chienlit ... :evil:
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Message non lu par shebop » 22 juin 2010, 10:45

ann65 a écrit :
shebop a écrit :Alors alors, ouvrez-bien vos oreilles, j'ai eu ma réponse ; je cite :
" n'étant pas entreprise de presse, nous rémunérons à hauteur de 3,25 € par "pige" de 500 à 1500 signes "

............ :shock:
Tu sais quoi ? Ca ne m'étonne même pas !
Et qu'en est-il de ce mi-temps annoncé ?
Tu as bien fait de demander le tarif. Pas de regret à avoir.
Pour le mi-temps annoncé, et ça n'est pas faute d'avoir demandé plus d'infos, je me suis vue répondre : " nous recherchons quelqu'un en appoint, capable de produire des articles (...) pouvant travailler le matin ou du soir pour le matin, à hauteur de 2 à 4 articles minimum par jour (...)"

Et pour reprendre Zoom, c'est même pire qu'un tarif CLP ! j'ai commencé en tant que CLP, je continue toujours d'ailleurs, occasionnellement, histoire de continuer à faire mes armes et à étoffer mon book.
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par lennoes » 23 juin 2010, 14:55

3.25 euros la pige??????
C'est du bénévolat à ce tarif-là. C'est à pleurer de rire...ou de tristesse
mijo
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par mijo » 24 juin 2010, 10:29

Bonjour
J'avais laissé ce fil passionnant depuis quelques jours mais à le relire j'aurais quelques gouttes d'huile à mettre sur le feu, si on peut dire

Question 1 : en quoi un journaliste salarié d'une publication est-il plus libre qu'un indépendant qui vend ses articles à des "client" (vilain mot, n'est-ce pas). N'est-il pas au contraire tenu de suivre la ligne éditoriale de son employeur au risque de devoir donner sa démission si celle-ci ne lui convient plus à un moment donné ?

Question ? : une réflexion ci-dessus fait état du fait qu'un contrat de travail salarié est "bien" et qu'un contrat de prestation est "mal" (exploitation du travail) : nierez-vous l'importance du secteur de la sous-traitance dans le tissu économique et l'intérêt qu'il peut y avoir pour les deux parties à collaborer ?

Question 3 : le code du travail, les droits acquis sont-ils gravés dans le marbre ? Ne serait-il pas naturel qu'ils évoluent avec la société ? Vu le développement des nouveaux médias et l'évolution de pratiques professionnelles, il est naturel que certains se sentent fragilisés, mais cela à toujours été (demain, je vous écris l'interview de mon grand-père fier maréchal-ferrant avant 14/18 et de l'autre, tuilier de village avant les usines)

Question 4 : vous savez écrire, mais savez vous lire ? Dès mon premier post, j'avais bien précisé que je ne visais nullement le statut de "journaliste".

Bref, j'avais en ce beau matin de juin, envie de vous titlllier un peu. Vous montez tous si vite sur vos grands chevaux
Bye 8)
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par letibelim » 24 juin 2010, 11:15

mijo a écrit :Bonjour
J'avais laissé ce fil passionnant depuis quelques jours mais à le relire j'aurais quelques gouttes d'huile à mettre sur le feu, si on peut dire

Question 1 : en quoi un journaliste salarié d'une publication est-il plus libre qu'un indépendant qui vend ses articles à des "client" (vilain mot, n'est-ce pas). N'est-il pas au contraire tenu de suivre la ligne éditoriale de son employeur au risque de devoir donner sa démission si celle-ci ne lui convient plus à un moment donné ?
Il y a justement des lois qui protègent le journaliste salarié. En cas de changement de direction, de ligne éditoriale... un journaliste peut décider de partir en bénéficiant d'un licenciement, c'est ce qui s'appelle la clause de conscience. Encore un droit qui passera par pertes et profits quand nous serons tous des sous-traitants et qu'on pratiquera avec nous la méthode des enchères inversées, comme dans la grande distribution...
Question ? : une réflexion ci-dessus fait état du fait qu'un contrat de travail salarié est "bien" et qu'un contrat de prestation est "mal" (exploitation du travail) : nierez-vous l'importance du secteur de la sous-traitance dans le tissu économique et l'intérêt qu'il peut y avoir pour les deux parties à collaborer ?
Je ne crois pas que quiconque est dit cela. Le contrat de prestation est illégal pour les journalistes, rien de plus. Pas de moral là dedans. Et surtout, nos interventions se réduisent au champ des journalistes. Plusieurs intervenants, journalistes, ont d'ailleurs précisé proposer des contrats de prestations pour d'autres activités (publi-rédactionnels, par exemple)
Question 3 : le code du travail, les droits acquis sont-ils gravés dans le marbre ? Ne serait-il pas naturel qu'ils évoluent avec la société ? Vu le développement des nouveaux médias et l'évolution de pratiques professionnelles, il est naturel que certains se sentent fragilisés, mais cela à toujours été (demain, je vous écris l'interview de mon grand-père fier maréchal-ferrant avant 14/18 et de l'autre, tuilier de village avant les usines)
Oh ! que non le droit du travail n'est pas gravé dans le marbre, il change même très vite. Mais pour l'instant il est ce qu'il est, et il a force de loi. On se doit donc, nous et les entreprises de presse, de le respecter, ce qui est loin d'être le cas. Et croyez-moi, le lobbying des entreprises de presse pour le changer est actif et intense.
Aussi actif et intense qu'il l'est pour obtenir des lois qui les protègent d'autres évolutions de la société, tel que le partage des oeuvres via internet par exemple. On pourrait très bien leur rétorquer là aussi qu'il est (je vous cite) "naturel qu'ils évoluent avec la société (...) Vu le développement des" technologies. Et considérant aussi le fait qu'ils n'ont rien vu venir et qu'ils n'ont à s'en prendre qu'à eux-mêmes. Mais c'est un autre débat. Encore que...
Question 4 : vous savez écrire, mais savez vous lire ? Dès mon premier post, j'avais bien précisé que je ne visais nullement le statut de "journaliste".
Ce matin, il fait beau, je suis de bonne humeur, je ne m'énerverai donc pas sur la provocation gratuite que constitue cette question rhétorique. Tout au plus je dirai "Paille... poutre ... oeil", eu égard aux expressions de "bien" ou de "mal" que vous attribuez fallacieusement à certains d'entre nous. Il n'est pas si simple, vous voyez, de rapporter fidèlement le propos des autres. C'est un métier qui demande des compétences...
ann65
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par ann65 » 24 juin 2010, 12:54

mijo a écrit : Question 1 : en quoi un journaliste salarié d'une publication est-il plus libre qu'un indépendant qui vend ses articles à des "client" (vilain mot, n'est-ce pas). N'est-il pas au contraire tenu de suivre la ligne éditoriale de son employeur au risque de devoir donner sa démission si celle-ci ne lui convient plus à un moment donné ?
Il n'est pas plus "libre", ni moins. C'est évident.
Et ce n'est pas ce qui a été dit...
le journaliste (donc salarié, qu'il soit pigiste ou non) bénéficie surtout d'une couverture sociale (au sens large) plus protectrice, parce qu'il relève du Code du travail. Vilains mots que ceux de "protection sociale" n'est-ce pas ? :wink:
Question ? : une réflexion ci-dessus fait état du fait qu'un contrat de travail salarié est "bien" et qu'un contrat de prestation est "mal" (exploitation du travail) : nierez-vous l'importance du secteur de la sous-traitance dans le tissu économique et l'intérêt qu'il peut y avoir pour les deux parties à collaborer ?
Personne ne le nie. Ce serait stupide de le nier...
Quand un entreprise m'achète des articles pour son canard interne, je lui "vends" bien volontiers". C'est une forme de collaboration qui effectivement m'arrange autant qu'elle arrange mes clients. Et je n'en ai pas honte.

Mais il se trouve qu'aujourd'hui , acheter" des articles destinés à être publiés dans un journal (et non un support de com) en les payant sur facture n'est pas légal. Les journalistes sont censés être payés en salaire, sauf si ce travail journalistique représente une part négligeable de leur activité professionnelle. Le paiement en "droits d'auteur" est alors le plus adapté dans ce cas précis.
D'ailleurs une personne s'inscrivant en tant qu'AE ou TNS ne peut pas le faire sous l'appellation "rédacteur de presse" et encore mois comme "journaliste"... Ce n'est pas par hasard, tu en conviendras.

Et les "rédacteurs" (ceux qui rédigent) contournent donc la loi en s'inscrivant comme "consultants en communication" ou "consultant éditorial". C'est ce qui me permet de facturer en toute légalité mes prestations en com d'entreprise.
Question 3 : le code du travail, les droits acquis sont-ils gravés dans le marbre ? Ne serait-il pas naturel qu'ils évoluent avec la société
C'est naturel évidemment...
Et il est bien connu que les "patrons de presse" s'emploient à faire voler en éclat le statut "protecteur' des journalistes. Je leur fais donc pleinement "confiance". :roll: Je suis sûre qu'ils arriveront vite à leur fin ! Et d'autant plus qu'il sont soutenus par des professionnels qui n'y verraient aucun inconvénient.
Question 4 : vous savez écrire, mais savez vous lire ? Dès mon premier post, j'avais bien précisé que je ne visais nullement le statut de "journaliste".
Si tu pouvais éviter de faire passer les personnes ne partageant pas ton idéal pour des débilards, ce serait sympa.
Ce n'est pas tant le statut qui a fait réagir certains d'entre nous, mais l'activité...
Effectivement, tu n'as pas le statut de journalistes pro et tu n'es pas un journaliste pro.
Tu sembles plutôt être un "touche-à-tout" (secrétaire, rédacteur, traducteur...si j'ai bien compris.) qui gagne sa vie comme il peut et avec ce qu'il sait faire.
Tu as fait le choix de renoncer à une protection sociale qui pourrait d'être due en tant que journaliste pro. C'est ton affaire. Personne ici ne souhaite t'en empêcher.
Et ce n'est pas péjoratif, j'ai fait le même choix que toi. A ceci près que, par principe et par solidarité avec mes anciens confrères journalistes pro, je refuse tout paiement en honoraires ou en DA quand je travaille pour des entreprises de presse. La brèche est déjà suffisamment ouverte, je ne vais pas participer à l'ouvrir davantage.

En conclusion, il existe des lois et les lois sont faites pour être respectées tant qu'elles sont (encore) en vigueur...

Bye aussi... et bonne journée.
cilou
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par cilou » 24 juin 2010, 19:07

mijo a écrit :Question 1 : en quoi un journaliste salarié d'une publication est-il plus libre qu'un indépendant qui vend ses articles à des "client" (vilain mot, n'est-ce pas). N'est-il pas au contraire tenu de suivre la ligne éditoriale de son employeur au risque de devoir donner sa démission si celle-ci ne lui convient plus à un moment donné ?
Tout simplement parce que le journaliste a besoin de manger. Or, s'il est prestataire, l'employeur peut lui faire écrire ce qu'il (l'employeur) souhaite, même si c'est contraire à la déontologie journalistique. Avec l'argument imparable et mille fois entendu "si tu n'es pas content, tu vas voir ailleurs". Un salarié, au contraire, a davantage de moyens de se défendre, et donc de défendre la déontologie journalistique. Ce n'est pas un droit théorique, je peux même t'en donner un exemple. Récemment, l'employeur d'un de mes collègues lui a demandé de faire un article sympa sur telle entreprise, parce qu'elle payait de la pub. Le journaliste a refusé. Il est parti... avec des indemnités, car l'employeur était dans son tort : ce genre de pratique est contraire à la charte du journaliste. Mon collègue aurait été prestataire, il n'aurait pas pu avoir ces indemnités, et aurait donc probablement cédé, car il a une famille à nourrir. Voici un exemple précis de l'intérêt du statut de salarié pour défendre la déontologie journalistique.
Question ? : une réflexion ci-dessus fait état du fait qu'un contrat de travail salarié est "bien" et qu'un contrat de prestation est "mal" (exploitation du travail) : nierez-vous l'importance du secteur de la sous-traitance dans le tissu économique et l'intérêt qu'il peut y avoir pour les deux parties à collaborer ?
La question n'est pas "bien" ou "mal", mais "légale" ou "illégale", et aussi, comme je viens de le montrer, "bon pour la qualité du journalisme" ou "mauvais pour la qualité du journalisme".
Quant à la sous-traitance, elle n'empêche pas le salariat. Les salariés des sous-traitants ont les mêmes droits que n'importe quel salarié.
Question 3 : le code du travail, les droits acquis sont-ils gravés dans le marbre ? Ne serait-il pas naturel qu'ils évoluent avec la société ? Vu le développement des nouveaux médias et l'évolution de pratiques professionnelles, il est naturel que certains se sentent fragilisés, mais cela à toujours été
Là encore, la question "peut-on continuer à faire du journalisme de qualité en étant éjectable du jour au lendemain, et/ou avec des feuillets à 10 euros". Je pense que non. Or, tu abordes vraiment peu cette question de la qualité.
Question 4 : vous savez écrire, mais savez vous lire ? Dès mon premier post, j'avais bien précisé que je ne visais nullement le statut de "journaliste".
Un post est fait pour évoluer. Ton message a lancé une discussion, mais on n'a quand même pas passé 6 pages à te répondre. Tu peux être fier(e) de toi : tu as lancé un débat qui dure encore.
ann65
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Re: le serpent qui se mord la queue

Message non lu par ann65 » 24 juin 2010, 19:44

cilou a écrit : Là encore, la question "peut-on continuer à faire du journalisme de qualité en (...) avec des feuillets à 10 euros". Je pense que non. Or, tu abordes vraiment peu cette question de la qualité..
Faut croire que nombre d'entreprises de presse (papier ou web) le pensent... à en croire le nombre de pigistes qui viennent demander si ce tarif qu'on leur propose est acceptable... :roll: :roll: :roll:
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