LA BLACK-LIST DU JOURNALISME

Discussions générales à propos du journalisme, des journalistes, de la presse et de l'actualité des médias : salaires, techniques de reportage ...
BOUSSICOT
Messages : 369
Inscription : 09 avr. 2004, 23:42
Contact :

Message non lu par BOUSSICOT » 01 août 2006, 16:04

"job trouvé par l'anpe, ca fait réfléchir"

mais comment veux tu que l'ANPE verifie le serieux de toutes ses annonces ?

tu peux quand meme signaler a l'ANPE ces abus...et aussi a COSMOPOLITAIN sans E
rpdlp
Messages : 1
Inscription : 21 août 2006, 10:10
Contact :

Future grande journaliste ????

Message non lu par rpdlp » 21 août 2006, 10:27

future grande journaliste a écrit :Tiens, j'aime bien ton idée, alors je continue ta liste :
- Alpes 1 à Gap : si vous voyez une annonce pour un poste de journaliste, fuyez !!! Cette radio est dirigé par un élu, au conseil général si mes souvenirs sont bons, donc vous voyez déjà la liberté d'expression de la rédaction ! Mais ce n'est pas tout, ce monsieur va vous demandez de passer des tests de présentation de journaux EN DIRECT sur l'antenne et de faire un ou deux reportages, tout cela gratuitement bien entendu
- Mavilletv à Nantes : je déconseille aux filles tant que A.M est dans l'équipe, sexisme et réprimande...
Chère future grande journaliste,

Votre message date un peu j’en conviens, mais néanmoins, j’ai buté dessus. Je me vois donc dans l’obligation de dire ce que j’en pense.
Moi même femme et ancienne stagiaire de Maville TV, c’est bien sous la houlette d’A.M. que j’ai tout appris du métier de journaliste. Je ne peux vous laisser l’agonir de sottises de cette façon. NI SEXISME ! NI REPRIMANDE ! Une chose est sûre, l’incompétence et l’inertie l’agacent.
Et en tant que « future grande journaliste », on a certainement du vous apprendre la remise en question, c’est du moins tout ce que je vous souhaite.
stagiairemasque

TV Rennes, la chaîne des stagiaires

Message non lu par stagiairemasque » 21 août 2006, 11:52

bonjour,

Après un stage dans cette télévision locale, j'ai pu remarquer que la rédaction (de fonctionnaires) ne marchait qu'avec des stagiaires exploités. Pour exemple, l'année dernière on comptait un journaliste en CDI qui officiait comme rédacteur en chef, secrétaire de rédaction et hôtesse d'accueil pour 4 JRI stagiaires!!! Chaque jour on devait fournir un tout images de 9 minutes en travaillant de 9h à 19h avec rarement une pause pour manger. Actuellement, ils sont 5 permanents pour 7 stagiaires. C'est une bonne école mais un bémol: on nous fait miroiter des piges qui n'arrriveront jamais... ajoutez à ça une ambiance moribonde et des choix rédactionneles tournés principalement vers les actionnaires de la chaîne (50% ville de Rennes, 10% conseil général d'I&V).. De fait, à défaut de donner dans le journalisme d'investigation (de quoi??), les JRI (dépressifs) sont devenus des communicants à la botte des politiques.
Kenavo, les bouseux!
CélineBerger
Messages : 2
Inscription : 26 janv. 2006, 12:31
Contact :

Re: LA BLACK-LIST DU JOURNALISME

Message non lu par CélineBerger » 22 août 2006, 18:47

[quote="Fennek"]Persecuté par un chef de rubrique fou en stage gratuit? Exploité, travail volé, notes de frais non remboursées? Laissez ici vos témoignages mais aussi des NOMS, ceux d'entreprise baffouant le droit du travail ou l'ethique.



Dans mon cas, je risqque d'être un peu floue mais c'est parceque ça ne date pas d'hier !!!
Il s'agit d'une socièté située avenue de l'Opéra et édite des journaux professionnels sur la communication entre autre. Après 3 entretiens d'embauche passées il y a 5 ans, j'attends toujours une réponse négative malgré un floppée d'appel téléphonique où j'avais toujours le boss en direct. Une des RC avait apprécié ma candidature masi ne voulais pas de qq un partant au bout de 2 ans parce que envie d'autre chose et super carnet d'adresse en poche. Alors pourquoi recevoir des débutants ? dans tous secteurs on se barre généralement après 2 ans pour se faire la main ailleurs... Et puis, avec des locaux aussi vétustes, sombres et surtout crasseux, 2 ans c'est déjà bien !!!

Sinon, pour répondre a je ne sais plus qui que se plaignait d'avoir été lâché au dernier moment, c'est inhérant également à tous secteurs. Je ne citerais que le magasin Geneviève Lethu (av Gl Leclerc dasn le 14ème à Paris) qui vous embauche le lundi pour démarrer le mercredi et vous vire le mardi.

Mes griefs iront également vers le CFPJ...
J'ai passé le concours avec succès il y a 5 ans également (mais après l'échec avec les autres clowns), avec 40 de fièvre et sans préparation (ce dont je serais bien incapable maintenant). J'ai eu une première touche pour un contrat en alternance qui n'a pu aboutir car 2 tours se sont pris des avions dasn la tronche et la boite à perdu les 3/4 de ses contrats en 3 jours. J'ai appeler le CFPJ pour savoir quoi faire et là, je suis tombée sur le cul. La personne responsable des relations avec les étudiants m'a expliqué que oui c'était quasiment impossible d'avoir un contrat en alternance surtotu quand on avait plus de 26 ans / que non il n'y avait pas sorte de botin des entreprises ayant déjà collaboré avec l'école / que de toute façon, le concours c'est une formalité et que les gens qui le passent son des stagiaires qui ont réussi à dealer un contrat en alternance (par conséquent, ils ont le concours facilement si je comprends bien). Après avoir appeler tout le mediasid, j'ai laissé tomber.

Autre super expérience : une boite à Issy-les-Moulineaux qui fait de la vente de contenu. Un des employés était un américain en situation irrégulière, les autres c'était des foisd pas bien clair.. y compris pour moi !
J'ai été embzauchée en tant que stagiaire, sans convention (je n'étais pas étudiante et je n'avais même pas couverte pas la "responsabilité civile" par l'assurance de mes parents) au smic. Pour justifier ma rémurération, je devais trouver tous les mois des justificatifes de dépense (resto, essence, etc, même des factures fournies pas mes amis ou ma famille).
Mon contrat donc : stagiaire pendant 3 mois puio peut être renouvèlement de 3 mois puis peut être CDD et puis peut être CDI. Je suis partie au bout de 3 jours.

Du coup, j'ai rejoins le webzine d'un ami, on fait ça en plus de notre activité salarié (la mienne c'est le RMI en ce moment hélas), on ne gagne rien masi on existe en tant que journaliste et au moins, personne nous embête. Nos pigistes bossent gratos avec les boss les plus cool de la terre et sont ravis.
zim79

Message non lu par zim79 » 22 août 2006, 21:28

Je viens de lire vos posts. Etant moi-même dans une entreprise peu respectueuse du code du travail, je comprends parfaitement vos griefs...

Je connais les horaires interminables, le harcèlement moral, les trucs du style "si tu n'es pas content va voir ailleurs".

J'ai actuellement du boulot en CDI mais après il faut voir dans quelles conditions...Je cherche donc à côté pour trouver LE journal où je pourrai rebondir professionnellement. Les expériences de chacun n'épargnent pas beaucoup de médias et les tensions sont en augmentation : on se bat pour quelques piges, les permanents se plaignent et les journaux se plantent...

C'est un métier véritablement injuste : les jeunes veulent percer mais n'ont aucun avenir (on rêve de piges, de CDD...) et les permanents relativement bien payés dans les grands médias (convention collective, primes, notes de frais...) voient bien que la situation se dégrade (les journaux ferment même les grands quotidiens, les budgets sont en baisse...)

Par contre, même si je comprends certaines critiques de stagiaires, il ne faut pas tout confondre. Certains descendent des journaux parce qu'ils n'ont fait que des brèves, ont été chargé du courrier, ont bossé pour les autres (dossiers). Là, il ne faut pas tout confondre. Un stagiaire (et je l'ai été) ne va pas se voir confier comme ça des tonnes d'articles...C'est un peu une tradition du journalisme : on commence par le café, ensuite les brèves...

De plus, un stagiaire ne doit (en théorie) pas faire le boulot d'un salarié (cf droit du travail). On sait que ce n'est jamais respecté...
Pour ma part, je crois qu'il faut dénoncer les journaux qui exploitent les salariés (pigistes notamment) et font espérer aux stagiaires d'hypothétiques postes...

Malheureusement, le déclin de la presse ne laisse pas espérer une amélioration des conditions de travail dans les années à venir.
Avatar de l’utilisateur
PascalSR
Messages : 531
Inscription : 09 déc. 2005, 23:17
Localisation : Paris XV

Message non lu par PascalSR » 23 août 2006, 13:52

Dites voir, mademoiselle Berger, c'est quoi votre webzine ?

Vous m'avez l'air très sympathique…

Pour ma part, je suis dans une petite boîte où j'officie en tant que rédacteur, SR, envoyé spécial, interviewer, accessoirement secrétaire et parfois homme de ménage aidé du boss, mais c'est plutôt cool, et on a quand même du poids médiatique dans notre secteur, malgré un tirage assez moyen, même pour de la presse spécialisée. Tout ça pour dire « courage » à tous les pigistes en galère (et les autres). Si vous faites ce boulot-là, c'est que vous l'aimez ; l'important, c'est de savoir jusqu'à quel point on est prêt à faire des concessions (quand on en a les moyens !)… Sinon, faut passer les concours de la Fonction publique ou faire prof, pour les plus universitaires…

Bon courage et bonne chance !
Avatar de l’utilisateur
dani l
Messages : 2814
Inscription : 24 sept. 2003, 12:36
Localisation : France-(59)-62-92-94-
Contact :

- @ddenda -

Message non lu par dani l » 24 oct. 2006, 18:17

_ du nouve@u.....

.............
"Chaque employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence." Peter et Hull
Victoire Wildors
Messages : 60
Inscription : 06 mai 2005, 07:02
Contact :

Message non lu par Victoire Wildors » 25 oct. 2006, 11:58

Ajoutez Hervé Louboutin, à Nantes, directeur de publication du Nouvel Ouest et des féminins régionaux Nantes Femmes, Rennes Femmes, Bordeaux Femmes et Angers Femmes. Il avait encore récemment en projet de monter des clones sur Lille et Marseille, et je crois savoir qu'il a fait des petits dans l'Est de la France. On ne compte plus le nombre de procès aux Prudhommes tant pour les rédacteurs que pour les photographes, ainsi qu'une directrice artistique.

Par ailleurs, et puisque la Blacklist est un sujet réccurrent, et tant mieux, que diriez-vous de créer un blog qui en reprendrait les termes ? Ça permettrait de retrouver facilement les noms des entreprises crapuleuses. Les rechercher dans les posts est hélas assez fastidieux, bien que fort utile.

Disposant de temps malgré moi, je peux m'y coller. Mais j'ai besoin de vous.
runner
Messages : 1
Inscription : 25 oct. 2006, 17:44
Contact :

Message non lu par runner » 25 oct. 2006, 17:48

- Alpes 1 à Gap : si vous voyez une annonce pour un poste de journaliste, fuyez !!! Cette radio est dirigé par un élu, au conseil général si mes souvenirs sont bons, donc vous voyez déjà la liberté d'expression de la rédaction ! Mais ce n'est pas tout, ce monsieur va vous demandez de passer des tests de présentation de journaux EN DIRECT sur l'antenne et de faire un ou deux reportages, tout cela gratuitement bien entendu

je connais le coin et la radio. Jean Marc Passeron est effectivement conseiller general dans un canton de Gap (05). Ses méthodes envers les journalistes sont un peu connues dans le milieu journalistique local.
mazure

Re: LA BLACK-LIST DU JOURNALISME

Message non lu par mazure » 26 oct. 2006, 13:32

Fennek a écrit :Persecuté par un chef de rubrique fou en stage gratuit? Exploité, travail volé, notes de frais non remboursées? Laissez ici vos témoignages mais aussi des NOMS, ceux d'entreprise baffouant le droit du travail ou l'ethique.

Je vais donc commencer par la presse Spécialisé informatique avec un cas d'école: fjm publication.

Une enseigne prestigieuse avec un turn-over de pigistes digne de Macdo. Fjm c'est plus qu'une entreprise, une vraie mafia avec une seule adresse (fictive) pour une cinquantaine de titres. Vous voulez travailler pour eux? Ils vous demandent un "echantillon" de 16000 signes qui risque fort de se retrouver edité à votre insu (et à celui de votre compte en banque ). Si vous êtes malin, vous arriverez peut-être à mendier une pige sur 4 effectuée (10 000 signes la pige de base à 15 euros). Une "looser-story" salué par les publicitaires et les editeurs de jeux, qui refusent tout simplement de bosser avec eux. Pour contourner divers obstacles juridiques, ils ont une passion: editer un nouveau canard tout les trois mois.

Fjm publication est devenu par la force des choses la bonne blague dans la branche. Un conseil aux ex-pigistes: evitez de vous en vanter (dans votre CV).
DONY
Messages : 5
Inscription : 05 nov. 2002, 11:45
Contact :

Dans la série Black list

Message non lu par DONY » 27 oct. 2006, 04:48

Un certain Bel Hassane qui édite des magazines à Bruxelles.... Pour être peu, mal, voire pas payé, c'est la personne à contacter...
forane
Messages : 1
Inscription : 21 févr. 2006, 15:04
Contact :

Message non lu par forane » 27 oct. 2006, 18:55

Bon allez j'y vais de ma petite histoire aussi ... depuis le temps que je vous lis, il y avait pas de raison que je réchappe au lot des mauvais payeurs, mauvaises boîtes et salauds en tout genre.Et bien ça y est , c'est chose faite!

Retour au mois d' avril de cette année. je trouve une annonce sur le site de categorynet... Un an après ma fin d'étude, mon diplôme de journaliste en poche je commençais à en avoir raz le bol des stages mais celle-ci attire mon attention : un poste de stagiaire pour un site web dédié aux nouvelles technologies... rémunéré le stage ( si si ça existe ) et pas des moins, puisque l'annonce précise une fourchette de 800 à 1200 euros par mois. Durée du stage 6 mois.
Je tente le coup. J'ai un rdv assez rapidement avec le rédac chef qui me rappelle l'après- midi même pour m'engager. Je dois repasser le voir en début de semaine suivante avec ma convention ( oui, j'étais réinscrite à la fac après l'école de journalisme pour avoir des conventions ) pour faire connaissance avec l'équipe. Là il m'annonce que je dois passer un autre entretien ( pure formalité selon lui ) avec les DRH de la société de qui dépend finacièrement le site, soit disant en toute indépendance.
Me voilà donc repartie avec ma convention à l'autre bout de paris dans les locaux de la dite société pour finaliser l'embauche. Ils confirment qu'ils me prennent pour le poste et que je commence le lendemain. Il prennnent la convention pour la signer et disent qu'ils me la renverront ( pour que je la signe à mon tour et que je la renvoie à la fac pour qu'eux aussi finalisent l'embauche);
En attendant, moi j'ai déjà commencer à bosser ( sans contrat réel du coup ). En fait d'équipe on est deux stagiaires et un webmaster lui aussi stagiaire qui nous occupons intégralement du site. 5 à 8 articles par jour et par personne, plus la préparation d'une émission radio hebdomadaire diffusée sur une station nationale.
Au bout de presque 3 semaines j'ai tjs pas récuppéré ma convention. Je le signale au rédac chef qui appelle les DRH. Et là voilà qu'il m'annonce avec un air désolé que finalement les DRH pourront pas me payer ce qui était convenu mais que ça devrait plutôt approcher les 550 euros. Soit moitié moins que ce qu'on avait convenu avec le rédac chef !...
J'essaye de joindre les DRH qui me balladent de bureau en bureau etc... sans succès. Ils restent camper sur leurs position. Du coup le rédac chef, emmerdé de lui ( car c'est lui qui a passé l'annonce et qui à promis le salaire initial) me demande de rester et me dit qu'il jouera sur les primes de fin de contrat pour compenser et qu'il me prendra en CDD derrière au tarif qu'il m'avait promis. Il amménage même mes horaires pour que je puisse faire des piges complémentaires ailleurs. Bref, vu que l'ambiance est sympa, le boulot intéressant, que j'ai une bonne liberté éditoriale et que j'ai des responsabilités, je décide de rester.
Mais le temps passe et j'ai tjs pas de convention qui reviens.Du coup, à la compta de la BNP, mon dossier n'existe pas ... Et à la fin du mois, je n'ai bien entendu aucun versement qui tombe. Je les appelle, on me promet que ça sera rattrapé le mois suivant ... ( je double mon temps de piges à côté pour boucler le mois, ce qui fait que j'ai des journée de taf de 12 heures )
Second mois de stage qui s'achève : je suis payée ... mais j'ai tjs pas touché mon premier salaire ( enfin, ma première aumone ... ).
Bref, complètement désabusée, j' annonce à mon rédac chef que je me barre à la fin du mois suivant (j'avais signé pour 6 mois mais je fais modifier ma convention de stage pour finir le mois suivant )
Fin du troisième mois, je touche mon salaire ... mais toujours pas mon premier mois .... là j'explose ! Je finis par toucher mon premier mois après moult coup de téléphones ( fin juillet, pour un salaire qui date d'Avril !! ). Et je m'inquiète donc de mes indemnités de fin de stage ( promises par le rédac chef en Avril ) et on m'annonce que vu que j'ai fait que trois mois de stage au lieu de 6 ... et bien je l'ai dans l'os !!!
Bref, écoeurée de tout ce foutage de gueule, je n' écoute même pas la proposition de CDD de mon rédac chef et je prend mes jambes à mon cou !
hdb

Message non lu par hdb » 28 oct. 2006, 22:35

"- Je ne viens pas pour un abonnement, répondit Lucien. Le poète regarda sur la porte qui correspondait à celle par laquelle il était entré, la pancarte où se lisaient ces mots : Bureau de Rédaction, et au-dessous : Le public n'entre pas ici .

- Une réclamation sans doute, reprit le soldat de Napoléon. Ah ! oui : nous avons été durs pour Mariette. Que voulez-vous, je ne sais pas encore le pourquoi. Mais si vous demandez raison, je suis prêt, ajouta-t-il en regardant des fleurets et des pistolets, la panoplie moderne groupée en faisceau dans un coin.

- Encore moins, monsieur. Je viens pour parler au rédacteur en chef.

- Il n'y a jamais personne ici avant quatre heures.

- Voyez-vous, mon vieux Giroudeau, je trouve onze colonnes, lesquelles à cent sous pièce font cinquante-cinq francs ; j'en ai reçu quarante, donc vous me devez encore quinze francs, comme je vous le disais...

Ces paroles partaient d'une petite figure chafouine, claire comme un blanc d'oeuf mal cuit, percée de deux yeux d'un bleu tendre, mais effrayants de malice, et qui appartenait à un jeune homme mince, caché derrière le corps opaque de l'ancien militaire. Cette voix glaça Lucien, elle tenait du miaulement des chats et de l'étouffement asthmatique de l'hyène.

- Oui, mon petit milicien, répondit l'officier en retraite ; mais vous comptez les titres et les blancs, j'ai ordre de Finot d'additionner le total des lignes et de les diviser par le nombre voulu pour chaque colonne. Après avoir pratiqué cette opération strangulatoire sur votre rédaction, il s'y trouve trois colonnes de moins.

- Il ne paye pas les blancs, l'arabe ! et il les compte à son associé dans le prix de sa rédaction en masse. Je vais aller voir Etienne Lousteau, Vernou...

- Je ne puis enfreindre la consigne, mon petit, dit l'officier. Comment, pour quinze francs, vous criez contre votre nourrice, vous qui faites des articles aussi facilement que je fume un cigare ! Eh ! vous payerez un bol de punch de moins à vos amis, ou vous gagnerez une partie de billard de plus, et tout sera dit !

- Finot réalise des économies qui lui coûteront bien cher, répondit le rédacteur qui se leva et partit.

- Ne dirait-on pas qu'il est Voltaire et Rousseau ? se dit à lui-même le caissier en regardant le poète de province.

- Monsieur, reprit Lucien, je reviendrai vers quatre heures. "

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1012905
EricRudel
Messages : 9
Inscription : 18 mai 2004, 19:13
Contact :

Message non lu par EricRudel » 29 oct. 2006, 09:56

lafactory.com a écrit :
forane a écrit :attire mon attention : un poste de stagiaire pour un site web dédié aux nouvelles technologies... !
Un peu dommage de ne pas avoir le nom...
Benchmark group est specialise dans l'emploi de stagiaires pour faire tourner ses sites mais d'un autre cote c'est autorise et ceux qui y travaillent ne semble pas s'en plaindre
superman

Message non lu par superman » 25 nov. 2006, 13:48

finalement tout le monde se plaint, il y a régulièrement des black lists, donc pus personne dne devrait se faire "avoir" mais il y a encore des pigistes motivés qui bossent pour eux. Cela donne à réfléchir. Il y en a même qui font leur journal sans payer un euro avec de bons papiers et des bons journalistes. Finalement quand on aime ce métier, on compose. On s'est tous fait avoir un jour.
Répondre

Revenir à « Général / divers »