Black list des éditeurs et collectif d'auteurs

Espace Edition : comment éditer un livre ? Auteur, ca paye ? Quelles maisons d'édition approcher ? ...
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gobi
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Black list des éditeurs et collectif d'auteurs

Message non lu par gobi » 01 mars 2007, 10:35

Bonjour,

Je cherche à :

- fonder un collectif d'auteurs victimes d'éditeurs peu scrupuleux
- établir une liste d'éditeurs à fuir

Des amateurs ?
mariabox
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Message non lu par mariabox » 01 mars 2007, 21:32

bof... j'aime mieux regarder mes chats... le tien est pas mal non plus
... "the stars look very different today"
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BOUSSICOT
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Message non lu par BOUSSICOT » 20 juil. 2007, 05:46

le CALCRE avait publié une liste noire des éditeurs...mais depuis son dépot de bilan , elle n'est plus actualisée, hélas !

- ACM - cf. E&E 32, page 34

- Affolettes (les) -
- Aire (l') -
- Angelo del arto -
- Apollonia (d') -
- Bartavelle (la) -
- Bénévent -
- Bruyère (la) -
- Club du livre.com -
- Complicité -
- FEEL (France Europe Edition Livre) -
- France-Monde -
- GCR / Eurisko -
- Harmattan (l') -
- Imago -
- Instant perpétuel -
- Laporte (Hubert) -
- Lettres du monde -
- Lumière (la) -
- Menailbuc-Dila -
- Odyssée -
- Osmondes -
- Panthéon -
- Patrick Vallée -
- Pensée universelle (la) -
- Petit Véhicule (le) -
- Pistache -
- Plaisir d'écrire (le) -
- Presses du Midi -
- Publibook -
- PubliezSurInternet -
- Regard du monde -
- Rouchon Michel -
- Sémaphore (v. aussi La Bruyère) -
- Société des écrivains (associés) -
- Theles -
- Thot -
- Vague à l'âme -
- Wern (Gil) -

source CALCRE
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 17 août 2007, 12:51

les éditeurs de cette black liste n'en sont pas réelelment pour la plus part, puisqu'ils pratique le "compte d'auteur".

On ne paie pas pour être publier, sauf si l'on décide de devenir autoéditeur ou auteur indépendant et de se publier soi-même :wink:
teteuil
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Message non lu par teteuil » 22 août 2007, 22:07

Je ne suis pas un expert, juste un humble étudiant en métiers de l'édition, mais je vois dans cette liste l'Harmattan, qui a certes de faibles tirages d'ouvrages très pointus et sans travail approfondi sur la forme, mais qui, si je ne m'abuse, a le mérite de publier nombre de textes universitaires, s'ils sont tous à compte d'auteurs, je ne sais pas, mais j'en doute, l'Harmattan a une sacrée réputation, une bonne implantation, un organe de distribution propre, bref, ce n'est pas un petit dans le milieu je crois. Et quand bien même, le petit véhicule, mentionné également sur la liste, est une toute petite maison associative à Nantes, j'ai eu la chance de rencontrer rapidement son fondateur, bénévole, il fait un travail de fou en essayant malgré un manque de moyen conséquent de rester fidèle à ses principes, il réussit à publier (pas à compte d'auteur) des poètes du coin, il a lancé une série de cahiers d'études sur Léo Ferré qui sont à mon sens de très bonne qualité éditoriale, et pourtant les locaux sont réduits à une pièce prêté dans une école, les bouquins s'y entassent jusqu'au plafond, les manuscrits traînent dans le couloir, bref, si je me permets, jeune insolent que je suis, de monter au créneau, c'est que les éditeurs les moins scrupuleux sont bien souvent dans les hiérarchies des gros groupes (ce n'est pas une vérité pour toutes les grosses maisons), et que même si j'ai bien compris que vous voyez le problème d'un point de vue d'auteurs, j'ai mal au coeur de voir que vous voulez "fuir" des éditeurs qu'il serait au contraire bon de fréquenter, en tant que lecteur, et accepter l'idée que quelle que soit la qualité de votre texte, des éditeurs comme le petit véhicule reçoivent des manuscrits tous les jours mais s'endettent pour en publier à peine 15 par an, les proportions sont les mêmes dans toutes les maisons, de toutes les tailles... proposer à un auteur de publier à compte d'auteur, c'est aussi une façon de dire "je n'ai pas les moyens de te publier, je préfère en publier un autre, mais si tu prends en charge le coût de production, je mets mes moyens à ta disposition"... ce n'est pas si mal...
voilà, mon avis vaut ce qu'il vaut, mais je pense que s'il faut blacklister des éditeurs, songez aux millions qui servent à publier des merdes sans nom (ou plutôt si, avec des noms que vous avez tous en tête...) parce que Steevy du Loft veut raconter sa vie...
mariabox
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Message non lu par mariabox » 22 août 2007, 23:37

... c'est bien pour ça que je préfère m'amuser avec mes chats ...
... "the stars look very different today"
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Anne

Message non lu par Anne » 23 août 2007, 00:27

Bonjour Teteuil,

La question est de savoir ce qu'est un éditeur à fuir:
1. un éditeur qui publie de la m*** parce que c'est commercial
2. un éditeur qui publie un auteur sans lui donner les moyens de faire connaître son travail puisqu'il ne dispose pas d'un organe de diffusion solide ni des leviers de mise en place
3. un éditeur qui ne paie pas

Aucun de ces éditeurs n'est forcément un mauvais éditeur. Le premier fait vivre ses poulains avec l'argent que lui rapportent les vaches à lait commerciales. Le second n'a comme défaut que de n'être pas une grande maison, ce qui fait qu'il ne peut pas rivaliser avec les grandes maisons et leur pouvoir d'occupation du terrain. Le troisième est soit un éditeur qui n'a pas les moyens de donner de grands pourcentages ni surtout de gros à-valoirs, ce qui est le propre de toutes les petites maisons, ou bien, s'il s'agit d'une grande maison, c'est que l'auteur n'est pas, lui, intéressant pour le moment. Être édité par une grande maison permettra peut-être à l'auteur de se faire connaître. Si le succès est au rendez-vous, il pourra se rattraper sur la négociation de ses futurs contrats.

Avant de jeter la pierre à l'éditeur, il s'agit de comprendre son travail. L'éditeur a la lourde tâche d'avoir une casquette "artistique", le choix des auteurs et des livres qu'il publie, mais aussi une casquette de "comptable", puisqu'il lui revient d'équilibrer ses publications de façon à faire vivre sa maison. La définition la plus simple et très certainement la plus vraie du mauvais éditeur est d'être... un mauvais gestionnaire.

Si tu es étudiant en édition, tu sais certainement que tout éditeur gère son catalogue au moyen de deux grands types d'ouvrages: les ouvrages de fond, les best-sellers et/ou ouvrages contextuels. Ces deux derniers types d'ouvrages sont ceux qui font vivre une maison, et ceux que tout bon éditeur recherche. Parce qu'il n'est pas si simple que ça d'éditer un best-seller: ça se travaille. Le succès commercial n'attire peut-être pas les éloges, mais il est aussi difficile à atteindre que le choix des auteurs "qui compte(ro)nt". C'est toute la difficulté de l'éditeur : il navigue entre deux eaux. Il construit la réputation de sa maison sur les œuvres à capital symbolique fort, mais économiquement faible ou, à tout le moins, restreint, mais il la fait vivre avec des productions jugées "faciles", parce que commerciales et grand public et d'une durée de vie très limitée. Mais qui payent l'édition de l'obscur poète nantais.

Alors clarifions : qu'entends-tu par "mauvais éditeur" ou "éditeur à fuir"?
BOUSSICOT
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Message non lu par BOUSSICOT » 23 août 2007, 05:14

cette liste aurait besoin d'être actualisée
mais la plupart des editeurs qui y figurent
demandent aux auteurs de PAYEr pour être édités.

il faut le savoir avant de tomber dans le piège !
teteuil
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Message non lu par teteuil » 23 août 2007, 21:19

Anne, je ne peux répondre à ta question, je ne sais pas si tu as bien compris mon message, il n'est peut-être pas clair, ou bien est-ce moi qui m'emmèle les pinceaux, mais je suis de ton avis (même si tu le développes avec une pertinence que j'aurais du mal à atteindre ;) ). L'expression "éditeur à fuir", tout comme "éditeur peu scrupuleux", me paraît tout aussi vague, mais ce n'est pas moi qui l'ait employée... Le créateur de ce sujet a demandé une liste noire des éditeurs à fuir, mon message se voulait justement prendre la défense des éditeurs qui sont sur la liste citée plus haut, parce que même si la question est posée d'un point de vue d'auteur, je trouve réducteur de faire une liste de noms de maisons aussi différentes, qui n'aurait pour seul point commun que de publier soi-disant à compte d'auteur, ce qui en ferait des méchants.
Je débute dans le milieu, et j'espère que mes considérations approximatives ne vous ennuient pas trop (n'hésitez pas à me prouver que j'ai tort), mais :
Est-ce uniquement la question du "compte d'auteur" qui fait le lien entre tous les éditeurs de cette liste ?
Le compte d'auteur doit il être aussi mal vu ? Certes pour l'auteur ce n'est pas l'idéal, mais, si je reprends l'exemple de l'Harmattan (j'ai regardé rapidement sur Internet ce qu'il en est de sa politique avec les auteurs, ça me semble plus compliqué que compte d'auteur/compte d'éditeur, non ?), nombre de livres ont bénéficiés de la distribution et de la diffusion de l'Harmattan alors qu'il s'agit de travaux universitaires, à faible tirage, que peut-être aucun autre éditeur n'aurait voulu sortir, qui n'auraient pas eu leur chance... La rémunération des auteurs semble être effectivement douteuse dans cette maison (je le répète, je ne connais pas suffisamment pour trop m'avancer), mais on ne peut nier une séléction et un travail sur les ouvrages, est-ce la même chose que d'imprimer le manuscrit du premier timbré venu à compte d'auteur ? Et, en gardant mon autre exemple, même si le Petit Véhicule publiait à compte d'auteur (ce qui, je le répète, est faux si je me souviens bien), pourquoi placer dans une même liste deux éditeurs aussi différents que l'Harmattan et le Petit Véhicule, sous prétexte qu'ils seraient "à éviter" quand on est auteur... je ne défends pas le fait de ne pas payer l'auteur, bien entendu, mais il y a peut-être plus à considérer que la simple question financière. On ne se dirige pas chez l'Harmattan par hasard, comme on ne va pas envoyer un manuscrit au Petit Véhicule par hasard. L'obscur poète nantais veut il réelement vivre de ses vers ? je pense surtout que ceux qui sont publiés dans cette maison aiment le travail qui est fait avec eux, ils cherchent autre chose que de gagner leur vie, tout comme l'éditeur d'ailleurs : un auteur ne va pas s'attendre à recevoir un gros chèque sur ses ventes s'il sait que c'est une maison associative et que l'éditeur lui-même ne se paie pas... Je ne dis pas qu'un auteur n'a pas le droit d'être payé, je dis que les éditeurs ne sont pas "peu scrupuleux", "à fuir" ou "mauvais" parce qu'ils préfèrent garder une identité spécifique plutôt que de faire le compromis de publier des titres "commerciaux" pour mieux payer tous leurs auteurs.

Je conçois l'intérêt de savoir qu'un éditeur travaille ou non à compte d'auteur, mais j'ai du mal à comprendre ce qui en fait de mauvais éditeurs, des éditeurs peu scrupuleux, voire même comme il est dit plus haut "ce ne sont pas vraiment des éditeurs".
J'ai peut-être tort, et je parle trop pour le peu de connaissances que j'ai, mais il me semble qu'on est plus éditeur quand on publie un ouvrage à compte d'auteur parce qu'on a pas de moyens pour le publier autrement même si on le voulait que quand on publie de la sous-merde et que l'on paie l'auteur avec de grands sourires et de grand chèques parce que lui passe à la télé...
Tous les cas de figure existent, de la merde à compte d'auteur, du très bon livre commercial, du commercial pour le fric ou pour pouvoir éditer d'autres bouquins moins vendeurs, etc. Et c'est pour ça que je ne vois pas l'intérêt de descendre cette liste d'éditeurs. Dites qu'ils font du compte d'auteur, dites que les auteurs ne sont pas riches, mais comme tu le dis Anne, ne leur jetez pas la pierre... Si moi je jette une pierre, c'est à des éditions comme Anne Carrière (je connais bien l'exemple pour avoir du le présenter à mes petits camarades), qui en viennent à publier le recueil de poème de Serge Lama, le sous-sol de la poésie, qui font un plan com' hallucinant, qui ramassent des tas de jolis billets, qui paient l'auteur comme il se doit, mais qui n'en avait aucunement besoin pour autre chose que pour leur comptes personnels, le CA de la maison grimpant toujours plus haut depuis l'Alchimiste de Coelho. On me dira qu'Anne Carrière publie de jeunes auteurs, qu'elle investit dans des bouquins qui ne se vendent pas forcément, d'accord. Comme la plupart des éditeurs. Mais elle a les moyens financier de le faire sans aller jusque là. Désolé de penser que l'obscur poète nantais et l'éditeur libertaire, tous deux amoureux des beaux vers, préfereront, je pense (peut-être que je me trompe), continuer à bosser ensemble sans gagner un rond que de publier ou d'être publié dans la même collection que Serge Lama...
Je ne connais pas tous les éditeurs de cette liste, mais avant de décider de les fuir, de les taxer de "peu scrupuleux" ou de se demander s'ils sont vraiment éditeurs, je me dis qu'ils ont sans doute tous autant de particularités que les deux que je prends en exemple, et que c'est un peu facile de mettre tout le monde dans le même panier. Maintenant si on est un mauvais éditeur dès qu'on fait du compte d'auteur...

Voilà, pardon de tatonner dans mes raisonnements, mais si je me permets de vous ennuyer avec mes avis, c'est surtout pour que vos critiques m'aident à avancer...:)
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Message non lu par nicolier » 24 août 2007, 09:35

Je pense qu'il faut être clair et catégorique sur ce plan : une société qui pratique le compte d'auteur n'est pas un VRAI éditeur.

Si je peux faire part de ma modeste expérience avec 7/8 livres publiés.

J'ai toujours fuit en tout cas le compte d'auteur.

L'édition à compte d'auteur consiste à demander à l'auteur de prendre en charge les frais liés à la réalisation et l'impression du livre. Pire encore, bien peu font un vrai travail de promotion et de distribution. Je vous mets au défi de trouver le moindre ouvrage de la Pensée Universelle (compte d'auteur) chez le libraire du coin ! Bref sur ce plan, la messe est dite !

J'ai toujours croisé des éditeurs qui dans un premier temps examinent mon synopsis, mon sommaire et dans certains cas quelques pages rédigées.

Ensuite on se voit et on signe un contrat d'éditiion. J'insiste bien, on signe un contrat d'édition.

A partir de là on se met au travail sur un rythme de remise du manuscrit définit par l'éditeur.

A la remise du manuscrit, s'engage une phase plus ou moins longue, de relecture, de mise en page de la part de l'éditeur jusqu'à établissement du bon à tirer.

La plupart du temps (mais là il ne faut pas généraliser) l'éditeur remet à l'auteur une avance sur les futurs droits d'auteurs à percevoir. Important ça, car souvent, du fait des mécanismes de calcul et de paiement des droits d'auteur on ne perçoit un premier chèque que 8 à 15 mois après la sortie du livre.

Exemple : mon livre sort le 20 mars 2007. Le 1er janvier 2008, l'éditeur bloque les comptes pour les 9 mois de 2007 durant lesquels le livre a été vendu. Le paiement aura lieu entre mai et juillet 2008.

Sinon, tout au long du travail sur le livre, le vrai éditeur lit votre manuscrit au fur et à mesure, il vous donne des conseils, des indications, etc.

Une fois le livre édité, il vous demande si vous voulez participer d'une manière directe ou indirecte à la promo, il vous met en relation avec des journalistes qui ont reçu le livre. A ce sujet, un vrai éditeur met en place un service de presse conséquent.

Exemple : en 2002, j'ai publié deux livres sur la bourse et un autre sur le travail et internet, j'ai eu des papiers dans Libé, Le Monde, etc. Pourquoi ? Car l'éditeur a fait un vrai boulot de promo du livre.

Mon dernier livre, les Fondamentaux du tir à l'arc (je sais aucun rapport avec la bourse !), a aussi été bien pris en charge par l'éditeur : par exemple il l'a envoyé gratuitement (vous voyez qu'on est très loin du compte d'auteur là) à tous les responsables techniques régionaux de la Fédération Française de tir à l'Arc. En même temps il a fait un gros boulot auprès de l'association des écrivains sportifs. Résultat : un prix décroché, etc…

Tout ceci pour juste montrer ce qu'est un VRAI éditeur. On le reconnaît à tous ces signes d'attention et de travail sur votre livre. Ce ne sera jamais le cas du compte d'auteur.
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 30 août 2007, 22:53

Teteuil, l'Harmattan que tu sites, n'a pas une aussi bonne presse que tu le crois.

Il a un peu tendance à pratiquer le "contrat à compte d'éditeur limité"

Il serait bon que tu demandes aux auteurs édités chez lui quel est le pourcentage qu'ils perçoivent une fois par an ?
Si ils ne perçoivent pas leurs revenus après que le premier tirage soit écoulé ?

Que les éditeurs aient des frais, nous sommes d'accord. Mais, que des entreprises dites "éditions" fassent payer la note avant l'impression ou après, je ne vois pas trop la différence.
L'auteur travaille pour des picaillons.


De toutes façon, l'édition telle que nous l'avons connu, va profédemment évoluer avec le numérique. De grands éditeurs abandonnent l'impression offset. Trop contraignante en matière de volume et de délais.

Mais, cela c'est un autre sujet. Actuellement on a le sentiment que les éditeurs ne savent plus vraiment ce qu'il faut éditer ou non. Au fond qui lit ?
Combien de lecteurs sur 10 personnes ?
Quels sont les sujets les plus lus ?
Quelle type de littérature est-elle la plus recherchée ?

Et encore bien d'autres questions. Une chose est sûre. 1 français sur 2 écrit, mais l'autre moitié ne lit pas forcément. Il y a donc plus d'écrivains que de lecteurs.

Qu'est-ce qui est bon ou mauvais en matière de littérature, il faut être sacrément prétencieux pour oser avancer une idée ou avoir des schémas types en tête. Autrement dit avoir été formaté, et pour moi, la création littéraire c'est un art. Et je ne pense pas que l'art se marie bien avec le formatage... C'est un avis totalement perso :wink:

Seulement le lecteur a changé.... Et tous les ans ce sont des tonnes de livres qui partent au pilon. C'est une catastrophe :cry:
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Message non lu par Mireille » 09 sept. 2007, 11:05

Je continue la discussion. Etant inscrite sur des listes de duffussion d'auteurs non édités classiquement, j'ai trouvé quelques témoignages qui peuvent être utiles à tous.

Les témoignages sont anonymes, car seule l'information qu'ils recèlent est interessante.
- Je viens de recevoir un courrier : un éditeur régional me propose "un partenariat". le modèle de contrat qu'il m'envoie est un contrat "compte d'éditeur" mais il me propose d'acheter moi-même une centaine de livres pour couvrir les frais de publication. il envisage un tirage de 300 livres et se propose de vendre les 200 autres sur son site. La commission prévue pour moi est de 5% payable en livres !!!


- J'ai une autre curiosité à vous soumettre. IL y a "un individu" qui vous propose d'éditer vos nouvelles à raison de 30 euros la page au maximum mais pas à compte d'auteur, ni à compte d'éditeur mais à compte de sponsors. Le livre ou le recueil constitué servira de média publicitaire et sera distribué gratuitement dans des lieux choisis par le sponsor et "l'éditeur".
Ce n'est pas à l'auteur qu'il demande de l'argent mais à la société qui va faire sa pub à l'intérieur à la première page du recueil et en lieu et place de la 4eme de couverture. L'auteur est payé en forfait, le coût de la publication est pris par la société, l'initiateur prendra sa part de bénef sur le nombre de recueils édités qui n'est pas limité et défini à l'auteur !



- Ce milieu me semble tellement plein de "requins" que le bénévolat réel m'étonne. J’ai été contactée très récemment (par courrier postal) par un "coach" en édition qui ne demande pas moins de 200 euros de l'heure !!! Cela me semble exorbitant !

- Je suis membre d’une coopérative d’édition. Il y a trois ans nous étions deux à présent nous sommes une quinzaine et cela marche bien. Nous sommes présent sur une vingtaine de salon par an, dont celui de Paris. A nos débuts nous amusions les éditeurs classiques, à présent ils nous regardent comme des professionnels.
Notre coopérative fonctionne sous forme d’association, elle commence à être citée comme un exemple pour être édité autrement.


Association pour les mordus de l'édition classique

L'Association pour la reconnaissance des auteurs de langue française (ARALF)
teteuil
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Message non lu par teteuil » 17 sept. 2007, 20:10

Eh bien merci à vous de m'avoir montré mes erreurs, je reconnais avoir été peu pertinent, mais c'est en disant des sottises que l'on apprend, non ?:)
En tout cas je sors moins ignare de ce topic que je n'y étais entré, mais promis, la prochaine fois je tournerai 7 fois ma langue sur mon clavier avant de vous embêter avec mes remarques d'étudiant trop peu informé...:)
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Message non lu par Mireille » 18 sept. 2007, 18:29

Non, Teteuil grâce à toi, beaucoup ont appris des choses.
Au contraire n'hésite pas à nous donner ton point de vue estudiantin :D

le monde est rempli de raquins, et ces derniers en sont pas que dans l'immobilier ! Il y a des personnes à l'affût de gogos, ils croient pouvoir s'enrichir rapidement et facilement.
Internet et économie libérale oblige, faisons jouer la concurence. On a plus le droit d'être mal informé aujourd'hui :wink: Je parle pour ceux qui se font avoir par des entreprises qui s'auto proclament "maison d'édition" en occultant ce que cela comporte.
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Message non lu par cilou » 19 sept. 2007, 10:17

Pour moi, un éditeur peu scrupuleux est simplement un éditeur qui truande et qui ne respecte pas la loi.
J'ai un ami qui a publié une bonne vingtaine de livres chez des éditeurs différents. Il a eu un ou deux mauvais éditeurs, qui ont par exemple
- mis deux ans à lui donner une réponse pour son premier livre. Il a repris ses billes et été le publier ailleurs. Gros succès (et tant pis pour le premier)
- donné des chiffres bidons de vente, pour ne pas payer ce qu'il devait. Heureusement, il a réussi à se procurer les vrais chiffres.
- affirmé que le livre ne se vendait pas, alors que les libraires qui le demandaient avaient pour réponse "livre en rupture de stock"

Voilà ce que sont, pour moi, des mauvais éditeurs : ceux qui ne respectent pas leurs engagements et qui truandent. Ensuite, les questions de publication à compte d'auteur, de pourcentage des ventes, d'à-valoir... sont dans le contrat. Personne n'est obligé de signer. Il y a des éditeurs radins, d'autres plus généreux, mais ce n'est pas le critère pour être bon ou mauvais.
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